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Site sur la Science-fiction et le Fantastique

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Copyright : JOJO'S BIZARRE ADVENTURE © 1986 by Hirohiko Araki / SHUEISHA Inc.

Copyright : JOJO'S BIZARRE ADVENTURE © 1986 by Hirohiko Araki / SHUEISHA Inc.

Jojolion 02

ARAKI Hirohiko

 

Les éditions Delcourt / Tonkam éditent l’œuvre de ARAKI Hirohiko, en plus de Jojolion, il publie également la saga d’ARAKI Hirohiko : Diamond is unbreakable qui en est déjà au tome 18.

 

Avec un nombre de pages sensiblement plus réduit que le tome 1 , dans le sens de lecture japonaise, comme il convient pour un « vrai manga» .

 

Le tome 3 de Jojolion est prévu pour le 1er mars 2017 ; les fans de cet auteur devront donc attendre un trimestre pour en connaitre la suite.

 

Prévue en 8 volumes.

 

Je le déconseille au moins de 16 ans.

 

Ean : 9782756081564

DELCOURT/TONKAM SHONEN

 

Résumé

 

Avec Jojolion, Delcourt/Tonkam rattrape enfin la publication japonaise de Jojo’s Bizarre adventure !

 

La ville de Morio est dévastée par le séisme de la côte Pacifique du Japon. À la suite de cette catastrophe, d’étranges édifices appelés « murs aux yeux » font leur apparition. Yasuho, une étudiante,

va trouver un jeune homme nu, coiffé d’un béret de marin, dans les décombres. Il ne se souvient de rien. Ils vont alors partir dans une quête à la recherche de son véritable nom…

 

 

 

Jojolion 01

Date de parution : 09/11/2016 /

ISBN : 978-2-7560-8155-7

Scénariste : ARAKI Hirohiko

Illustrateur : ARAKI Hirohiko

Série : JOJO'S BIZARRE ADVENTURE

Collection : DELCOURT/TONKAM SHONEN

 

Tome 3 prévue en Mars 2017

 

Copyright : JOJO'S BIZARRE ADVENTURE © 1986 by Hirohiko Araki / SHUEISHA Inc.

Copyright : JOJO'S BIZARRE ADVENTURE © 1986 by Hirohiko Araki / SHUEISHA Inc.

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Published by Stéphane Dubois - - Auteur, Manga, Fantastique, Livres, BD, Bande dessiné, Delcourt, Tonkam, Hirohiko Araki

UTOPIALES PALMARES Littérature  2016

 

Prix meilleur album de bande-dessinée Nefer, Chants & contes des premières terres, d’Arnaud Boutle, Éd. Delcourt, 2015

 

 

Cette année, les sept albums qui entrent en compétition sont :

 

• L’Apocalypse selon Magda, Chloé Vollmer-Lo & Carole Maurel, Éd. Delcourt, 2016

 

• Le dernier arpenteur des sables, Jay Hosler, Éd. Cambourakis, 2015

 

• Ex Nihilo, Stéphane Douay & Jean-François Kierzkowski, Éd. Pirate(s), 2015

 

• Nefer, Chants et contes des premières terres, Arnaud Boutle, Éd. Delcourt, 2015

 

• Pouvoirpoint, Erwann Surcouf, Éd. Vide Cocagne, 2016

 

• Transperceneige Terminus, Jean-Marie Rochette & Olivier Boquet, Éd. Casterman, 2015

 

• Zita, Sylvie Fontaine, Éd. La Boîte à Bulles, 2016

UTOPIALES PALMARES Littérature  2016

 

Prix Utopiales européen jeunesse // mention spéciale Les copies de Jesper Wung-Sung, Éd. Le Rougue Jeunesse, 2015

 

 

 

Cette année encore, le Festival International de Science-Fiction de Nantes - Les Utopiales organise deux prix littéraires dans le but de récompenser des auteurs européens du genre dit « littérature de l’imaginaire ».

 

Ce prix récompense un roman ou un recueil paru en langue française durant la saison littéraire précédant le festival et dont l’auteur est ressortissant d’un pays de la communauté européenne. Ce prix est doté de 2000 euros.

 

Le Prix Utopiales Européen Jeunesse a récompensé l’an dernier Humains, de Matt Haig (traduit par Valérie Le Plouhinec, éd. Hélium).

 

Le comité de présélection, composé d’une bibliothécaire, d’une libraire, d’une documentaliste et d’un traducteur, a retenu quatre ouvrages pour cette nouvelle édition :

•Les copies, de Jesper Wung-Sung, Ed. du Rouergue

•Empreinte digitale, de Patrice Favaro, Ed. Thierry Magnier

•La source, de Maxime Fleury, Ed. Thierry Magnier

•Les sous-vivants, de Johan Héliot, Ed. du Seuil

 

6 jeunes lecteurs volontaires, âgés de 12 à 15 ans, composeront le jury officiel : Eliott Pratz, Alban Mentzer, Iréné Brasseur, Stellen Le Moîne, Anaïs Gervais et Aglaé Thébaud

UTOPIALES PALMARES Littérature  2016

 

Prix Utopiales européen Le vivant de Anna Starobinets, Mirobole Éditions

 

Cette année encore, le Festival International de Science-Fiction de Nantes - Les Utopiales organise deux prix littéraires dans le but de récompenser des auteurs européens du genre dit « littérature de l’imaginaire ».

 

L’année dernière le prix a été décerné à L'Autre Ville, de Michal Ajvaz (traduction de Benoît Meunier, éd. Mirobole).

 

Cette année, six ouvrages entrent en compétition :

•La fenêtre de Diane, de Dominique Douay, Ed. Les moutons électriques

•Futu.re, de Dimitri Glukhovsky, Ed. L'Atalante

•Légationville, de China Miéville, Fleuve édition

•Métaquine, de François Rouiller Ed. L'Atalante

•Sous la colline, de David Calvo, Ed. La Volte

•Le vivant, de Anna Starobinets, Ed. Microbole

 

Le jury de cette année est composé de : Gwen De Bonneval (Président du jury et dessinateur et scénariste de BD), Ludovic Doucet (Nantes), Tiphaine Potiron (Nantes), Joël Dagorn (Maisons-Lafitte) et Aline Celhay (Saint-Nazaire).

