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Site sur la Science-fiction et le Fantastique

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Articles avec #litterature

1 et 4 de couverture

1 et 4 de couverture

Entretien :

Guilhem auteur de « la plante Verte »

cycle du REZO.

 

Ci-dessous vous trouverez un entretien avec un jeune auteur 

 

 

Stéphane Dubois,

Guilhem, tu viens de publier aux éditions « Élp Éditeur », le premier volet du cycle du REZO, avant cela tu avais déjà publié des textes ?

 

Guilhem,
La plante verte est mon tout premier texte publié. J'en ai écrit le premier jet lorsque j'avais 26 ans, en deux mois, mais je n'en étais pas satisfait. Je ne savais pas ce que j'avais écrit. J'avais besoin de prendre du recul. J'ai laissé moisir ce manuscrit dans un tiroir. Ce n'est qu'en 2014, à l'occasion d'une longue convalescence offerte par un chauffard de camion, que j'ai pris le temps de le finaliser et de l'assumer. Je l'ai alors envoyé à des éditeurs et il a trouvé preneur en sept mois !

 

 

Stéphane Dubois,

Pourquoi avoir choisi le genre « sci-fi pulp novel » ?

 

Guilhem,

Effectivement, certains éléments de ce tome renouent avec la Scifi pulp. Les tomes suivants prendront le large vers toujours plus de SF, mais l'angle d'attaque sera étatique et sociétal. En outre, bien que l'histoire du Cycle du Rézo débute au XXIIIe siècle, j'ai pris le parti d'un faible degré d'évolution de l'Humanité et j'ai plutôt l'impression d'avoir créé dans ce tome une anticipation dystopique décalée.

 

Ce premier tome est le début d'un cycle qui va s'étaler sur plusieurs siècles. Je pense que quand la suite aura été écrite, on ne pensera plus en me lisant à de la sci-fi pulp. De mon point de vue, j'ai plutôt fait une science-fiction spéculative (Je l'ai déjà entendu appelée aussi SF prospective ou Soft SF). Mc Banks a la Culture. Asimov la Psychohistoire. J'ai opté pour les États-réseaux. Au niveau de l'écriture, du style comme de la narration, je ne voulais pas trop tomber dans la simplicité qui certes aide à s'immerger dans un univers, mais rend la lecture sans saveur. Je voulais m'amuser et surprendre. Ça a donné un ton humoristique, parfois grinçant, à tout mon bazar.

 

 

Stéphane Dubois,

Pourquoi avoir choisi un éditeur du Québec ?

 

Guilhem,

Lorsque j'ai eu terminé mon manuscrit, je l'ai envoyé à une trentaine d'éditeurs. J'ai reçu beaucoup de refus neutres de la part des éditeurs français. Quelques-uns tout de même ont loué mes qualités d'écriture. Le Bélial, par exemple, m'a proposé d'écrire dans Bifrost, mais je n'en ai pas eu le temps.

 

Quelques jours après, ÉLP Éditeur, basé à Montréal, qui édite des auteurs en numérique dans toute la francophonie a sélectionné mon bouquin. Ils n'éditent que douze titres par an et comme ils ont déjà plusieurs auteurs, j'ai eu de la chance qu'ils m'accordent une place dans leur catalogue. Honnêtement, je ne pensais pas qu'un éditeur voudrait du premier tome d'un cycle non terminé, qui plus est copieux, d'un auteur inconnu et avec un titre à la con La plante verte... Le temps que le travail éditorial sur La plante verte se termine, ÉLP Éditeur s'était mis au print on demand, faisant exister mon roman, également en version « broché ».

 

 

Stéphane Dubois,

Quels sont les auteurs, francophone ou pas qui t'ont marqué, influencé ?

 

Guilhem,            

Il y en a tant ! Adolescent, j'ai lu pas mal de littérature classique. Pas sous la contrainte ; par curiosité. Peu m'ont autant fait voyager dans mon imaginaire que lorsque je lisais de la SFFF, dans les collections Royaumes oubliés ou Lancedragon d'abord, puis du Barjavel, du Orwell, du Pratchett, du Philip K Dick, du Philip José Farmer, du Asimov, du Tolkien. Il ne s'est pas passé une année depuis mon adolescence sans que je ne rencontre de nouveaux coups de cœur : de Werber à Hamilton, Anderson, M. Banks, Anne Mc Caffrey, Robin Hobb, Dan Simons, etc. Les citer tous me prendrait des heures ans compter les auteurs de BD, comics et manga. Et je suis tellement loin d'avoir tout lu y compris parmi les auteurs plus anciens.

 

Encore très récemment, j'ai eu un gros coup de cœur pour La Grande Porte de Frédérick Pohl que je n'avais jamais lu. En ce moment, je termine La compagnie noire de Glen Cook et ma PAL (Pile à lire) ne diminue jamais. En plus de ça, j'ai récemment rejoint une table de jeu de rôle. J'y découvre de nouveaux univers infiniment riches et complexes. Il me reste des tas de romanciers moins connus à découvrir, parmi les francophones notamment, mais un champ apparemment infini de scénarios de jeux de rôle m'attend aussi ! Saupoudrez le tout de cinéma et de séries et je n'aurais jamais assez d'une vie pour en finir d'être influencé par d'autres auteurs.

 

 

Stéphane Dubois, 

Tu es également le créateur de la websérie de Bad Fantasy DonJon Legacy, tu peux nous en parler ? Quels sont les développements prévus pour cette web-série, et pourquoi as-tu voulu créer une websérie ?

 

Guilhem,

Avant cette série, en 2010, j'avais commencé l'écriture d'un deuxième roman dans le genre Bad Fantasy, qui possède sa propre cosmogonie et un bestiaire assez délirant. J'ai connecté la websérie à cet univers même si les histoires sont bien distinctes. Ce roman s'intitule Le Chevalier à la canne à pêche et quelques éléments relient les deux œuvres. J'espère qu'il pourra être édité prochainement.

 

DonJon Legacy est une série au format shortcom dans le genre Bad Fantasy, c'est-à-dire une heroic fantasy comique du côté de méchants, en l'occurrence il s'agit de méchants complètement nuls. J'avais envie que les fans de dungeon crawling et de déconnade aient quelque chose de plus mature en matière de comédie donjonesque. J'ai voulu faire se rencontrer le jeu vidéo Dungeon Keeper et la série Kaamelott. Je suis très content d'avoir réussi à produire de la vraie fantasy en France, en live (pas en animé). La première saison durera modestement 10 épisodes de 2 à 4 minutes. Elle jette les bases d'une longue histoire. C'est un genre de préquelle. Tout est déjà tourné et en cours de montage. La saison 1 sortira cet été sur youtube, notamment, en même temps que le trailer.  Pour le moment, vous ne pouvez en voir qu'un bref teaser(voir lien ci-dessous)  :

 

Cette série racontera l’histoire de Jon, un homme bon, qui s'en vient découvrir dans des ruines le maléfique héritage d'un père qu'il n'a pas connu. Les inteprêtes ne sont pas des amateurs. L'humour y est terrible, mais absolument pas réservé aux spécialistes du genre. On a tourné dans de beaux monuments. Niveau SFX, on ne s'est refusé ni créatures de bestiaire ni magie. Pire : on a osé  une marionnette, hyper vulgaire.

