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RED La planète du Chomorkoul

Bonjour Red,

Vous êtes un auteur algérien de bande dessinée de Science-fiction,

Je vie a Paris et travail pour des maisons d’éditions algériennes. J’ai vécu en Algérie jusqu’en 1994, et je participe au Festival de la Bande dessinée d’Alger.

 

Vous avez publié au Editions DALIMEN : « La planète du Chomorkoul », vous faite de la Science-fiction et du fantastique depuis quand ?

 

J’ai commencé en 1976, nous avons vécu une période dans les années 70/80 ou nous avions plus de support pour être édité, nous avions monté plusieurs projets de magazines, à chaque fois on produisait quelques planches, à l’une de ces occasions j’ai produit un début d’histoire en 5/6 planches.

 

Après cette première expérience, en 1979, avec un scénariste, contrairement à mes habitudes, j’ai produit une dizaine de planches, ce projet ayant également avorté. Cette histoire était plus sur la science-fiction à la Philip.K.Dick sur le temps. Ensuite on arrive aux années 80, nous avions un projet d’arabe transfrontalier, j’avais un rôle important dans cette revue, avec des histoires drôles, des personnages comiques, une rubrique auto, et une sage de science-fiction dont j’ai dessiné 25 pages en deux épisodes. 

 

C’est rester dans les tiroirs ce projet ayant une nouvelle fois échoué. Il s’agissait de 25 pages en couleurs directes. Cela s’adressait à un public de jeunes citoyens des divers pays arabes, il fallait que cela soit compatible avec les différents régimes. Mais en restant compréhensibles avec des dialogues relativement, simplifiez.

 

J’écrivais en français, mais cela était traduit en arabe par un professeur de lycée, il fallait que tout soit politiquement correct, très prudent, mais mon histoire était quand même un peu ambitieuse. L’idée était de dire, nous dans les pays magrébins n’avons pas produit grand-chose en science-fiction.

 

J’ai été durant des années un gros lecteur de science-fiction étant jeune, je suis un fan inconditionnel de Moebius  (Jean Giraud) qui est une de mes idoles, ça la manière de traité le dessin, mais aussi Valérian, agent spatio-temporel (scénariste Pierre Christin, le dessinateur Jean-Claude Mézières et la coloriste Évelyne Tranlé.) Et en romans Philip.K.Dick, Norman Spinrad , Robert Silverberg , A. E. van Gogt (1912-2000), mais j’ai un gros faible pour Jack Vance (1916 — , a utilisé les pseudonymes suivants : Peter Held, John Holbrook, John van See, Alan Wade et Ellery Queen) pour ces qualités de narrateurs mi-comique mi-sérieux, je pense, d’ailleurs avec retrouvez chez Moebius des influences de Jack Vance. Des sociétés qui sont à cheval sur des degrés de développement primitifs, un peu comme la période renaissance avec une technique a la Léonard de Vinci il construit une société avec ces codes, ces langages, l’environnement compte beaucoup joue un très grand rôle dans les histoires de Vance.

 

Je me suis dit, je vais essayer de faire ça, en l’adaptant à nos réalités dans les pays arabes, les gens du désert etc.… la tyrannie, la vie en communauté, avec également un aspect légèrement religieux que j’ai essayé de ne pas négliger.

 

De montré comment dans des sociétés un peu figées, manquantes de liberté, comment des esprits indépendants pouvait existé, avoir des projets, car c’était la problématique dans les années 80/90 d’accéder a la modernité, surtout avec la montée de l’intégrisme, qui posait vraiment le problème.

 

À ma manière, je vais essayer de faire une sorte de pédagogie du passage à la modernité. Venant d’une société un peu sclérosée et un peu archaïque. Un des problèmes aigus qui ce pose dans les pays du tiers-monde semi-aride comme le mien, c’est comment développé le pays techniquement avec l’agriculture avec des sols fragiles, peu productifs, l’accroissement de la population, que les revenus du pays viennent essentiellement du gaz et du pétrole, de sources finissantes.  

 

Tout cela créer un stress que j’essaie de mettre en images et en texte, le sujet central de mon album est celui de l’entropie. C’est la question de l’activité des hommes pour produire de l’ordre, à chaque fois produit un désordre encore plus croissant, c’est un paradoxe qui m’intéresse. 

 

Il y a trois chapitres dans cet album écrit à des dates très différentes, pouvez-vous nous donner la genèse de cet album ?

 

Les deux premiers ont été dessinés et scénarisés en 1988/89, à destination d’un projet de revue pour l’ensemble du monde arabe, la maison d’édition étant basée à Paris, l’idée était de produire une bande dessinée en utilisant les compétences qui existaient en Algérie assez unique dans le monde arabe, de produire une revue diffusée au Maghreb et au Proche-Orient, mais malheureusement cela n’a pas fonctionné.

 

J’ai déjà produit deux épisodes de 25 pages, publie uniquement dans les numéros 0, donc personne ne les a lus. À partir du moment où la BD a redémarré en Algérie avec le 1er Festival de la BD d’Alger.

 

En 2010, j’ai été récompensé pour l’ensemble de mon œuvre (prix du patrimoine NDLR), on m’a demandé à cette occasion de produire une BD originale, j’ai proposé de rajouter un chapitre pour arriver au nombre classique de 48 pages pour un album de bande dessinée. Ce dernier chapitre a été dessiné en 2011, qui reprend la suite sur 20 pages.

 

Vous allez peut-être pouvoir nous dire en science-fiction et en fantastique, et plus globalement dans les genres de l’imaginaire en Algérie, quelle est l’état de la production algérienne en la matière ?

 

Le fantastique, n’est pas ce que je connais le mieux, mais c’est un genre qui est assez pratiquer, je citerais entre autres : « Les Monstres » qui es un travail collectif, supervisé par un dessinateur belge qui est venu a Alger pour animé des ateliers, de canalisé de jeunes auteurs qui on déjà un bon bagage, cet album est dans le genre fantastique, c’est moins courant en science-fiction. Dans les années 80, il y a eu un ou deux albums qui sont parus, paradoxe je pense que la première histoire vraiment algérienne qui soit parue après l’indépendance et justement une histoire de SF, elle paraissait dans le quotidien national en strip dans El Moudjahid , le héros s’appelait Naar , il avait une cape et une tenue avec le N sur la poitrine comme Superman un se (« Naar et les sirènes de Sidi-Ferruch » de Aram [1967], NDRL).

 

De manière plus récente, un jeune auteur oranais à produit une uchronie, cela ce situe a la fin du 19éme siècle.

 

La question traditionnelle… vos projets ?

 

J’ai 60 ans, le dessin est ma seule activité professionnelle en ce moment j’ai un contrat avec les Éditions Glénat pour un projet n’ayant rien a voir avec l’Algérie et la SF. Mon autre spécialité est l’automobile, je travaille sur un artbook sur une course qui se déroule au Mexique.

 

En science-fiction je prévois une suite à « La planète du Chomorkoul », je continuerais comme pour les trois premiers chapitres a explorer une nouvelle planète, avec un milieu écologique a chaque différents, avec la question des robots, vont-il ce révolter contre l’homme ou pas, en liaison bien sûr avec les « lois d’Assimov » sur la robotique.

 

 RED2

red1

Published by Michel Dubat - - Festival de la BD Angouleme

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