Prix Joël-Champetier

 

Prix Joël-Champetier (prix hébergé par Les Utopiales)Olivier Paquet pour Graine de fer

 

Le prix Joël Champetier est pour la première fois hébérgé aux Utopiales.

 

Joël Champetier était un auteur québécois de fantasy et de science-fiction qui nous a quittés en mai 2015. Outre les seize romans à son actif, il a été le rédacteur en chef de la revue Solaris pendant près de vingt ans. Un prix a été créé à son nom, qui s’adresse aux auteurs de nouvelles non canadiens qui écrivent en français, dans les domaines de la science-fiction, du fantastique et de la fantasy.

 

Le ou la gagnante recevra 1000 € et verra son texte publié dans les pages de la revue Solaris.

UTOPIALES PALMARES Littérature  2016

Prix Julia Verlanger

 Le club des punks et l'apocalypse zombie, Karim Berrouka, Éd. Actu SF

 

La fondation Julia Verlanger a été créée par Jean-Pierre Verlanger sous l'égide de la fondation de France en 1986 pour perpétuer la mémoire de son épouse (1929-1985), auteur de nombreux romans de science-fiction sous le pseudonyme de Gilles Thomas. Il récompense chaque année un roman fantastique ou de science-fiction.

 

Cette année, cinq ouvrages entrent dans la compétition :

•FUTU.RE, Dmitry Glukhosky, Éd. L'Atalante

•Le Club, Michel Pagel, Éd. Les moutons électriques

•Le club des punks et l'apocalypse zombie, Karim Berrouka, Éd. Actu SF

•La justice de l'ancillaire, Ann Leckie, Éd. J'ai Lu

•Métaquine 1 & 2, François Rouiller, Éd.L'Atalante

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Published by Stéphane Dubois - - Prix, Palmarès, Auteur, album, BD, Utopiales Nantes, science-fiction, SF, LITTERATURE, Livres

Illustration: Timothée Rouxel

Illustration: Timothée Rouxel

F47. Dimension Skylark

1 E.E. « Doc » Smith

 Rivière Blanche

 

E.E. « Doc » Smith, est peu connu des nouvelles générations, il marqua pourtant toute une partie de l’histoire de la Science-fiction.

 

Il fut l’un des précurseurs de ce que nous nommons désormais le « Space opéra », beaucoup furent ses héritiers.

 

Les éditions « Rivière blanche » en publiant « Dimension Skylark 1 », nous offrent non seulement la possibilité de relire cette saga, dont seul le premier tome avait été dans le passée publié au « Rayon vert ».

 

Mais en plus de retraduire le texte, il nous permet de bien mieux connaitre l’auteur, grâce à  l’introduction de Jean-Marc Lofficier et également à l’important travail de bibliographie, ainsi qu’une postface de John W.Campbell.

 

Je vous conseille, plus que fortement d’acheter cet ouvrage, et vous plonger dans le catalogue de « Rivière Blanche »

 

 

Prix 40,00 € 

Référence F47

 

 

Edward Elmer "Doc" Smith traduit par Martine Blond & J.-M. Lofficier

Fusée 47. Dimension Skylark 1

ISBN-13: 978-1-61227-530-7

632 pages

Introduction par Jean-Marc Lofficier

 

Bibliographie

 

- 1. Le Skylark de l'Espace (traduction revue et complétée par Jean-Marc Lofficier)

- 2. Skylark III (traduit par Martine Blond)

 

Postface de John W. Campbell

 

Illustration: Timothée Rouxel

 

Edward Elmer "Doc" Smith (1890-1965) est, à juste titre, considéré comme l'un des pères du "space opera" aux côtés de Edmond Hamilton et de Jack Williamson.

 

Surtout connu en France pour sa saga des "Fulgur" (Lensmen), Smith est également l'auteur d'une autre série, celle des "Skylark", dont le premier tome fut rédigé en 1919, mais publié seulement en 1928 dans les pages du célèbre magazine Amazing Stories.

 

Les Skylark, c'est l'histoire de l'inventeur Richard Ballinger Seaton qui, après avoir découvert le secret de la libération contrôlée de l'énergie nucléaire, part avec sa fiancée et ses amis à la conquête de l'espace à bord d'un astronef nommé Skylark. Mais outre les complots de son diabolique rival, le Dr. DuQuesne, Seaton devra également déjouer ceux de maléfiques races extra-terrestres visant la conquête de l'Univers.

 

Ce volume présente les deux premiers romans de la série. Le premier, jadis publié au Rayon Fantastique en 1954 sous le titre La Curée des astres, a été entièrement retraduit, réinsérant de nombreuses coupures effectuées dans la version d'Amazing pour la publication en volume.

 

Le deuxième tome était demeuré inédit en France.

 

Cette édition inclut une préface de Jean-Marc Lofficier, une postface de John W. Campbell, et une bibliographie exhaustive de Smith

 

En PDF sur ce site, le premier chapitre, bonne lecture.

En PDF, le premier chapitre, bonne lecture.

Dimension Skylark 1 E.E. « Doc » Smith  Rivière Blanche

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Entretien avec  Axelle «Psychée» Bouet « Les Chants de Loss »

*********

 

Entretien avec 

Axelle «Psychée» Bouet

« Les Chants de Loss »

 

Stéphane Dubois,

Bonjour, Axelle «Psychée» Bouet,

Entre notre premier entretien en 2009 et la publication du premier tome de ta saga «  Les Chants de Loss » quelles ont été tes créations ?