 

Si j'ai créé cette série, c'est parce que j'aime raconter des histoires, peu importe le médium. Je suis comme tous les lecteurs de SFFF, également un gros amateur de séries ou de films. Il faut toutefois accepter de ne plus être le seul maître à bord dans une série. Contrairement à un roman où seul l'éditeur intervient, une websérie est une œuvre collective où chacun apporte sa pierre à l'édifice et où des limitations techniques et financières surgissent de toute part. Le résultat échappe forcément à son créateur de départ. C'est Olivier Ziel, un talentueux ami qui bosse depuis des années dans l'audiovisuel, qui réalise mes scénarios. J'en suis le directeur artistique, mais on bosse main dans la main.

 

Tout le monde a été bénévole sur la saison 1 et on a reçu l'aide d'une armée d'amis. C'est une belle aventure chronophage que je brûle d'allonger. À partir de septembre, on va chercher des partenaires sérieux pour nous aider à créer la suite, car on a beaucoup d'ambition. Ainsi, la saison 2, déjà écrite, durera 10 épisodes de 10 minutes. On espère déjà trouver notre public lors de la diffusion cet été.

 

Rendez-vous donc cet été pour une websérie donjonesque et un nouveau roman, j'espère ! Et en attendant, vous pouvez me découvrir à travers Le Cycle du Rézo : La plante verte.

 

 

résumé du livre

La plante verte

Un roman de Guilhem

 

 

 « La vie en cette année 2234 n’était pas forcément dure pour tous les hommes, seulement, comme depuis la nuit des temps, pour une immense majorité. »

 

Le gouvernement de l’Europe unifiée est sur les dents. Une flotte extraterrestre est en train de se pointer aux confins du système solaire. Nous sommes au bord du tout premier de tous les premiers contacts. Mais quelle en sera la nature ? Amicale ? Hostile ? Toutes les chancelleries sont aux abois, car il faut éviter qu’une ou l’autre nation locale ne se transforme involontairement en l’extraterrestre de toutes les autres.

 

Par ailleurs, la lutte contre les changements climatiques a rendu les grands gouvernements supranationaux dépendants de vastes conglomérats privés assurant la perpétuation artificiellement contrôlée d’un climat viable. Ces entreprises tentaculaires portent des noms percutants – EcoTech, NanoSoft – et elles pénètrent la société civile et ses pouvoirs traditionnels jusqu’au trognon. Que savent-elles exactement de cette visite d’extraterrestres ? Le paradoxe est que ces puissants conglomérats contrôlent la technologie permettant de percevoir le vaste univers extérieur. De là à contrôler cet univers même…

 

Sur un autre plan, le quadragénaire Marhek Lorme, mi-détective privé, mi-barbouze à la retraite, enquête sur l’assassinat de son meilleur ami espion et de l’épouse de ce dernier par d’obscurs services non identifiés. Ici aussi, salmigondis analogue des perceptions, en la quête compréhensive. Qui a fait quoi ? Qui tire les ficelles brutalement et arbitrairement plantées dans la tête de qui ? C’est la valse des agents doubles, triples, quadruples. Marhek Lorme et son jeune subalterne, le stagiaire Johnson, mettent ainsi involontairement pied dans une histoire qui les dépasse… mais qui nous entraîne dans des scènes visuellement enlevantes sur un rythme de tambour de charge.

 

Pendant ce temps, dans le bureau d’un important homme d’État européen, il y a une plante verte enracinée d’assez longue date dans son pot. Elle vivote de son mieux, au rythme des arrosages sporadiques et des séquences de lueurs de la lumière artificielle. On la mentionne de temps en temps, dans le flux et le reflux des péripéties, comme par cycles. Elle apparaît comme une sorte de point nodal dans un imbroglio sociétal, syndical et militaire de plus en plus enchevêtré et tonitruant. Et elle en vient graduellement à nous obséder, cette plante verte.

 

Ce copieux premier tome du Cycle du Rézo renoue avec la riche tradition de la sci-fi pulp novel. Tous les procédés s’y trouvent. Les thématiques, en plus, sont intensivement modernisées: cyber-culture, micro-robotique, catastrophisme climatique, gouvernement supranational, paix armée, ésotérisme laborantin, amours furtifs, dialogue (de sourd) homme-femme, marasme économique, surarmement, privatisation à outrance, Et infailliblement, l’originalité jaillit. On lit, on lit, on lit.

 

Quand l’intelligence devient artificielle, quand la créature surclasse son créateur, eh bien un bon lot de surprises nous attend et ce, même dans les replis bruissants et parfumés des éléments narratifs les plus traditionnels d’un genre. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce premier roman de Guilhem en jette… On n’ose à peine imaginer les autres !

4,99 € - 6,49 $ca sur 7switch | Poids lourd | Romans

17,99 E en broché sur Amazon

 ISBN : 978-2-924550-15-1

Teaser de la web série

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5ème Salon Cinéma &amp; Littératures de l'imaginaire

5ème Salon Cinéma

& Littératures de l'imaginaire

Samedi 14 & Dimanche 15 mai

de 10h à 18h

 

Venez rencontrer nos nombreux exposants : libraires, éditeurs,  associations :

 

• NOTRE LIBRAIRE : La Librairie Omerveilles

 

• VENTE D’OCCASION : Temps Livre

 

• VENTE VERSIONS ORIGINALES : Trollune

 

• ARMADA, éditions

 

• GÉNÉRATION ECRITURE, association

 

• ORGANIC EDTIONS, éditeurs

 

• LES INDÉS DE L’IMAGINAIRE, éditeurs

 

• KITSUNEGARI EDITIONS

 

• LE PEUPLE DE MU, éditions

 

• EDITIONS TANIBIS, éditeurs

 

• LES ARTISTES FOUS ASSOCIES, association

 

• LE GRAND ORDRE DE LA SERVIETTE, association

 

• LES AVENTURIERS INTÉRIMAIRES, Projet Transmedia

 

• STÉPHANE BELLOCINE, Auteur

 

•InCarnatis, roman transmédia

 

• DU PLOMB A LA LUMIERE, Collectif

 

• REBELLE EDITIONS, éditeurs

 

SALON DE LITTÉRATURE & CINÉMA DE L’IMAGINAIRE

SAMEDI  14 MAI & DIMANCHE 25 OCTOBRE : 10h – 18h

AMPHITHÉÂTRE CHARLES MERIEUX

Place de l’Ecole, 69007 Lyon | Entrée libre.

 

 

Rétrospective Longs Métrages

"La Bombe", Peter Watkins & "Les Fils de l'Homme" d'Alfonso Cuaron

Samedi 15 mai à 20h30, Théâtre Kantor

 

Présenté par Paul J. McAuley, Le Fossoyeur de Films & le Cap'tain du Nexus VI !

"Les Fils de l'Homme" (Children of Men) d'Alfonso Cuaron - 1h49 / 2006 / UK-USA / VOSTFR,Adapté de P.D. James. Avec Clive Owen, Julianne Moore, Michael Caine, Claire-Hope Ashitey.

 

Alfonso Cuaron (Gravity) est parvenu, avec Les Fils de l'Homme, à transcender ce qui était une "fable chrétienne" pour aborder des thèmes extrêmement contemporains tels que la gestion des vagues migratoires par le gouvernement, le terrorisme, la contestation populaire... sans pour autant enlever au récit toute sa spiritualité.

 

"La Bombe" (The War Game) de Peter Watkins - 48mn / 1965 / UK / VOSTFR

 

En se basant sur des images des bombardements de Nagasaki, Hiroshima, Dresde et Hambourg, Watkins imagine une Angleterre prise pour cible par l'URSS et confrontée aux conséquences d'une attaque nucléaire.

