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Dedicasse

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INTERVIEW LUIS ROYO

FESTIVAL DE LA BD ANGOULÊME 2013

 

Bonjour Luis Royo,

Apocalypse, c’est le premier volet d’une saga, qui ce passe dans un monde post-apocalyptique et néo-gothique, pourquoi avoir choisi en toile de fond la ville de New York, elle vous parait plus emblématique d’une décadence ?

 

D’une certaine manière oui, car c’est le symbole de LA grande ville et comme toutes les grandes villes, New York peut avoir cet aspect de décadence et de démesure. L’intrigue de Malefic se déroule en plusieurs étapes. Elle va dans le second volume se situer à Tokyo, qui est également le reflet d’une ville très « travaillée » où tout est technologique. L’intrigue du troisième volume aura lieu à Paris, symbole de la culture européenne et historique. Malefic va ainsi traverser différents symboles de la civilisation.

 

Avec Apocalypse on nous annonce un univers quels sont les développements prévus, quel est le nombre envisagés de tomes pour ce cycle.

 

Trois œuvres composent la série Malefic, Malefic à New York, Malefic à Tokyo et Malefic à Paris.

 

Actuellement, dans mes projets, il y a une autre série, Dead Moon, qui se déroule en Chine au XIIIe – XIVe siècle. Et immédiatement, on ressent la connexion avec Malefic, avec toute cette atmosphère lunaire et féminine.

 

Quelle est l’articulation avec l’album sorti en 1992 et qui portait le titre de Maléfic ?

 

Malefic est un personnage créé en 92, alors que Romulo était très jeune. Nous avons joué à créer le monde de Malefic, cependant, Romulo a continué sa voie dans le monde de la peinture, moi dans le monde de l’illustration, et nous avons rangé toutes nos idées dans les tiroirs. Et il y a environ six ans, nous avons travaillé ensemble sur le projet de la Coupole Russe. Et nous nous sommes posés la question : « et si nous sortions de nos tiroirs toutes les idées que nous avions sur Malefic ? ». Romulo était plus mûre, j’étais à un moment de ma carrière où je pouvais faire ce type de projet. Et on s’est donc dit que c’était le bon moment !

 

Vous avez abordé plusieurs univers : SF, fantasy, gothique, super héros… quel est celui qui vous a le plus inspiré, et vous inspire le plus, allez vous en privilégié un dans l’avenir ?

 

L’univers féminin m’a toujours beaucoup inspiré. C’est un monde obscur et mystérieux.

 

Le monde masculin possède moins de relief. Il est plus difficile de faire passer en un regard des émotions contradictoires comme par exemple la douceur et en même temps la perversité.

 

Au contraire, dans le monde féminin, cela est possible car il y a davantage de matières. L’anti-héroïne a un panel d’émotions tel, qu’elle possède une richesse d’expressions sans pareil ! Je souhaitais créer des histoires autour de la féminité, de la fertilité, des racines, du rapport des hommes avec la Terre, de notre humanité,… L’anti-héroïne revendique la liberté de l’Homme.

 

En parallèle de « Univers Malefic Time », prévoit»-il d’autres albums, ou des romans graphiques ? 

 

Malefic est un monde qui a été conçu de telle manière qu’il peut être exporté de celui de l’illustration. C’est un univers tellement vaste que l’on peut l’enrichir à côté avec des livres, des romans, de la musique…

 

Que pense t’il de l’évolution des nouvelles technologies, comme les E-BD, la réalité augmenté…

 

Je pense que les nouvelles technologies peuvent offrir beaucoup de possibilités à l’artiste. Internet et les autres supports digitaux sont des changements assez brutaux et rapides, mais je les perçois de manières positives. Selon moi, ces évolutions peuvent donner de nouveaux moyens à l’artiste de développer son univers.

 

Vous avez travaillé souvent avec votre fils Romulo, c’est différents en quoi ?

 

Il y a un avantage à travailler avec son fils. Nous sommes proches. Nous connaissons bien le travail et les qualités de l’autre. Nous avons une réelle complicité et échangeons beaucoup sur les projets que nous faisons ensemble.

 

Par rapport à l’évolution des formations dans les écoles d’arts, pense t’il si les dessinateurs sont mieux formé a la BD que ceux de sa génération ?

 

Je pense qu’aujourd’hui il y a de meilleures écoles de formation. Elles laissent plus de libertés aux nouvelles générations d’étudiants.

Cependant, si un artiste reste académique, il ne pourra rien apporter de nouveau.

 

Pour moi, il est important que chacun puisse explorer son propre style, utiliser son imagination et trouver ainsi son propre chemin. Ce qui m’intéresse chez un artiste c’est son apport personnel à une œuvre.

 

Remerciement à Luis pour nous avoir accordé cet entretien et à Marie Lechevalier pour la traduction.

 

 

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