 

Axelle «Psychée» Bouet,

2009… presque l’impression d’une vie passée en fait. Ce n’est même pas une image. Quand j’ai commencé à travailler sur les Chants de Loss, j’ai ouvert une boite de Pandore, cela revenait à changer de vie ; plus exactement celle-ci a-t-elle changé quand j’ai commencé à être connue, reconnue, et considérer que j’avais désormais un devoir envers mes fans et tous les gens qui ont acheté le premier tome, et qui attendent le second, mais aussi le jeu de rôle dans le monde de Loss.

 

En fait, de 2009 à début 2014, j’ai travaillé bon an mal an à mon métier : l’illustration. J’ai renoncé en cours de route à la bande dessinée, pour tout un tas de raisons, mais avant tout le rapport travail/rémunération qui était simplement catastrophique. Tant de boulot, difficile pour moi, difficile en général, pour presque aucun retour financier, était une intense source de frustration, pas de passion on d’engouement. J’ai donc dis : plus jamais.

 

Mais vers 2013, les mois sans travail étaient plus nombreux que les mois avec, je déprimais, je n’arrivais même plus à dessiner pour moi-même, je faisais pour dire vrai un joli début de dépression. C’est suite à une discussion avec un ami, que j’ai suivi son conseil : si je ne pouvais plus dessiner, je pouvais écrire. Et de ce conseil, mûri quelques –courts- temps, est né l’idée des Chants de Loss. La suite, tu la connais un peu, je pense…

 

Stéphane Dubois,

De tous les auteurs avec qui j’ai un entretien en neuf ans, tu es la première à citer comme l’une des sources de ton inspiration le « Monde de Gor » de John Norman, n’est pas contradictoire avec ton côté féministe, vu la place des « kajiras » dans cet univers très particulier.

 

Axelle «Psychée» Bouet,

Je cite, avant, pas mal d’autres auteurs, mais tu t’y arrête parce qu’en effet, c’est peu commun. Ah ça, c’est particulier, oui. La saga de Gor par John Norman, pour le lecteur qui ne connait pas, c’est une série en 33 volumes, commencé en 1967, et achevée (je crois) en 2013 dans un monde de planète-fantasy un peu à la Conan, mais sexiste au dernier degré, où l’auteur considère –et justifie ! - que la femme est naturellement esclave (sexuelle de préférence), et l’homme est naturellement le dominateur ultime. Il l’explique d’ailleurs en long et en large avec une foule de détails qui confine à la nausée. Mais il a inventé un monde très riche, jouant avec une uchronie employant l’antiquité comme base, mais qui aurait évolué très différemment, et des emprunts à la SF.

 

Quant aux idées de l’auteur, au mieux, elles font sourire par leur naïveté, au pire, elles finissent par mettre en colère la plupart des lecteurs un tant soit peu lucides ou ouverts d’esprit sur les rapports hommes/femmes. Il a d’ailleurs fait l’objet d’une controverse magistrale par les mouvements féministes américains dans les années 80-90. Il y avait largement de quoi. A titre personnel, je ne peux pas sacquer l’auteur – et j’ai eu du mal à lire ses romans, pas très bien écrits, et mal traduits par des traducteurs de romans de gare pas très bien payés.

En fait, on s’est toujours dis, avec quelques amies qui ont lu comme moi quelques volumes, que Gor aurait dû être écrit par une femme, ce qui aurait profondément, à priori, changé son sujet. Quand j’ai créé le monde de Loss et le sujet de mon roman, j’avais décidé que celui-ci serait la révolte et la dénonciation des pires travers de la nature humaine, dont l’esclavage et le sexisme, à travers un récit dur et sur lequel je ne me montrerais en rien consensuelle. 

 

Nier alors que Norman fut l’une de mes inspirations, ce serait franchement gros, et même si je ne l’aime pas et n’aime pas les idées qu’il diffuse dans ses romans, j’adore l’univers qu’il a conçu et respecte le travail que cela lui a demandé. Mon récit, qui tient sur neuf tomes, est en effet dur, et polémique… je me suis déjà faite incendier et harceler pour avoir osé décrire sans complaisances, mais sans jamais prendre parti en tant que narratrice, des horreurs qui ne sont que le reflet de ce que nous, humains, avons fait dans l’histoire et faisons encore.

 

De ce côté-là, j’ai eu aussi d’autres inspirations, l’une des plus importantes, bien avant Norman, étant Tanith Lee avec La Saga d’Uasti, et pour la manière de montrer l’horreur de la nature humaine, les écrits de Camus, surtout la Peste.

 

Vala, si vous ne l’avez pas deviné, je suis féministe. Dans Loss, se trouvent la somme de mes pires rêves et mes plus splendides cauchemars, un exutoire personnel à la folie humaine que j’ai trop souvent touché de près, comme témoin ou victime.  Et si Loss n’est pas du tout un roman d’horreur, certains chapitres sont bel et bien écrit pour toucher profondément le lecteur, le faire réagir, le révolter et éveiller son indignation.

 

Parfois, les gens ont décidé de l’être contre moi, qui ai écrit ces mots, et non contre mon histoire elle-même. Mais cela prouve que ça marche !

 

Stéphane Dubois,

Quel fut l’accueil de ton premier tome ?

 

Axelle «Psychée» Bouet,

J’ai eu un peu mal à le faire connaitre au tout début, mais cela n’étonnera personne, au vu de la multiplication des sorties littéraires papier et numériques. C’est aux premières illustrations inspirées du monde de Loss que sont arrivés des lecteurs, des curieux, puis de véritables fans, nombreux maintenant.

 

Et c’est là que j’ai pu avoir des retours, alors que le premier tome était à peine édité. Le public le plus enthousiaste est féminin, je dirais que plus des deux tiers des lecteurs sont des lectrices. Dans la grande majorité des cas, les retours sont élogieux, enthousiastes, passionnés, et si vous demandez, y compris des féministes. Ils soulignent toujours la gravité des propos, les côtés terribles du sort pénible que vit le personnage principal, et sont impatients de le voir évoluer, se révolter, se battre contre l’univers où elle est plongée. Comme il y a beaucoup de protagonistes, dont au moins quatre principaux, chaque lecteur a son préféré et s’attache à ses aventures.