 

Initialement une commande de la BBC, la chaîne finira par censurer le résultat final qu'elle jugea trop réaliste et donc trop alarmiste, ce qui n'empêcha pas le film de rencontrer un succès tant public que critique, allant même jusqu'à décrocher l'Oscar du meilleur documentaire en 1967.

 

 

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DOUBLE SEANCE "LONDON BURNING"

Samedi 14 mai 2016 à 20h30

 

Théâtre Kantor | 15 parvis René Descartes, Lyon 7ème

Tarif : 4 / 6€

 

Le Sixième Continent, de Kevin Connor (1975)

Dimanche 15 mai à 14h, Théâtre Kantor

 

Séance présentée par Ginger Force

La science-fiction des 70’s nous ont offerts tellement d’excellent films que certains d’entre eux ont trop injustement fini par tomber dans l’oubli, c’est tout à fait le cas du 6ème Continent.

 

Adaptez d’un roman d’Edgar R. Burroughs (John Carter, Tarzan…), ce film d’aventure aux effets spéciaux agréablement rétros emmène ses spectateurs à la découverte d’un monde fabuleux où l’évolution a pris une tournure bien différente de celle que nous connaissons.

 

Le Sixième Continent (The Land That Time Forgot), de Kevin Connor

1h30 /1975 / UK / VOSTFR,Avec Doug McClure, John McEnery, Susan Penhaligon, Keith Barron, ...

Dimanche 15 mai à 14h

Théâtre Kantor | 15 parvis René Descartes, Lyon 7ème

 

Rétrospective Longs Métrages

Moon, de Duncan Jones (2009)

Dimanche 15 mai à 16h, Théâtre Kantor

Séance présentée par l'Antre du Méa,

Peter F. Hamiton & Christopher Priest

Première réalisation de Duncan Jones qui nous livre ici une pépite de Science Fiction : Moon captive par son intrigue, par l’interprétation superbe de Sam Rockwell, unique acteur qui porte le film sur ses épaules ; et par la bande originale fascinante de Clint Mansell.

 

On retrouve des références aux grands films du genre comme 2001, L’odyssée de l’espace de Kubrick ou encore Solaris de Tarkovski, sans jamais tomber dans le cliché ni dans la facilité.

 

Moon réussit à garder le spectateur captif tout arrivant à créer un nouvel univers : on tient là un grand film, qui vous habite longtemps encore après la projection.

 

MOON, de Duncan Jones - 1h37 / 2009 / UK / VOSTFR

Avec Sam Rockwell, Kevin Spacey, Dominique McElligott, Kaya Scodelario.

Dimanche 15 mai à 16h

Théâtre Kantor | 15 parvis René Descartes, Lyon 7ème

 

LA NUIT DES SÉRIES #2

Les Intergalactiques vous invite à sa deuxième édition de la Nuit des Séries le vendredi 13 mai de 21h à 6h du matin !

 

Une édition placée sous le signe de l'Union Jack, à l'image du festival, avec une sélection d'épisodes de séries britanniques abordant la Science-Fiction.

 

Au milieu des robots, clones et autres étrangetés nous verrons si les véritables aliens ne viennent pas plutôt de Grande-Bretagne...

 

Parez-vous d'un bon plaid et plongez-vous dans cette mosaïque d'univers emblématiques... ou pas !

 

Bar de la MJC ouvert toute la nuit avec les indispensables thé et café. Enfin, pour les plus vaillants, des viennoiseries seront distribuées vers 5h30.

 

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LA NUIT DES SÉRIES #2

à la MJC Monplaisir

25 avenue des Frères Lumière, Lyon 8ème

 

Séance Courts Métrages 2016

Dimanche 15 mai à 18h

Les Intergalactiques vous propose une heure de programmation de neuf courts métrages 100% Science-fiction !

 

Cette séance est en partenariat avec VODD qui remettra son prix du court-métrage lors de cette soirée.

 

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Dimanche 15 mai à 16h

Théâtre Kantor | 15 parvis René Descartes, Lyon 7ème.

 

Entrée à prix libre.

 

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Couverture : Aquasixio

Couverture : Aquasixio

A.O.C N°40

Aventures Oniriques et compagnie

Nouvelles-Articles sur l’écriture- Bande dessinée.

 

Printemps 2016

 

Récemment, je vous ai parlé du fanzine du Club Présence d’Esprits, aujourd’hui il s’agit de son autre publication A.O.C.

 

6 nouvelles variées nous sont offertes (voir sommaire ci-dessous), si la revue publie des nouvelles littéraires, elle recherche également  en permanences des bandes dessinées et des illustrateurs pour publication.

 

À vos plumes….

A.O.C N°40

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Couverture : Josh Burns

Couverture : Josh Burns

Présences d’Esprit N° 86

 

La zine des mondes de l’imaginaire

Littérature-BD-TV-Jeu-Illustration

 

Le club nous livre dans ce dernier numéro, un important dossier sur Michael Moordcok, une passionnante table ronde sur « trolls et licornes ».

 

Je vous conseille de rejoindre ce club actif et de vous abonnez a ses publications.

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Nicolas Antoniucci

Nicolas Antoniucci

Entretien Nicolas Antoniucci

 

Stéphane Dubois,

Vous avez été durant 40 ans architecte,  avant de devenir auteur, l’envie d’écrire vous est venue comment ?

 

Nicolas Antoniucci,

Cette envie a commencé chez moi très tôt, vers dix-huit ans, où pendant une petite dizaine d’années j’ai écrit quelques romans, aujourd’hui disparus. J’en garde des souvenirs d’insomnies, de pages blanches couvertes de textes écrits au stylo à plume, à l’encre noire, raturés en de nombreux endroits avec, dessus, des phrases réécrites et superposées et aussi ce qu’on appelle la cale de l’écrivain, un gonflement entre l’index et le majeur de ma main droite qui se sera formée, jours après jours, au contact du stylo. Je la conserve encore aujourd’hui.

 

Pendant cette période, j’aurai aussi passé beaucoup de temps à taper sur le clavier d’une machine à écrire portable, une légendaire Olivetti Valentine rouge, des histoires dupliquées sur du papier carbone, aujourd’hui pratiquement disparu. C’était une autre époque…. Mes lectures, Malraux, Steinbeck, Hemingway, Dostoievky… Aussi, pour moi, un roman devra toujours porter en lui une dimension aventureuse avec des voyages, du mouvement…des intrigues… du polard ou de la science-fiction, plutôt un mélange des deux.

 

Ensuite, j’ai rencontré l’architecture et c’est un métier qui m’aura passionné pendant quarante années et qui est, lui aussi, une sorte d’écriture..

 

Stéphane Dubois,

En quoi le fait d’avoir été architecte, métier à la fois technique et créatif,  peut avoir    Influencer votre manière d’écrire ? Charpenter vous, faite vous un plan précis avant de commencer l’écriture ?

 

Nicolas Antoniucci,

Non, non, ne confondons pas la conception de l’exécution.

Il y a de l’imaginaire dans l’architecture lorsqu’à partir d’une page blanche, la main armée d’un simple feutre ou crayon s’égare sur des fonctions ou des formes et noircit le papier.  On peut voir déjà, à travers ce dessin, y vivre l’homme….

Il y a de l’imaginaire dans un roman et en final ce sont aussi des feuilles blanches qui se noircissent par l’écriture et dans lesquels on y verra aussi vivre l’homme…

 

Lorsque je commence un livre, la vie autour de moi s’aligne sur cette histoire qui naît. Ma manière de penser en tient compte et des objets autour de moi retiennent mon attention, à la sortie des mots.

