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Le Téméraire (7) "chez le gouverneur" (suite)

Le Téméraire (7) "chez le gouverneur" (suite)

La moitié des pirates qui sous le commandement de " Gueule d'Or " avaient mis à sac la Banque Royale d'Espagne apparaissaient comme lourdement chargé de paquets de replets auxquels ils portaient pourtant avec une apparente facilité.

 

" Contrairement à ce qu'en rapporte la physique " pensa Julien une livre d'or est moins lourde qu'une livre de fer ".

 

Comme convenu deux pirates des plus souples, se collant au mur dans la pénombre comme s'il s'agissait d'un mat poignardèrent les deux sentinelles qui ne poussèrent pas un cri. Puis lestement, ils les tirèrent dans un recoin. Peu après on vit ressurgir deux nouvelles sentinelles que les pirates goguenards semblèrent reconnaître comme étant es des leurs.

 

Sur un signe de Julien tous les pirates se précipitèrent par la grande porte sous l'oeil impavide des deux gardes. La voie était libre, et deux heures devaient encore se passer avant que les gardes fussent relevées. .

 

Ils montèrent le vaste escalier de marbre. La vue de tant de luxe constitué de tapis, de tableaux accrochés au mur confondait les pirates. Et ce n'est pas sans un certain respect craintif, les yeux admiratifs aux aguets, qu'ils foulaient le sol du palais.

 

"Quoi, tant de beauté et de richesse pour un seul homme " pensa Julien. " Alors qu'à ses côtés des milliers croupissent dans la plus noire misère ?

 

Julien après s'être dirigé sans erreur dans les couloirs comme s'il les avait déjà parcouru s'arrêta devant une porte basse bardée d'une lourde serrure, et, la désignant du doigt , il déclara : " Ce doit être ici" .

 

Un pirate expert dans l'Art de la serrurerie, dont il avait dû acquérir les finesses à l'école de la Cambriole, muni d'un énorme trousseau de clés, s'acharna avec des gestes méthodiques de chirurgien, par des tâtonnements de plus en plus précis à s'emparer  de l'âme le la serrure. Après quoi, celle-ci se rendit à lui sans violence.

 

Pendant ce temps Julien, envahi d'une grande émotion, pressentait plus même qu’il  ne savait qu’Isabella vivait, derrière la cloison, sans que rien, vraiment rien, ne puisse l’en avertir.

 

Dès que la porte s'ouvrit, il bondit comme  un dément â l'intérieur de la  chambre.

 

Assise sur son lit, éclairée par des chandelles, gracieusement vêtue, Isabella lui apparut telle qu'il la voyait dans son imagination, ravie et apeurée tout à la fois. Elle était  littéralement ravissante avec ses longs cheveux noirs et son fin visage aux proportions délicates. Un air mutin et espiègle le tout à la fois se jouait sur sa peau et dans ses yeux noirs passaient des reflets de minéraux rares et translucides.

 

Après un bref instant d'hésitation, elle se jeta dans ses bras; posant sa tête sur l'épaule de Julien, comme pour dissimuler son trouble.

 

- Je t'attendais, lui murmura-t-elle à l'oreille.

- Depuis combien de temps ?

- Depuis des siècles.

 

Et il ne doutât pas que ce fut vrai.

Tapant sur l’épaule de Julien " Gueule d’or " le ramena à une plus claire perception des circonstances.

 

"Partons avant que l'alerte ne soit donnée" dit Julien "

« - N'oublions pas de délivrer les prisonniers " prononça une voix anonyme.

En effet Julien n'y pensait déjà plus.

" Sais-tu ou ils se trouvent? Veux-tu nous aider`" demanda le Capitaine du " Téméraire" à la fille du Gouverneur.

" Ils sont en bas " dit-elle en pointant l'index vers le sol. Et elle ajouta: " Je t'aiderais à les délivrer. »

 

Le prenant par la main, elle le conduisit aux travers du dédale des couloirs et des escaliers, dans les sous-sols où par un passage on accédait directement à la prison.

Le serrurier de la, Flibuste eu encore une fois vite lait de vaincre ce nouveau mécanisme.

« Es tu un suppôt de Satan, Diable d’homme »  déclara quelqu’un.

 

Un groupe de pirate en éclaireur et réduisit  rapidement ­les quelques gardes somnolant qui se trouvaient être de service.

 

Julien était pendant  ce temps resté en arrière avec le gros de la troupe pour que ne soit point exposé Isabella qu'il avait rejoint avec tant de  peine.

 

" La route est libre" vint leur dire un officier.