 

Les plus beaux éloges sont sur trois sujets : la profondeur des personnages, la richesse de l’univers, et la manière dont certains passages peuvent marquer le lecteur. J’en ai fait pleurer quelques-uns, ce qui me fait très plaisir !

 

Désormais, je sais que j’ai tout un tas de gens qui attendent chaque nouveau chapitre, et j’ai une certaine pression car le tome 2 est quasi fini, et tout le monde attend avec impatience de le voir disponible à l’achat, même ayant lu gratuitement tous les chapitres sur Internet. Et comme je le souligne ci-dessus… parmi toutes les réactions, il y a aussi les (rares) rejets viscéraux confinant même à la haine, le reproche du contenu du roman, de ses thèmes, de son sujet… C’est une minorité qui, je dirais, ne réalise pas bien que si cela les révolte, c’est bien parce que c’était mon but, et pas par complaisance. Mais ils ne prennent pas le temps d’y réfléchir. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu en 4ème de couverture, et sur la préface du bouquin !

 

Stéphane Dubois,

Tu prévois 9 volumes, tu n’as pas peur, soit de « tourner en rond », soit de manquer d’inspiration pour te lancer dans un tel projet ?

 

Axelle «Psychée» Bouet,

J’ai prévu neuf tomes dès que j’ai établi le plan de la saga : ils ont tous leur synopsis depuis avant même les premiers chapitres, j’ai écrit la quasi-totalité des deux derniers chapitres de la saga, et je tiens un plan de développement dont j’évite de trop m’écarter… quand cela arrive, c’est la faute à mes personnages, ils font des bêtises tous seuls sans que je puisse toujours les remettre dans la ligne de mon scénario ! Et, oui, quand on écrit, au bout d’un moment les protagonistes qu’on couche sur le papier se mettent à avoir une vie propre… ce qui devait tenir en trois pages peut en faire sept, ce qui devait se produire au chapitre 8 arrive au 5 ou au 11, etc… Aussi précis soit-il l’auteur ne peut pas anticiper toutes les actions et réactions possibles à une situation, c’est en cela que mes héros font des choses que je n’avais pas prévus.

 

Mais sinon, non, ne j’ai pas du tout crainte de tourner en rond ou tomber en panne d’inspirations ! J’ai surtout peur de mettre plus de dix ans à écrire tout cela, à cause de mes soucis de santé. Et ça, ça me chagrine bien plus. Maintenant, ce n’est pas une crainte qui doit me faire hésiter !

 

Stéphane Dubois,

C’est tout un univers que tu prévois de faire, tu es en train de développer, un jeu de rôle en ligne, c’est une forme de création qui ta toujours attiré ? Quand peut-on espérer pouvoir y jouer ?

 

Axelle «Psychée» Bouet,

Ah non, pas un JDR en ligne, mais un bon vieux jeu de rôle papier, avec dés et feuilles de personnages. Il se nomme Les Chants de Loss, le jeu de rôle, il a un éditeur –autre que mes romans- et c’est un pavé qui demande un énorme travail de création et de rédaction, et que j’écris avec deux co-auteurs : Emilie Latieule, et Alysia Lorétan. S’y ajoute pour le premier livre de supplément consacré à Armanth, la Cité des Maitres-marchands, Stéphanie Roth.

 

Oui… y’a que des filles dans cette équipe. Je ne l’ai même pas fait exprès !

 

Et normalement, il devrait être publié dans le courant du second trimestre 2017… Vers Avril si tout va bien. On peut en suivre, comme pour les romans, l’avancée sur le site qui lui est consacré.

 

Stéphane Dubois,

La saga littéraire et le jeu seront totalement indépendants, des personnages nouveaux seront-ils dans le jeu ?

Dans la Saga littéraire, peu ton espérer y trouvez  des « indices » pour le jeu ?

 

Axelle «Psychée» Bouet,

Le roman est une aventure, une saga qui se passe dans le monde de Loss, qui en dévoile les plus profonds secrets et finit par en révolutionner certains aspects majeurs. Je vais éviter de spoiler en disant quoi, mais on devine bien ce qui va tomber en lisant les romans… ce que le lecteur a le plus envie de voir tomber, forcément !

 

Le jeu de rôle est contemporain au premier tome, mais il se passe quelques années avant. Aux joueurs, au meneur de jeu, alors, de prendre en main l’univers et de décider de son futur et de son destin : il ne peut être celui des romans, et, par exemple, deux personnages majeurs du roman, Lisa et Elena, les deux héroïnes terriennes, ne sont jamais décrites dans le jeu de rôle… car celui-ci se passe avant leur arrivée sur Loss.

 

Il n’y a donc pas d’indices dans le roman pour le jeu de rôle. Par contre, le jeu de rôle révèle des secrets de la saga du roman, des explications de certaines choses que les lecteurs des romans vont découvrir par la suite. Ces explications sont clairement précisées comme des spoils… et il vaut mieux que seul le meneur de jeu les lise et pas les joueurs ! Et il peut même très bien se passer de les lire ou n’en lire qu’une partie. Ces informations qui dévoilent les secrets du monde et des romans de Loss ne seront d’ailleurs jamais dévoilés sur le net, pour éviter les diffusions de ces infos.

 

Stéphane Dubois,

À voir les illustrations du site de jeu, il y a des aspects assez érotiques, plus que dans la saga littéraire ?

 

Axelle «Psychée» Bouet,

Sur deux tomes, les romans comptent actuellement trois chapitres de scènes explicitement sexuelles, plus deux chapitres au contenu très glauque, si je compte les plus remarquables. L’érotisme n’est pas son sujet, mais une de ses composantes. Et le jeu de rôle n’a pas de composante érotique… sauf celles que le meneur de jeu et les joueurs voudront y mettre, en rapport avec les thématiques du monde de Loss.