 

Si, dans Alcor Adam, mon dernier livre, je devais qualifier par mes rencontres avec des objets éphémères les quelques pages de mon livre qui décrivent l’astéroïde géocroiseur, sur lesquels se sont embarqués les cosmonautes et que j’ai décrit comme ressemblant à un œuf géant, cela serait, aperçu dans des brocantes, un œuf d’autruche, devenant soudain œuf cosmique, ainsi qu’une sculpture mélanésienne en bois de palmier représentant un personnage hideux, se tenant debout avec un ventre énorme et sphérique ; il semblait avoir mangé l’Univers, ou plutôt être l’Univers.

 

La cosmogonie est la base des religions des sociétés humaines traditionnelles, on y trouve leurs mythes fondateurs, des textes qui s’approchent de la science-fiction des sociétés modernes par la manière dont leurs légendes relatent souvent par métaphores l’origine du monde, les forces du cosmos.

 

La cosmogonie, en tant que création lointaine issue de la profondeur de l’âme humaine qui ne se soucie ni des différences de races ni des pouvoirs précaires face à l’éternité, donne en partie ses lettres de noblesse à la science-fiction d’aujourd’hui.

 

Les personnages de mes livres agissent et ce seront eux qui finalement, bien qu’invisible, la raconteront , me soumettront des écrits, des événements; ils m’accompagneront le temps de l’écriture et, ensuite, le livre étant bouclé, ils disparaîtront. 

 

Je ne suis donc qu’un transcripteur avec le plus de talent possible.

 

Stéphane Dubois,

Si vous deviez définir une ligne directrice dans votre œuvre, quelle serait-elle ?

 

Nicolas Antoniucci,

Ce sont, en principal, des livres de science-fiction agrémentés d’une histoire façon polard.

Je raconte des histoires d’hommes de notre époque évoluant dans des paysages imaginaires, différents des nôtres, dont j’ai modifié intentionnellement certains paramètres, en extrapolant leurs évolutions possibles dans le futur, souvent terrible du devenir de l’humanité.

 

 Soit, comme exemples, peuvent surgir au fil des pages et des romans :

Une évolution climatique déjantée servant de décors à un meurtre ou, sous diverses formes, l’apparition d’humanoïdes intelligents, des robots, des personnages publicitaires s’arrachant de leur support et prenant vie, des objets symboles surgissant de nulle part…

 

En conclusion, pour moi, notre environnement immédiat serait, dans la vraie vie, plus complexe, plus magique que nous pouvons le penser. Mes textes, par leurs aspects irréels et déjantés, en parlent sans pouvoir, ni chercher,  à donner d’explications.

 

Mais, soyons sérieux, chacun de nous porte en soi une poésie personnelle avec laquelle son esprit cohabite et que souvent il dissimule de peur de passer pour un artiste mais dans laquelle souvent sa pensée se réfugie.

 

J’ai beaucoup voyagé et l’histoire d’un de mes livres, Lucy Africa, se passe en Afrique noire… J’y raconte ce que je sais sur ce pays où, parfois, l’irrationnel est la norme.

 

Stéphane Dubois,

Dans votre dernier roman, « Alcor Adam », vous aborder le thème du voyage dans l’espace. Pourquoi avoir fait ce choix ?

 

Nicolas Antoniucci,

J’écris, nous venons de le voir, des livres de science-fiction et les immensités de l’espace sont un des terrains de jeux favoris de ses écrivains ; à ce titre, il est compréhensible que je m’en empare. De plus, quel plus beau voyage pourrait-on faire que celui qui nous mènera dans les étoiles ?

 

Je n’essaie pas d’utiliser la science de notre époque mais plutôt de laisser mon imagination s’exprimer et, parfois, trouver ses vérités, des vérités qui empruntent les chemins détournés de la poésie et du hasard.

 

Mon dernier livre, Alcor Adam, est une verticalité, un trajet, pour quelques hommes, entre la Terre et les étoiles que des millions de kilomètres séparent.

Les cosmonautes découvriront de nouvelles planètes gravitant autour de soleils dans des mondes symétriques aux nôtres. Elles leur seront devenues soudainement accessibles par leur rencontre dans l’espace avec des phénomènes naturels, jusqu’alors inconnues aux hommes. Des Aliens y vivent et ils auront avec eux des contacts, plus ou moins agréables…

 

Stéphane Dubois,

Généralement les « héros » de romans, se joignent aux rébellions, pour choisir de soutenir le pouvoir en place ?

 

Nicolas Antoniucci,

Che Guevara aura marqué l’esprit des hommes tant par ses actes que par son symbole de guerrier s’opposant aux pouvoirs en place. Les générations, en se suivant, auront repris ce modèle en le transcrivant à la façon de Zorro, un justicier masqué faisant face à un pouvoir systématiquement corrompu.

 

Aujourd’hui que se passe-il, Obama se rend à Cuba comme s’il ne s’était jamais rien passé, les anciens conflits rentrent dans les tiroirs de l’histoire. Il y a partout dans le monde des guerres dont les protagonistes, estimant prendre le rôle du justicier, veulent créer de nouveaux mondes certes, mais pour certains avec une forte implication à des retours de pensées parfois de type moyenâgeux, régressifs, niant les progrès du monde moderne. Ces progrès auront pourtant pris de nombreuses années, parfois des siècles, auront généré de nombreuses bagarres et ce sont maintenant des acquis de l’humanité, au stade où elle en est, et que nous ne saurions perdre.

 

Dans mon roman Alcor Adam et ses compagnons visitent une planète habitée par des communautés extraterrestres qui auront su créer un monde parfait, respectant écologiquement leur planète, établissant des relations claires et justes entre eux et cela sera pour ces raisons que naturellement ils se porteront à leur secours lorsqu’ils risqueront de disparaître face à des agressions d’une autre communauté extraterrestre belliqueuse arrivant d’une Terre symétrique tournant autour d’un soleil différent de l’Univers.

 

Stéphane Dubois,

Les lecteurs auront-ils  le plaisir de vous retrouver dans des salons littéraires, des lectures de textes, dans les semaines, voire les mois à venir ?

 

Nicolas Antoniucci,

Je suis de caractère assez solitaire, on me trouvera plus facilement dans une forêt que dans un salon littéraire mais, cette année, j’ai décidé de m’impliquer dans diverses activités autour de l’écriture.

 

Entre autres, j’ai participé, avec une nouvelle, au prestigieux prix Hémingway 2016 organisé par les Avocats du Diable, sans préjuger des résultats, je compte suivre quelques-unes de leurs différentes activités, tout au cours de l’année et d’autres activités aussi peut-être… Je vous tiendrais au courant…

Entretien Nicolas Antoniucci
Entretien Nicolas Antoniucci

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Published by Stéphane Dubois - - Auteur, Alien, science-fiction, SF, Fantastique, LITTERATURE, Livres

 « Danse avec les étoiles »

 « Danse avec les étoiles »

Plongez dans la poésie du numérique !

 

« Danse avec les étoiles » // 21 février – 28 août 2016

 

Après les super-héros, les LEGO® et les robots, la nouvelle exposition de la Maison d’Ailleurs propose une expérience inédite à ses visiteurs en réfléchissant à la « Poésie de l’Ailleurs ». La première partie de l’exposition sera consacrée à la mise en scène des arts classiques dans la science-fiction littéraire et filmique, ainsi qu’aux effets esthétiques novateurs imaginés par les romanciers et les cinéastes.

