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Site sur la Science-fiction et le Fantastique

SARDONICA (19)

 

Nous parvînmes, avec de grandes difficultés, dans des régions de hautes montagnes où la neige brillait sur les sommets, et se maintenait dans les anfractuosités des rochers et dans les coins d'ombre.

 

Soudain nous vîmes arriver une petite armée dans le lointain qui semblaient se diriger vers nous. Deux où trois messagers s'en détachèrent les lances ornées de plumes blanches. Qui indiquait qu'ils voulaient parlementer avec nous. Leur chef arrivé à la hauteur des premiers soldats déclara qu'il désirait parler à la Comtesse. A ma surprise elle acquiesça.

 

Il avait l'air bien pauvre sous ses vêtements de guerre, rafistolés. Il s'adressa fièrement à la Comtesse. Il précisa qu'il connaissait ses desseins, à savoir conquérir le monde et le transformer en Empire satanique. Il ajouta qu'il était du devoir de tout home de combattre cette intention jusqu'à son dernier souffle.

 

« Mais» lui dit-elle en désignant de la main ses équipements disparates, ainsi que ceux de ses compagnons, dédaigneusement; « Croyez-vous pouvoir me vaincre avec «  ça » ? ».

 

- Je sais que je ne peux vous vaincre, mais il est de mon devoir de vous combattre !

 

- « Entends-moi » dit Sardonica.  « Je ne t'ai que trop écouté. Ton courage et ta folie me sont sympathiques. Retournes vers tes compagnons et fuyez ! Je ne vous ferais pas poursuivre. Il est peut ­être encore des coins tranquilles où tu pueras te réfugier. »

 

Et d'un geste de sa main, elle fit signe à sa garde de s'écarter.

 

« Incroyable homme ! » me prit Sardonica à témoin.

 

Ils rejoignirent leur maigre troupe, la haranguèrent et se dirigèrent avec elle vers nous avec l'intention de nous charger.

Nous les regardions un peu incrédule, un peu admiratifs.

 

Ils furent exterminés et réduits en bouillie par une infime partie de notre armée à coups de flèches et d'épées.

 

Et nous continuâmes notre route. L'objectif en était connu maintenant la rille du Prince d'Orféo, Paviskan. Paviskan, cité renommée pour ses beautés, ses fêtes et ses jolles femmes. Rien que ce nom éveillait chez les hommes des visions lumineuses de pillage, de viols et de lucre....

 

Pavískan nous apparut radieuse au petit matin, après que nous eussions fait route de nuít pour tenter surprendre ses habitants.

 

Le soleil levant blanchissait ses murailles d'une touche caressante et délicate, ce qui semblait constituer comme un hymne à 1a vie et à 1a beauté. L'air était bon et doux à respirer dans nos poumons. Et l'armée scintillait comme une mer que parsèment des éclats métalliques.

 

Aux créneaux et dans ces tours des guetteurs semblaient avertir les guerriers qui se précipitaient en désordre. Bíentôt les habitants se rendraient compte qu'ils étaient pris dans un gigantesque piège auquel ils ne sauraient échapper...

 

 

Aussitôt l'armée telle une nuée de fourmis industrieuses se mit à installer les campements á quelques distances des remparts pour etre à l'abri des jets des assaillis. Ma  tente, plus petite, fut dresséé auprès de celle de Sardonica, comme un petit animal qui cherche refuge auprès de sa mère, craignant 1e monde extérieur et les coups qu'il pourrait lui porter.

 

Par un message, lourdé d'une pierre, que 1'on envoya par catapulte, Sardonica fit demander aux assiégés si ils voulaient se rendre. Dans 1'affirmative elle leur assurait 1a vie sauve. Dans 1e cas contraire elle leur promettait moult sévices et souffrances. Agrès quelque hésitation, par 1e même moyen, í1s répondirent qu'ils préféraient mourrir plutôt que de se livrer lâchement, et qu'ils n'avaient pas grande confiance en ses promesses.

 

Sardonica, furieuse, cracha dans leur direction et les injuria grossièrement.

 

Dès 1e lendemain des groupes de charpentiers protégés par des hommes en armes se mirent à monter de gigantesques tours en bois. Ils les confectionnaient avec des éléments que l'armée tranpsortait dans ses chariots et qui s'assemblaient aisément. Les assíéges essayaient bien de lancer des projectiles ; mais ils étaient trop loin pour faire de sérieux dégats. Tout au plus réussissaient-ils parfois ài toucher un des ouvriers affairés qui se trouvait à découvert. Aussítôt í1 était remplacé, car í1 ne fallait pas que cette mécanique de mort s'arrêtât un seul instant.

 

Les autres soldats vaquaient à de tranquilles activités construisaient de petites fortifications et de petits retranchements comme pour s'occuper l'esprit, cuisinaient des mêts en servant éventuellement de ce qu'ils avaient pu trouver au cours dexpédition pillardes.

 

I1 n'était pas dans les intentions de 1a Comtesse de tenir un siège de longue durée qui permettraítt peut-être a ses adversaires de reconstituer leurs forces et de se liguer contre elle. Mais il ne lui déplaisait pas cependant de les faire baigner dans leur jus autant par tactique que par sadisme.

 

Et c'est au bout de huit jours que Sardonica fit donner l'ordre de monter à l'assaut de la ville; alors que le soir commençait à tomber. 0n sait qu'elle aimait 1a nuit plus que tout et la lueur des feux. ..et ce que recèle de sentiments troubles la nuit.

 

« Aujourd'hui ce seront tes fiancaílles avec Bellonae et si tu te tiens bien tu seras récompensé richement » me dit-elle en me jetant un retard plein d'éclata verdâtres dont je connaissais très bien la signification. Je tremblais à cette idée au moins autant qu' à celle de me battre. Que pouvait-on éprouver à copuler avec Sardonica ? Et pouvait-on jamais s'en libérer après ?

 

Mais í1 fallait d'abord aller se battre et en revenir, marqué du sceau de Dieu a11er propager 1a mort au service du Malin....

 

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