 

Mais j’adore dessiner l’érotisme et ses aspects, dont je me suis fait plaisir. Du reste les illustrations érotiques sont très minoritaires dans toutes celles que j’ai produite pour illustrer le jeu de rôle et les romans. Mais je le répète : j’adore ça ! C’est un sujet qui me passionne alors de temps en temps, je cède à mes envies !

 

 

******************

 

Résumé de la Saga : Les Chants de Loss

 

 

Tome Un : Armanth

Venez à la rencontre des Chants de Loss. Une série  de romans dans un univers de fantasy Da Vinci-punk, sur un monde étranger et lointain, qui n’était pas fait  pour les humains.

 

Par Axelle «Psychée» Bouet, illustratrice, créatrice et romancière

 

Les Chants de Loss

Nombre de pages : 257

Prix de vente : 20 CHF

ISBN : 978-2-36868-145-9

Auteur

Axelle «Psychée» Bouet

Editeur

Les Chants de Loss

 

 

Loss est l’histoire d’une révolution.

Loss est une planète jeune, sauvage et  rude, où la faune et la flore rivalisent de  gigantisme. Loss est un monde vierge dont  peu encore est exploré, et connu. Un monde  hostile et flamboyant de vie. Un monde qui  n’était pas fait pour les humains. 

 

Loss est le nom d’un métal rare et précieux,  qui a assuré le progrès de ces hommes importés sur cette planète, les amenant à une civilisation au flamboiement de la Renaissance. Il leur a permis de créer des navires lévitant, des dynamos électriques et des armes à impulsion magnétique. Il a fondé leurs civilisations. Il a donné aux hommes le moyen de créer des merveilles, mais tout autant de tragédies.

 

Mais, surtout, certains rares individus, en présence de ce métal, s’y accordent, comme un diapason fait résonner le verre et apprennent soudainement à Chanter avec lui.

 

Le Chant de Loss permet de manipuler  la gravité, et l’électromagnétisme. Il peut faire des miracles. Il peut changer le monde et le détruire. Les Chanteurs de Loss ont failli anéantir leur espèce. Ils sont craints, pourchassés et asservis. Si on les utilise, on ne leur permet plus d’exister.

 

Cependant, s’il est une leçon que les terriens, encore aujourd’hui arrachés à leur foyer et leur planète, ont appris aux lossyans, et savent mieux que personne, c’est que rien n’est véritablement impossible aux humains, le pire comme le meilleur, dès lors qu’ils le pensent possible.

 

Loss est le récit de cette leçon, quand, pour survivre, ne reste que la révolte et la révolution d’un monde tout entier.

 

Les romans Les Chants de Loss

Les Chants de Loss s’étalent sur 9 volumes, dont un est publié et un second bientôt achevé. Ils racontent l’histoire de Lisa, terrienne perdue sur Loss ayant commencé au plus bas de l’échelle sociale ; brisée et asservie, traumatisée, conditionnée, croyant avoir tout perdu, elle va reconquérir de son intelligence et de son courage sa liberté dans un monde sexiste, aussi cruel qu’il est merveilleux et exotique. Mais elle est Chanteuse de Loss, elle détient un pouvoir ravageur et irrésistible. Une arme que rien ne peut arrêter.

 

Elle va devenir un outil, puis l’étendard d’une lutte pour la liberté, celle d’une partie des peuples des Mers de la Séparation. Emmenés par des  idéaux de progrès humain, social et scientifique, ceux-ci vont se battre  contre la toute-puissance de l’Église du Concile Divin, empire surpuissant et monstre tentaculaire établi partout et se considérant légitime à diriger le destin des hommes, et leur imposer ses Dogmes.

 

Cette lutte emportera tout, y compris Loss, elle-même qui, à travers ses chamans, ne pourra rester neutre dans un conflit qui dévoilera les origines étonnantes et vertigineuses d’un mystère qui perdure depuis la nuit des temps. Qui sont les lossyans ? Comment ceux-ci sont parvenus sur Loss, ce monde qui n’est pas fait pour eux ? Et qui enfin, apporte sur Loss des humains venus de la Terre, et pourquoi ?

 

Qu’est-ce que les Chants de Loss ?

Les Chants de Loss sont une série de romans, un univers et un jeu de rôle, de fantasy Da Vinci-punk sur un monde étranger et lointain, qui n’était pas fait pour les humains.

 

Loss est un monde où créatures mortelles, pouvoirs mystérieux, secrets  oubliés et civilisations anciennes côtoient la science de la Renaissance,  les merveilles technologiques des génies et des ingénieurs, les exploits  des navires lévitant, des armes à impulsion et des premières machines  électriques, et les effrois des premières expériences sur la vie.

 

Loss est peuplé dans l’ensemble des terres formant un sous-continent autour des Mers de la Séparation. Mille après le Long-Hiver provoqué par les Chanteurs de Loss, qui menaça de faire disparaitre tous les hommes,  les sociétés ont prospéré en une vingtaine de cultures dirigées le plus

souvent par des Cités-Etats. Un empire domine pourtant les Mers de la Séparation, l’Hégémonie d’Anqimenès, fief de la toute puissante Eglise du Concile Divin. Cette religion qui a écrasé presque toutes les autres formes de culte devenus marginaux impose partout par la parole et la force militaire sa loi, et décide ce qui est moral et de ce qui est impie.

 

Une seule Cité-Etat fait véritablement de l’ombre à sa toute-puissance :

Armanth, capitale de l’Athemaïs. La Cité des Maitre-marchands, le havre des savants et des libres penseurs, la cité aux cent milles esclaves, la plus grande et la plus libre ville de tout Loss.