 

Quant à la seconde partie de l’exposition, elle explorera les expériences poétiques et esthétiques créées par des espaces particuliers, tels que les espaces virtuel, technologique et graphique. Plongés dans des salles où l’interactivité règnera, les visiteurs pourront expérimenter trois projets artistiques novateurs, exposés pour la première fois en Suisse :

 

• Au carrefour du réel et du virtuel, les œuvres numériques de l’exposition « XYZT, Les paysages abstraits » de la compagnie Adrien M / Claire B (FR) inviteront les visiteurs à « danser » avec les installations, à voir leurs corps se diffracter sur les murs et à  découvrir comment la Beauté peut surgir d’un logiciel appelé « eMotion ».  

 

• Le studio apelab (CH) présentera les étapes du processus créatif de son « jeu » expérimental Sequenced – une série animée au cours de laquelle l’histoire s’adapte aux actions du joueur et, ce faisant, lui offre une expérience interactive à chaque fois différente.

 

• Le travail graphique d’Aurélien Jeanney (FR) – Les Voyages typo-graphiques de Jules Verne – fera se rencontrer géométrie et technologie à l’aide de cryptogrammes interactifs.

 

Vernissage // Samedi 20 février 2016, dès 17h

 

« Danse avec les étoiles » ouvrira ses portes au public le samedi 20 février 2016, dès 17h, pour une soirée animée. Le vernissage débutera par un jeu pour petits et grands proposé par l’Association des Amis de la Maison d’Ailleurs ; à 18h, la partie officielle se déroulera à l’Aula Magna du Château d’Yverdon-les-Bains, et sera suivie d’un apéritif dînatoire dans les Caves du Château. La soirée se poursuivra avec le spectacle Hakanaï de la compagnie Adrien M / Claire B, qui aura lieu à l’Échandole, dès 20h. Pour terminer, le musée fermera ses portes à 22h.

 

Ø Spectacle Hakanaï : 15 CHF, billetterie de L’Échandole

 

Maison d’Ailleurs – Espace Jules Verne

Communiqué de presse du lundi 8 février 2016

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Concours de nouvelles :

réglement du concours

Concours de nouvelles :

 

 

Pour célébrer le 1er anniversaire de son département d’édition, l’Association La Piterne ouvre un concours de nouvelles sur le thème suivant :

 

Dis-moi en Normandie

 

Cet éditeur fait la part belle aux contes et légendes, les nouvelles de Science-fiction, fantastique, merveilleux et autres des genres de l’imaginaire, y on a mon avis toutes leurs places.

A vos plumes !

 

 

Règlement à télécharger ci-dessous

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Published by Stéphane Dubois - - Auteur, Nouvelles, concours, Contes, merveilleux, LITTERATURE, Légendes, La Piterne

Couverture : Rémi Dousset

Couverture : Rémi Dousset

Présences d’Esprit N° 85

Le zine des mondes de l’imaginaire

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En cette période d’invasion de Star Wars, sur nos écrans et dans  tous les domaines possibles, on retrouvera avec plaisirs nos amis de «  Star Trek » dans un dossier, très complet sur le sujet.

 

En prime du dossier proprement dis, vous trouvera dans le reportage sur « LuxCon 2015 » un petit lexique klingon, il faut en effet, si vous leurs parler éviter les impairs.

 

Autre entretien passionnant celui sur les « Editions du Chat Noir » et de leur entretien croisé avec Céline Guillot et Mathieu Guibé.

 

Comme toujours vous y trouveras d’autres articles et rubriques (voir sommaire ci-dessous)

 

 

 

Présences d’Esprit N° 85

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Intergalactiques  Web-émission

Intergalactiques  Web-émission

 

A partir de janvier 2016, les Intergalactiques se déclinent aussi en web-émission spécialisée sur la Science-fiction !

 

Au programme de ce rendez-vous mensuel : des rubriques littérature, cinéma, série TV et Jeux vidéo autour d'une thématique et d'un invité.

 

Pour cette toute première émission, c'est la planète Mars qui a été mise à l'honneur en compagnie de Florence Porcel.

 

A suivre dans quelques semaines une édition spéciale Cyberpunk en compagnie d'Olivier Nerot !

Communiqué de presse

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SELECTION OFFICIELLE 2016

43e Festival international

de la bande dessinée d’Angoulême

SELECTION OFFICIELLE

 

La composition du Grand Jury

 

Pour sa 43e édition, le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a souhaité que ce soit un acteur de la bande dessinée qui préside aux délibérations du Grand Jury. Et a confié à Antonin Baudry, lauréat avec Christophe Blain du Fauve d’Or 2013 pour Quai d’Orsay sous le pseudonyme d’Abel Lanzac, le soin de composer un jury à la fois relevé, exigeant et éclairé, en accord avec l’équipe du Festival. 7 jurés donc, venus du monde de la création, de la librairie ou des médias. En prélude à la révélation, le 15 décembre prochain, de la Sélection officielle du 43e Festival, chacun d’eux a tenu à exposer en quelques mots ce qu’est sa relation au 9e art.

 

Voici leurs témoignages.

Antonin Baudry, auteur, Fauve d’Or 2013, président du Grand Jury « Depuis aussi longtemps que je me souvienne, les bandes dessinées sont présentes dans mes rêves - mon père et moi passions notre temps à en lire et le Festival d’Angoulême, pour nous, c’était la Mecque, on espérait y aller ensemble un jour. C’est aussi un événement très important pour l’écosystème de la bande dessinée, qui réunit des gens passionnants, créatifs et indépendants. Aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir y apporter ma pierre. »

 

Laurent Binet, écrivain, prix Interallié 2015

« Quand est sorti HHhH en 2010, on m’a beaucoup demandé quelles avaient été mes influences et je ne laissais pas de citer divers romans et écrivains, jusqu’à ce que je me rende compte que l’influence principale, évidente, souterraine et inconsciente, était Maus d’Art Spiegelman. Petit, ce sont les comics Marvel qui m’avaient aidé à me forger une sensibilité et, je dirais même, un sens des valeurs. Depuis, j’ai vu fleurir dans la production française et étrangère des BD et des romans graphiques toujours plus subtils, élaborés, brillants, intelligents et beaux.»

 

Nicole Brenez, professeur en études cinématographiques et programmatrice à la Cinémathèque française « Le livre qui sans doute m’a fait le plus rêver, enfant, est une bande dessinée dont chaque page se dépliait en 3 dimensions : il assurait que, aussitôt refermé par le lecteur, ses personnages se mettraient à bouger. Cet album m’a introduit aux mystères du hors-champ, du hors-vue, des projections et des greffes fantasmatiques — donc, il m’a offert aussi bien des clés pour aborder le cinéma.»

 

Philippe Collin, journaliste France Inter et Arte

« Je trouve toujours le temps de lire des bandes dessinées et d’en défendre le bien fondé autant qu’il m’est possible. La bande dessinée est un art populaire. Profondément populaire. Populaire au sens premier. C’est-à-dire un art généreux, ludique et polyphonique.»

 

Véronique Giuge, libraire de la librairie Album à Paris

« Libraire spécialisée en bande dessinée depuis près de 15 ans, je suis tombée dedans quand j’étais petite ! Bercée par ses grands classiques enfant, j’ai découvert, plus grande, toutes les facettes du 9e art. Ce sont ses richesses que je fais découvrir à mes clients sur des conseils avisés.»