Les prisonniers, hors de leur cellule dé jà, étaient en liesse lorsqu'ils entrèrent dans les geôles. Ils firent une ovation indescriptible à  julien et à Isabella.

 

Julien découvrit avec stupeur les conditions de détention effroya­bles de ses camarades. Ce n'était que des cages étroites sans lumière et sans air, dont l'atmosphère était chargée  d’une humidité qui vous envahissait jusqu'à l'os,. Certains, emprisonnés depuis quelques années, quoique jeunes encore, étaient devenus des vieillards voûtés et aux cheveux blancs. C'est presque en pleurant qu'ils reconnaissaient leurs amis et que ceux-ci les reconnaissaient.

 

Les yeux étonnés d'Isabella lui révélaient un monde souterrain inconnu qui étonnait son éducation raffinée.

 

« Ils sentent mauvais " dit-elle en plissant avec dégoût son petit nez offusqué.

« C'est que votre père ne leur fait donner ni bains ni habits propres, et qu'il omet sans doute de leur fournir des parfums. "

 

Elle baissa la tête comme un enfant, touchée par la prise de
conscience de ce qu'elle avait prononcée une sottise avec inconséquence.

 

« il faut fuir maintenant » ordonna Julien, « et vite », il existe un souterrain, long de plusieurs kilomètres qui donne dans la campagne, au delà- des remparts de la ville » déclara Isabella : «Et je vais te montrer le chemin »

Les prisonniers avaient entendu parler eux aussi de ce souterrain creusé autrefois par leurs prédécesseurs dans des conditions terribles. Ceux-ci avaient participé à la construction et qui­ n'étaient pas morts, avaient  tués une fois celle-ci achevée, pour ne point en révéler le secret.

 

Ils revinrent sur leurs pas, retournèrent dans le palais; furent conduit dans le bureau du Gouverneur où Isabella poussa rayon d'une bibliothèque découvrant ainsi une porte dont elle possédait une clé et qui donnait accès au souterrain secret.

 

«  C’est l’entrée de la Liberté » dit en souriant Isabella

 

Les prisonniers étaient médusés par l'apparente facilité de leur fuite.

" Quoi, ils n’aurait pas a combattre pour défendre leur vie! »

 

La course dans les ténèbres du souterrain était saisissante.

la lueur de torches, l'étrange mélopée du bruit sourd des pas donnaient l'impression d'être au tréfonds du monde .

 

Bientôt dans le lointain une petite lanière annonciatrice d'une autre vie pleine de couleurs, de voix, de bruits, et ou l'amour existait enfin.

 

Ils parvinrent à l'air libre : l'aube commençait à se lever, et, tous, particulièrement  les anciens prisonniers, plissaient les yeux éblouis jusqu'au fond de l'être par le soleil naissant.

 

"Quelle belle journée " susurra Isabella comme si elle redécouvrait et l'air et le ciel et la 1umièree et la mer.

 

Après ce bref instant de rêverie, elle revient à des considérations plus pratiques, « Mon cheval se trouve dans une ferme à deux pas d'ici. En quelques minutes il devrait être sellé et nous pourrons alors fuir vers ton bateau. »

 

La détermination le la jeune fille de partir avec lui impressionna Julien, et aussi le fait qu'apparemment, elle _n’avait jamais douté qu’il viendrait la délivrer.

 

En effet, quelques instants plus tard, Isabella parlementait avec un fermier  qui lui fit beaucoup de courbettes, et elle récupéra son cheval blanc d'une rare beauté, et qui ce nommait  " El Fuego » : le feu. Le cheval et la fille parurent fort heureux de se retrouver et elle embrassa même avec une grande effusion.

 

Ce fut une fantastique promenade dans les clarté de l'aube prometteuse.

 

Isabella reposait doucement sur  les bras de julien.

 

Tous deux étaient bercés par le galop du cheval qui semblait courir comme s'il était une sorte d'esprit incarné dans un cheval. Une légère sudation révélait le parfum encore enfantin du corps d’Isabella à Julien, tandis que son corsage entr'ouvert laissait voir son sein rond qui palpitait conne un oiseau.

L’écoulement du temps n'avait plus aucun sens. Ils baignaient ­dans une éternité trop brève. Tantôt El Fuego  galopait le long de la piste l’écume de la mer venant toucher la pointe de ses sabots.

 

« C’est encore moi » dit, avec un aire de connivence, le Borgne qui les attendaient dans une barque au point convenu de ralliement.

Et ils regagnèrent le «  Téméraire »

 

Published by Stéphane Dubois - Pirates, zombies, Horreur, Héroic Fantasy, Auteur, LITTERATURE, Fantastique

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