 

«Les Chants de Loss, c’est la somme de mes pires rêves et mes plus splendides cauchemars. Oui, dans cet ordre là. D’aucuns diront que c’est un vrai univers de jeu de rôle, certains parleront de féminisme ou au contraire de sexisme, d’autres qu’il raconte un récit terrible et dérangeant, voire effrayant. S’il est tout cela à la fois et surtout s’il ne peut vous laisser indifférent, c’est qu’il aura atteint son but.

 

J’aurais du mal à citer toutes les inspirations, et vous seriez surpris d’y trouver en vrac le cycle de Dune (Franck Herbert), la saga d’Uasti (Tanith Lee), Nausicaä de la Vallée du Vent (Miyazaki), ou encore Conan (Robert  E. Howard), sans oublier des choses plus étranges comme l’Hypothèse Gaïa (James Lovelock), ou la saga de Gor (John Norman). A cela, soupoudrez le tout de divers films et séries télévisées (comme Da Vinci’s Demons ou Outlander), de jeux de rôles aussi variés qu’Animonde et Pendragon en passant par Shaan et Prophecy, de mon amour des créatures de l’Eocène et du Crétacé ; enfin de ma passion pour la Renaissance Italienne et  Vénitienne. J’aurais pu parler de mon engouement pour la science-fiction en général, qui se devine beaucoup dans le monde de Loss, mais ce serait discuter d’évidences.»

Illustra tion du Jeu de Rôle et du Roman
Illustra tion du Jeu de Rôle et du Roman
Illustra tion du Jeu de Rôle et du Roman
Illustra tion du Jeu de Rôle et du Roman
Illustra tion du Jeu de Rôle et du Roman
Illustra tion du Jeu de Rôle et du Roman

Illustra tion du Jeu de Rôle et du Roman

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Entretien Jean-Marc Dhainaut. Au-delà d'un destin

Entretien Jean-Marc Dhainaut.

Au-delà d'un destin

 

Stéphane Dubois,

Bonjour Jean-Marc Dhainaut, tu es l’auteur de nombreuses nouvelles, tu écris depuis quand et quel fut ta première publication ? Comment as-tu commencé ta carrière d’écrivain, tu as suivi des études littéraires?

 

 

 Jean-Marc Dhainaut,

Bonjour Stéphane. J’avais 22 ans lorsque j’ai écrit mon premier texte. C’était donc en 1995. Il s’agissait d’une courte histoire que j’avais simplement publiée sur mon site internet à l’époque (un site sur le Moyen Âge). Une histoire médiévale Fantastique, avec de la magie, etc… Bref, des ingrédients classiques dans ce genre bien connu, mais je n’ai jamais eu le courage de le terminer et je m’étais arrêté là. L’histoire avait malgré tout plu à une institutrice qui m’avait demandé mon accord pour l’utiliser avec ses élèves. Ce n’est qu’en 2013, 18 ans plus tard, que je me suis remis à l’écriture en répondant simplement à un instinct.

 

Vraiment ! Quand on me demande comment j’en suis venu à l’écriture, c’est la seule réponse que je peux donner. J’avais un scénario qui me trottait dans le coin de la tête depuis deux ou trois ans (celui de « Au-delà d’un destin », mon premier roman), mais il me manquait la motivation et le temps pour l’écrire. Je me suis alors lancé sans la moindre conviction dans l’écriture avec des histoires assez pittoresques et humoristiques en intégrant mes amis de Facebook dans des récits de vampires, de cimetières, etc… Je faisais cela uniquement pour m’amuser, mais c’était tellement prenant (tant pour moi que pour les lecteurs) que j’ai compris que cet instinct qui me poussait à écrire devenait de plus en plus étrange et motivant. Je me suis alors mis à écrire plus sérieusement, comme je le sentais, en participant à des concours de nouvelles dans lesquels j’ai toujours obtenu de bons classements et atteint la finale lors de ma dernière participation.

J’ai alors réalisé que j’étais vraiment capable d’écrire et je me suis lancé dans l’écriture de mon roman dès que j’ai senti que c’était le moment.  En fait, je me disais simplement qu’un jour je m’y mettrais… Et un jour arrive où il faut arrêter de se dire « un jour… » et il faut se lancer. En 2014, c’était le bon moment car j’avais besoin de me retrouver seul avec moi-même pour écrire. Le scénario avait mûri et je n’avais qu’à suivre la route qui s’ouvrait devant moi. Entre nous, je n’ai jamais suivi d’études littéraires et je n’ai jamais voulu suivre de méthodes, de guides ou de conseils pour écrire. Lire beaucoup, avec des choix très précis, sélectifs et exigeants a été ma seule formation.

 

Comme je l’ai dit, j’ai simplement suivi mon instinct. J’ai marché au feeling. Je savais comment structurer mon roman et tous les ingrédients dont il avait besoin pour en faire une histoire que je voulais captivante et immersive, car je n’ai fait qu’écrire le livre que j’ai toujours rêvé de lire. Et croyez-moi, comme je l’ai dit, je suis très difficile et exigent en lecture. Toutefois, je ne me considère pas comme un écrivain. Ce n’est pas mon métier. Je n’en vis pas et n’en vivrai certainement jamais. Ce mot « écrivain », je le laisse aux élites. Ceux qui ne font que ça de leur temps et qui sont parvenus à percer. Moi, je suis là simplement parce que j’ai des histoires à raconter à qui veut bien les lire. Et je le ferai tant que j’en éprouverai beaucoup d’émotion et de plaisir.

 

Stéphane Dubois,

Tu as, je crois, toujours été attiré par la période médiévale pour cette période t’attires-elle particulièrement ?