 

Hamé, réalisateur et membre du groupe de rap La Rumeur

« Dévorer des bandes dessinées fut probablement une de mes principales activités entre 8 et 15 ans. De Lagaffe à Strange, de Pif à Margerin, d’Enki Bilal à Tardi, ou plus tard, avec la renaissance de la franchise Xmen par Joe Quesada, la bande dessinée m’a toujours réservé des rendez-vous magiques avec des héros sans pères ou des pieds nickelés, des hères assoiffés d’idéal, des Don quichotte de banlieue ou des êtres hybrides détenteurs de secrets démoniaques. Une fabuleuse promesse de réveiller une part d’enfance »

 

Matt Madden, auteur

« En tant qu’auteur américain, j’aurai un point de vue unique, une perspective non seulement américaine, mais internationale. Les prix sont une opportunité de mise en valeur d’oeuvres riches et différentes. Le double défi auquel je suis sensible, en faisant partie de ce jury, est de défendre sa propre idée de la bande dessinée avec la considération sans préjugés d’oeuvres aux perspectives ou approches très différentes. »

 

 

LA COMPETITION OFFICIELLE ET LES PRIX 2016

Composé de 9 Prix dénommés les Fauves d’Angoulême, le Palmarès Officiel du Festival international de la bande dessinée sera décerné à Angoulême le samedi 30 janvier 2016 à 19h.

Il récompensera des albums publiés entre le 1er décembre 2014 et le 30 novembre 2015 en langue française, diffusés dans les librairies des pays francophones, quels que soient leurs pays d’origine.

 

Ces Fauves d’Angoulême seront attribués par plusieurs jurys, et désignés par ces jurys au sein de quatre listes spécifiques d’ouvrages présélectionnés, listes établies au fil de l’année 2015 par un Comité de sélection réuni par le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Ces quatre sélections – Sélection Officielle, Sélection Jeunesse, Sélection Patrimoine et Sélection Polar SNCF – constituent la Compétition Officielle, et réunissent cette année 62 livres.

 

L’ensemble des ouvrages de la Sélection Officielle, de la Sélection Polar SNCF et de la Sélection Patrimoine sera présenté de mi-janvier à mi-février 2016 au Centre Pompidou, à Paris, dans l’espace Nouvelle Génération de la BPI (Bibliothèque Publique d’Information). Ce livret sera également envoyé, avec la complicité de la BPI, aux 2 500 bibliothèques et médiathèques de France, ainsi que dans les 67 magasins Cultura.

 

LA SELECTION OFFICIELLE

Elle compte cette année 40 albums en compétition.

 

Le Grand Jury attribuera, au sein de cette Sélection Officielle, quatre Fauves d’Angoulême :

> Fauve d’Or – Prix du Meilleur Album

Le Fauve d’Or récompense le meilleur album de l’année, sans distinction de genre, de style ou d’origine géographique.

> Fauve d’Angoulême – Prix Spécial du Jury

Ce prix récompense un ouvrage sur lequel le jury a particulièrement souhaité attirer l’attention du public, pour ses qualités narratives, graphiques et/ou l’originalité de ses choix.

> Fauve d’Angoulême – Prix de la Série

Ce prix récompense une œuvre développée sur plusieurs volumes (à partir de trois), quel que soit le nombre total de volumes de la série.

> Fauve d’Angoulême – Prix Révélation

Ce prix distingue l’œuvre d’un auteur en début de parcours artistique.

 

Le Fauve d’Angoulême – Prix du public Cultura

Initié par Cultura avec le Festival, ce prix donne la parole au grand public en lui permettant de voter pour sa bande dessinée préférée au sein d’une sélection de 12 livres réalisée par les libraires Cultura parmi les livres de la Sélection Officielle.

 

L’ARABE DU FUTUR

TOME 2 - UNE JEUNESSE AU MOYEN-ORIENT (1984-1985)

Riad Sattouf

Allary

Récompensé par le Prix du Meilleur Album à Angoulême en 2015, Riad Sattouf continue de dessiner ses jeunes années passées en Syrie et en France. Il raconte son histoire et celle de sa famille avec précision, justesse et sensibilité, et parvient une fois encore, pour décrire le monde qui l’entoure, à se placer à hauteur d’enfant tout en conservant un regard d’adulte.

 

ARSENE SCHRAUWEN

Ollie Schrauwen

L’Association

Biographie fantasmée aux accents surréalistes du grand-père de l’auteur, cet album réalisé en risographie distille sous un vernis inquiétant une bonne dose d’humour et d’absurde. Au centre du livre se trouve l’imagerie coloniale, mise en scène avec intelligence au cœur d’une jungle de textes et d’images allégoriques offrant au lecteur un parcours initiatique.

 

AJIN

TOME 1 - SEMI-HUMAIN

Gamon Sakurai et Tsuina Miura

Glénat

À mi-chemin des comics de superhéros et des histoires de zombies, Ajin se distingue de la production manga. Derrière un choix graphique et des codes proches du shonen, ce seinen met en scène le destin de Kei – qui n’est ni mort, ni vivant, mais Ajin – pour mieux questionner les notions de justice et de morale face à ce qui définit notre humanité.

 

ALLO, DR LAURA ?

MEMOIRES GRAPHIQUES

Nicole J. Georges

Cambourakis

La sincérité et la sensibilité se lisent pleinement dans cette bande dessinée autobiographique en noir et blanc de l’Américaine Nicole J. georges. L’auteure y décrit sa recherche insatiable de vérité, notamment au contact d’une chiromancienne, pour enfin tenter de démêler le vrai du faux dans son histoire familiale.

 

CARNET DE SANTE FOIREUSE

Pozla

Delcourt

Ancien graffeur, fumeur et auteur de bandes dessinées (Monkey Bizness), Pozla est atteint de la maladie de Crohn. Après avoir mis des années à « poser un mot sur ses maux », il livre avec humour et sans fard un témoignage au plus près de ses moments difficiles passés à l’hôpital, en famille, au travail, laissant parfois son trait dériver avec bonheur vers l’expérimentation.

 

CATHARSIS

Luz

Futuropolis

Catharsis. Si ce mot résume à lui seul ce livre, c’est bien le dessin qui reste au centre de l’album. Le trait d’un auteur qui retrouve le plaisir de dessiner, de rire, de pleurer, d’aimer et de vivre après le drame qui a touché la rédaction et ses amis de Charlie Hedbo. réflexions profondes et sujets légers s’enlacent dans ces planches, fragments infinis d’une déclaration d’amour intemporelle.

 

CHER PAYS DE NOTRE ENFANCE ENQUETE SUR LES ANNEES DE PLOMB DE LA Ve REPUBLIQUE

Étienne Davodeau et Benoît Collombat

Futuropolis

Etienne Davodeau et le journaliste Benoît Collombat s’associent le temps de ce documentaire dessiné en revenant sur une organisation parfois mal connue de l’histoire contemporaine : le SAC, service d’ordre du parti gaulliste, qui fut directement responsable dans les années 1970 de plusieurs dizaines de meurtres. Les deux auteurs accusent, témoignent et rappellent quelles libertés pouvaient parfois être prises avec la démocratie…

 

CHIISAKOBE TOME 1

Minetaro Mochizuki

Le Lézard noir

Shigeji Daitome, jeune maître charpentier, vient de perdre ses parents. À force de volonté, il reprend et relance seul l’entreprise familiale et se doit alors d’engager une gouvernante, ritsu, qui s’installe chez lui avec cinq orphelins. La finesse et la subtilité du trait de Mochizuki confèrent à Chiisakobé une grâce exceptionnelle. D’après le roman éponyme de Shûgorô yamamoto, publié au Japon en 1957.