 

Jean-Marc Dhainaut,

Depuis mes plus vieux souvenirs, cette époque m’a fasciné. Je me souviens de mon tout premier livre : la BD Robin des bois, de Walt Disney. Les dessins des maisons, des rues, des épées… J’ai du mal encore à le définir, mais ça m’a pris les tripes. Ce que j’en ressens est une vaste émotion quasi indescriptible, une réelle attirance. J’adore les châteaux forts, les vieilles chapelles, les vieilles pierres. J’ai aussi été acteur dans des spectacles médiévaux etc… Bref, j’éprouve une certaine nostalgie de cette époque, comme quelqu’un qui se retrouverait exilé loin de son pays, et qu’il en éprouverait le manque. Et en écrivant ce premier roman je m’y suis littéralement plongé, et j’ai ressenti tellement de choses « en y étant », que le lecteur se sent lui aussi du voyage.

 

Stéphane Dubois,

Ton dernier ouvrage « Au-delà d'un destin » récemment sorti fait voyager ton principal personnage de notre époque à la période médiévale, tu peux nous en parler sans spolier le livre ?

 

Jean-Marc Dhainaut,

Dans la plupart des romans que j’ai lus et qui faisaient référence au voyage dans le temps, il m’a toujours manqué cette empathie vis-à-vis des émotions des personnages concernés. En extrapolant un peu, je dirais que souvent un type se retrouve dans le passé (ou le futur), et s’en accommode facilement, sans trop se poser de questions et se fait des potes ou des ennemis et vit sa petite vie et sa petite aventure. Concrètement, si on a un minimum de lucidité on se dit qu’à la place d’un de ces personnages, si on devait se retrouver brusquement dans le passé ou dans le futur, eh bien la première chose que nous ferions serait de paniquer, non ? L’absence de tels sentiments est parfois vraiment flagrante. C’est pour cette raison que mon roman est imprégné de beaucoup d’émotion sur ce que ressent le personnage et de toutes les questions qu’il se pose, ainsi que de détails, qui d’ailleurs tentent de briser certains clichés ou certaines certitudes sur ce que l’on pense savoir de cette époque.

 

Stéphane Dubois,

Tu as des retours du public, comment voit-il cet ouvrage ? Un roman a suspens,  un roman fantastique, quel public touche tu avec cet ouvrage, et bien sûr les précédents ?

 

Jean-Marc Dhainaut,

Malgré qu’aucun roman ne saurait plaire à tout le monde, je suis agréablement surpris par tous les retours positifs que j’ai pour l’instant. Là où je le suis même davantage, c’est de voir que le roman a déjà su toucher un large public. Dire qu’Au-delà d’un destin est un roman Fantastique est vrai, mais il va plus loin. Car il est surprenant de voir que des lecteurs qui n’étaient pas du tout adeptes de ce genre l’ont apprécié. Parfois même des personnes âgées. Je ne sais pas ce qui fait cette différence avec le terme « Fantastique » auquel on pourrait s’attendre, mais le roman passe partout. Le retour le plus émouvant qui m’a été fait à plusieurs reprises a été celui où des lecteurs ont avoué que les personnages leur manquaient, une fois le roman terminé. Et d’autres qui me disent avoir pleuré en le lisant, lors de certains passages. Et je m’étais dit en écrivant ce livre que si en le lisant, les lecteurs ressentiraient toute l’émotion que j’ai moi-même ressentie en l’écrivant, alors le défi serait gagné. Je crois que c’est cela qui me motive : pouvoir écrire pour tout le monde et apporter de l’émotion et faire voyager le lecteur, l’enfermer dans une sorte de bulle, loin de tous ses problèmes, dès qu’il commence à lire.

 

 

Stéphane Dubois,

Le voyage temporel est un thème récurrent dans le fantastique, tu penses y apporter quelles particularités ? 

 

Jean-Marc Dhainaut,

En effet, le voyage dans le temps est un grand classique, mais il me passionne et j’ai voulu l’aborder d’une manière différente de ce que l’on peut trouver à ce sujet. Cette différence se comprend, bien entendu, lorsqu’on arrive vers la fin de l’histoire où toutes les pièces du puzzle s’assemblent, alors que le personnage cherchait encore à comprendre comment il était arrivé ici, en l’an de grâce 1214. La manière dont le voyage dans le temps est abordé dans « Au-delà d’un destin » m’a justement permis d’élargir toutes les possibilités en défiant les paradoxes, car le contexte paranormal qui y est intégré est une source intarissable pour l’inspiration et l’imagination, et en le mariant ainsi avec le voyage dans le temps, c’est vite passionnant. Qui sait si un jour le plus cartésien des scientifiques pourrait se retrouver bouleversé face à tout ce qui pourrait soudain anéantir ses plus ferventes convictions et l’amener à la réflexion ? Le temps est malléable, et il suffit de passer une certaine frontière pour que tout devienne possible. Enfin… si j’en crois ce qui est écrit dans Au-delà d’un destin.

 

 

Stéphane Dubois

Tu as déjà écrit des textes fantastiques par le passé, c’est ton genre de prédilection ? Quelles sont tes influences littéraires en la matière ?

 

 

Jean-Marc Dhainaut,

Comme évoqué plus haut, mes textes baignent toujours dans une atmosphère émotionnelle et surnaturelle dans lesquelles le Fantastique se plie à merveille en ce qui me concerne. Paradoxalement, mes influences ne viennent pas du domaine littéraire, plus plutôt cinématographique. Depuis tout petit, je suis fasciné par les vieux épisodes de La Quatrième Dimension.

 

Je pense que Rod Serling était un génie. Certains scénarios sont époustouflants. Ensuite, pour l’approche émotionnelle, j’ai toujours été touché par les films de Robin Williams ou de Tom Hanks, par exemple. Je ne suis pas un amoureux des grandes œuvres littéraires. Pour tout vous dire, les belles proses, les longues descriptions inutiles ou les métaphores m’ennuient. Et c’est parce que je cherche d’autres choses que j’écris d’autres choses. Toutefois, j’aime beaucoup les romans de James Herbert. C’est un autre registre, mais qui m’inspire dans l’écriture de mon second roman relatif à l’histoire d’une maison hantée par l’esprit d’un soldat de la Première Guerre mondiale.