 

EN TEMPS DE GUERRE

Delphine Panique

Misma

Loin des fictions historiques, Delphine Panique aborde la place des épouses restées « à l’arrière » durant la grande guerre, tandis que les hommes étaient mobilisés. L’auteure livre ces récits intimistes de familles et de femmes qui tentent de vivre dans des conditions difficiles, et son dessin minimaliste et onirique permet de composer avec l’humour qui soutient ces drames fragiles.

 

ESPRITS DES MORTS & AUTRES RECITS D’EDGAR ALLAN POE

Richard Corben

Delirium

Le génial Richard Corben rend hommage à un grand maître de l’épouvante : Edgar Allan Poe. Et c’est bien souvent dans les vieux Poe que l’on fait les meilleures histoires. Corben le prouve à travers quinze récits présentés dans leur ordre chronologique de parution. Par son trait et sa couleur si particuliers, il parvient à magnifier ces textes en leur offrant un nouveau souffle.

 

COMBATS

Daniel Goossens

Fluide Glacial

Depuis 40 ans, l’inimitable Daniel goossens (grand Prix du Festival en 1997) est de tous les combats. Parodies, pastiches et caricatures sont autant de terrains de jeux où rivalisent son humour piquant et son sens aiguisé de l’observation. Avec ce recueil de ses dernières histoires publiées dans le magazine Fluide Glacial, le créateur de Georges & Louis impose une fois encore son style indémodable.

 

DOCTORS

Dash Shaw

 Çà et là

Tammy peut ramener les morts à la vie grâce à une machine baptisée Charon. Mais ressusciter les défunts n’a rien d’un jeu innocent, tammy va l’apprendre à ses dépens… Depuis le formidable Bottomless Belly Button en 2009, l’Américain Dash Shaw multiplie les expériences graphiques, confirmant de livre en livre un talent exceptionnel de raconteur d’histoires.

 

EST-CE QU’ON POURRAIT PARLER D’AUTRE CHOSE ?

Roz Chast

Gallimard

Dessinatrice de presse, illustratrice jeunesse et auteure de bande dessinée, la New yorkaise Roz Chast raconte les dernières années de ses parents avec une tendresse, un humour et une justesse qui feraient pâlir d’envie un Woody Allen. Ce témoignage intime, qui tend à l’universel, sur la filiation et les responsabilités familiales, est encadré par une narration et un dessin réjouissants.

 

UNE ETOILE TRANQUILLE PORTRAIT SENTIMENTAL DE PRIMO LEVI

Pietro Scarnera

Rackham

Avec Si c’est un homme, Primo Levi (1919-1987) a livré au monde un témoignage poignant de l’indicible expérience concentrationnaire. C’est à la vie de l’auteur que Pietro Scarnera rend hommage, revenant en profondeur, documents d’archives à l’appui, sur l’œuvre et sur la vie de cet auteur capital de l’histoire du XXe siècle.

 

LA FAVORITE

Matthias Lehmann

Actes Sud BD

Difficile d’éviter le spoiler en parlant de ce nouveau livre très attendu de Matthias Lehmann… Entre chronique sociale et fait divers, l’auteur imagine l’histoire dramatique et singulière, dans la France des années 1970, d’un enfant cloîtré dans une demeure habitée par ses grands-parents. Ce livre en noir et blanc, d’un réalisme troublant, est porté par un graphisme remarquable.

 

LA FILLE DE LA PLAGE TOME 1

Inio Asano

IMhO

Ce manga aux décors particulièrement réalistes décrit une relation bouleversante, sans limites ni faux-semblants. Au Japon, dans une petite ville au bord de la mer, deux adolescents s’initient à la sexualité. Ils vont entraîner à leur suite le lecteur dans une exploration crue et intense, au plus près des mots, des gestes et des ressentis de ces deux personnages hésitant à s’abandonner à l’amour.

 

HIVER ROUGE

Anneli Furmark

Çà et là

Tels un roméo communiste et sa Juliette, petite-bourgeoise déjà mariée, Siv et ulrik vont devoir assumer avec force leur engagement politique et amoureux. À travers le destin tragique de ces deux amants, sous les aquarelles rêveuses et mélancoliques d’Anneli Furmark, c’est un morceau d’histoire de la société suédoise qui se dévoile au cœur d’un pays plus conservateur qu’il n’y paraît.

 

ICI

Richard Mcguire

Gallimard

Richard Mcguire fut salué par ses pairs en 1989 lorsqu’il publia l’histoire de six planches qui servit de point de départ à ce nouveau récit métafictionnel. Soit 300 pages où le temps et la narration sont abolis au profit d’une vision transversale, éphémère et empathique de l’existence. Dans un voyage sensible et infini autour d’un même motif, l’auteur américain dynamite les codes classiques de la bande dessinée sans jamais en perdre l’essence.

 

FIN

Anders Nilsen

Atrabile

Suite au décès de sa compagne, le dessinateur Anders Nilsen entame un cheminement graphique et poétique alternant souvenirs, questions, doutes et épiphanies. Avec tendresse et pudeur, multipliant les formes et les styles, l’auteur cartographie le labyrinthe incertain qu’est la souffrance, et ouvre ainsi une perspective vers un avenir possible et vivable.

 

HANS FALLADA

VIE ET MORT DU BUVEUR

Jakob Hinrichs

Denoël Graphic

Déjà remarqué l’an dernier avec La Nouvelle de rêve, adaptation dessinée du texte d’Arthur Schnitzler qui inspira le Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick, Jakob hinrichs adapte très librement Le Buveur d’hans Fallada. Mêlant l’histoire du livre à la vie mouvementée de son auteur, il interroge avec habileté les liens qui unissent la littérature et la bande dessinée.

 

LES INTRUS

Adrian Tomine

Cornélius

L’Américain Adrian Tomine (Blonde platine, Loin d’être parfait) revient avec un recueil de six nouvelles à la mise en page et aux thèmes variés. On y retrouve la sensibilité à fleur de peau de l’auteur, qui continue d’observer avec précision les dérèglements intimes de ses contemporains, personnages anonymes évoluant souvent avec peine dans l’Amérique d’aujourd’hui.

 

JOKER

Benjamin Adam

La Pastèque

Benjamin Adam continue de creuser un sillon graphique et narratif novateur mis en place en 2013 dans son remarquable Lartigues et Prévert. Inspiré par des auteurs américains comme Chris ware ou des affichistes comme Saul Bass, il nous entraîne dans une farce brillante, comédie tragique où l’absurde côtoie la beauté.

 

 LETTER 44

TOME 1 - VITESSE DE LIBERATION

Alberto Jiménez Alburquerque et Charles Soule

Glénat

Et si George Bush avait déclaré attaquer l’Irak pour protéger l’humanité d’une menace extra-terrestre ? Tel est le point de départ de ce thriller d’anticipation qui mêle habilement politique contemporaine et science-fiction. Si la place de l’Autre est au cœur des recherches de l’équipe spatiale, c’est bien de géopolitique qu’il est ici question, et d’une plongée dans le plus vaste complot de l’histoire.

 

MEGG, MOGG & OWL TOME 2 - MAGICAL ECTASY TRIP

Simon Hanselmann

Misma

Suite des aventures pathétiques de Megg et ses amis, qui continuent de passer leur temps à éviter de s’insérer dans une société qu’ils ne comprennent pas. Avec cette comédie sordide et ironique qui cerne son sujet avec finesse, Simon hanselmann multiplie les variations de styles et de tons. une joyeuse série de saynètes glauques et comiques.

 

MURDERABILIA

Álvaro Ortiz

Rackham

Auteur en 2013 de Cendres, l’espagnol Álvaro Ortiz réalise avec Murderabilia une bande dessinée policière tout à fait étonnante. Le lecteur y suit le parcours de Malmö rodriguez, jeune aspirant écrivain plutôt dilettante qui décide de vendre par Internet les deux chats de son oncle défunt. Cette idée va lui coûter cher…

 

NIMONA

Noelle Stevenson

Dargaud

Drôle et plutôt déjantée, Nimona a le pouvoir de se transformer autant qu’elle le souhaite. La jeune fille rousse évolue dans un Moyen-âge qui nous est étrangement familier, avec toutes sortes de superhéros et d’anachronismes baroques… Ce one-shot surprenant de l’Américaine Noelle Stevenson ravira sans aucun doute les lecteurs de tous âges !

 

MORTELLE VINASSE

Mai-Li Bernard

The Hoochie Coochie

Sélectionnée à deux reprises du Concours Jeunes talents du Festival, Mai-Li Bernard propose, avec un trait dépouillé à l’extrême, une courte bande dessinée muette en noir et blanc construite comme une pièce de théâtre qui tendrait à la fois vers le vaudeville et le polar. une expérience de lecture aussi originale que rafraîchissante.

 

MS. MARVEL TOME 1

Gwendolyn Willow Wilson et Adrian Alphona

Panini

Kamala Khan est une ado coincée entre des parents musulmans old school et le lycée, avec ses fêtes, ses amours... Mais quand son vœu de devenir une superhéroïne se réalise, elle va vite déchanter : le pouvoir, les responsabilités, quelle galère ! gwendolyn willow wilson et Adrian Alphona signent avec ce premier tome de Ms. Marvel un portrait authentique d’une fille d’aujourd’hui.

 

OUTCAST

TOME 1 - POSSESSION

Paul Azaceta et Robert Kirkman

Delcourt

Isolé et habité par un passé traumatisant, Kyle Barnes est sollicité pour aider à exorciser un adolescent. Mais cette expérience va confronter Kyle aux souvenirs plus que douloureux qui le hantent… robert Kirkman, le scénariste de la série Walking Dead, propose avec Outcast un comics d’horreur nerveux et diablement efficace.

 

UN PERE VERTUEUX

Ludovic Debeurme

Cornélius

Après Trois Fils, publié en 2013, Un père vertueux revient sur l’histoire de twombly, Bird et horn, trois frères contraints de vivre avec leur père, homme sévère et mystérieux. Au fil du récit, Debeurme dérègle avec brio sa mise en page et sa palette, réalisant un livre ambitieux dont le lecteur ne sort pas complètement indemne.

 

PACI TOME 3 - RWANDA

Vincent Perriot et Isabelle Merlet

Dargaud

Paci est bien décidé à abandonner son ancienne vie de trafiquant de drogue, mais son passé le rattrape et il lui faut mettre hors-circuit son ancien patron. triptyque policier efficace et remarqué, Paci conserve dans cet ultime volume toute la nervosité et le sens du mouvement que Vincent Perriot sait mettre dans son dessin, aidé par une mise en couleur très réussie d’Isabelle Merlet.

 

 LE PIANO ORIENTAL

Zeina Abirached

Casterman

S’appuyant sur un dessin délicat et une composition audacieuse, l’auteure de Mourir, partir, revenir – Le jeu des hirondelles réalise une biographie croisée entre sa jeune narratrice, ballottée par une double culture, et l’inventeur de ce piano oriental qui ne sera jamais vendu, victime du progrès technique et de la guerre. un conte pour adultes où le trait et les mots dévoilent toute leur poésie.

 

SAGA TOME 4

Fiona Staples et Brian K. Vaughan

Urban Comics

Véritable syncrétisme de la pop culture, cette série percutante mêle les thèmes et les motifs de la fantasy et de la science-fiction dans une course poursuite entraînante aux confins de la galaxie. Sous une palette de couleurs déjantées, l’univers graphique de Saga multiplie les références et les trouvailles. un space opera burlesque et unique !

 

TEL QU’EN LUI-MEME ENFIN

Killoffer

L’Association

Ce virtuose du dessin, qui se présente comme un artiste poseur, alcoolique et pervers, donne à voir l’envers du décor, les pensées inavouables du créateur en quête de reconnaissance – le prix à payer pour ce dandy imbuvable que les médias s’arrachent. recueil des pages parues dans la revue Le Tigre augmenté d’illustrations inédites, ce livre nous plonge dans les délires du double raté de l’auteur.

 

LA RENARDE

Marine Blandin et Sébastien Chrisostome

Casterman

C’est avec un humour féroce et un regard acéré que les auteurs de cet album de strips animaliers dépeignent le quotidien complètement décalé des animaux de la campagne. entre les Fables de la Fontaine et le Fantastique Maître Renard de roald Dahl, c’est tout un pan de notre société qui transparaît sous les plumes, poils et crocs de ces personnages loufoques.

 

LA REPUBLIQUE DU CATCH

Nicolas de Crécy

Casterman

reprenant de nombreux codes du manga (le livre a d’abord été prépublié au Japon), La République du catch nous fait suivre à un rythme effréné les aventures improbables d’un marchand de pianos, d’un manchot, de mafieux peu amènes et, bien sûr, de catcheurs. Les amateurs du trait de Nicolas de Crécy retrouveront avec grand plaisir l’univers riche et chaleureux de l’auteur.

 

TU MOURRAS MOINS BETE TOME 4 - PROFESSEUR MOUSTACHE ETALE SA SCIENCE !

Marion Montaigne

Delcourt

Ce quatrième recueil des notes du blog scientifico-humoristique de Marion Montaigne (Prix du public Cultura en 2013) continue sur sa joyeuse lancée. Le Professeur Moustache répond à toutes les questions les plus farfelues avec précision et humour. et tout est prétexte à une réflexion savante, pourvu que ce soit drôle.

 

TUMULTES

Hugues Micol

Cornélius

Suite et fin du triptyque entamé il y a près de 15 ans avec 3 (renommé Romanji à l’occasion de sa republication), suivi de Séquelles, Tumultes peut se lire tout à fait indépendamment des volumes précédents. Ce polar SF débridé, aux ambiances japonaises et vénéneuses et à l’humour dévastateur, vient rappeler la virtuosité et la liberté du graphisme autant que de l’imaginaire d’hugues Micol.

 

UNLUCKY YOUNG MEN TOME 1

Kamui Fujiwara et Eiji Otsuka

Ki-oon

hommage au cinéma et à la littérature japonaise du XXe siècle, ce manga atypique explore le tokyo noir des années 1960, entre faits divers et mouvements étudiants. Mélancolique et saisissant, Unlucky Young Men fait se côtoyer le sublime et la mort, à travers le portrait de petites frappes ou celui de Kenzaburo Oe, futur prix Nobel de littérature.

 

VIVE LA MAREE !

David Prudhomme et Pascal rabaté

Futuropolis

Écrite et dessinée à quatre mains dans une parfaite harmonie graphique, cette fresque de 120 pages balade le lecteur entre les clichés et les incontournables de toute station balnéaire. Portrait d’une population obsédée par la réussite de ses vacances, Vive la marée ! explore avec bonheur les activités estivales et les réflexions triviales de Monsieur et Madame Tout le monde.

 

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