 

Stéphane Dubois,

Quels sont tes projets littéraires ?

 

Jean-Marc Dhainaut,

Je viens de terminer le manuscrit de mon second roman : un roman Fantastique/Épouvante. Et l’idée d’une suite à Au-delà d’un destin me trotte dans la tête, mais je n’en suis pas encore là. J’ai une seule devise dans la vie : fais ce que dois, advienne que pourra. Alors, je verrai bien où cette route me conduira. Vous venez avec moi ?

Entretien Jean-Marc Dhainaut. Au-delà d'un destin

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L'auteur

L'auteur

Entretien :

Samar Hachem,

Les Élus et les Pierres stellaires.

 

 

Stéphane Dubois,

Bonjour Samar Hachem,

Vous avez commencé à écrire à l’âge de 13 ans !, quels sont les auteurs qui on marqués votre enfance ?

 

Samar Hachem,

J’adorais depuis toujours lire des livres, surtout du fantastique et de la science fiction. Je dévorais les Harry Potter, Narnia, Seigneurs des Anneaux… et puis un jour j’ai voulu créer ma propre histoire avec mes propres personnages et mon héroïne Sheila qui a grandit avec moi au fil des tomes. Au début, ce n’était pas prévu que ce soit une saga, et puis en modifiant un peu la trame, j’ai décidé à 13 ans de me lancer dans l’aventure et d’écrire 6 tomes ! Depuis, je participe à de nombreux salons du livres où je rencontre mes lecteurs, c’est eux qui m’encouragent et me poussent à continuer, partager mes rêves et mon histoire avec mon public est ce qui me satisfait dans cette aventure.

 

Stéphane Dubois,

Vous êtes d’origine libanaise, les mondes de l’imaginaire du Moyen-Orient, ont-ils participé à forger le vôtre. De même vous êtes de la génération « Club Dorothée » ?

 

Samar Hachem,

Je ne suis pas du tout de cette génération étant donné que j’ai 22 ans :) 

Ce que j’ai pu tirer du monde du Moyen-Orient, c’est les conflits là bas que j’ai retranscrit dans mes livres, notamment le bien contre le mal avec le bien qui gagne rarement car il est du coté du respect et de l’honnêteté tandis que le mal n’hésite pas a manipuler et tricher. Je critique beaucoup la société à travers SHEILA, l’héroïne, dans mes livres. Elle ne veut pas faire comme tout le monde, aller à l’école, faire des études, avoir un métier, se marier… elle déteste les codes et veut être unique et faire de grandes choses. Et elle va être servie !

 

Stéphane Dubois,

Vous êtes étudiante en école de commerce dans quelles mesures, la littérature à ou pas impacté vos choix professionnels.

 

Samar Hachem,

Je viens de terminer mon master en école de commerce et je souhaite travailler en marketing dans les entreprises de cinéma tels que 20th century Fox ou encore Warner Bros. Je commence mon stage de fin d’études chez 20th century fox dans quelques semaines et j’en suis ravie ! C’est un monde qui me plait beaucoup et où je me suis vraiment épanouie. Mes études m’ont aidé pour le coté communication et promotion. J’ai appris les différents outils de communication et je m’en suis servie lors de mon auto-promotion

 

 

Stéphane Dubois,

Vous publiez aux Éditions Bénévent le premier tome de votre saga, en 2007, beaucoup d’auteurs galère pour publier un premier roman, comment avez-vous trouvé le vôtre ?

 

Samar Hachem,

J’ai envoyé mon manuscrit à plusieurs maisons et ils ont beaucoup apprécié mon jeune âge (13 ans) et ma motivation à écrire cette saga pour ados (écrite par une ado !).

 

Stéphane Dubois,

Votre saga est rééditée aux « Éditions du bout de la Rue », quelles sont les causes de ce changement d’éditeurs

 

Samar Hachem,

Mon éditeur a décidé de changer de voie et a fermé sa maison, au moment où je sortais le quatrième tome. J’ai dû par la suite retrouvé une maison qui croit en moi et ait confiance en moi. J’ai démarché les éditions du bout de la rue lors d’un salon du livre et ils ont accepté de sortir mon tome 5 (qui était attendu par les lecteurs) et ils ont accepté de réédité toute la saga également ! A ma plus grande joie. On a bien évidemment retravaillé les textes, et changé les premières couvertures pour un style plus manga, avec mon illustrateur. On a ressorti le nouveau tome 1 en mars, le tome 2 suit cet été et j’espère que les tomes 3 et 4 seront publiés d’ici la fin de l’année ! C’est beaucoup de travail à coté de mes études/travail en tout cas, mais j’en suis passionnée.

 

Stéphane Dubois,

 

Pourquoi avoir commencer la publication par, Les Élus et les Pierres stellaires « Les sept fils d’apollon, tome 5 » les lecteurs ne risque-t-il pas d’être déconcerté, voir que cela « spolie » l’ensemble de l’œuvre.

 

Samar Hachem,

Non, en fait on a publié le tome 5 spécialement pour les lecteurs qui ont déjà lu les 4 premiers tomes de la saga. En aucun cas un nouveau lecteur achètera le tome 5 sans avoir lu les 4 premiers, il ne comprendrai pas l’histoire de toute façon. Nous sommes entrain de les ressortir actuellement.

 

Stéphane Dubois,

Quand sera publié le dernier tome de Les Élus et les Pierres stellaires ?

 

Samar Hachem,

Je ne l’ai pas encore écrit… Cette année 2016  est focus sur la réédition des tomes 1 à 4 (le tome 5 étant sorti fin de l’année dernière). Une fois que ce gros travail de réédition sera terminé, je m’attaque au tome 6, qui est le dernier et donc le plus difficile ! Il ne faudra pas décevoir les fans… Je pense que ce sera début 2017 que je me lancerai dans l’écriture, avec en parallèle la promotion des 5 premiers.

 

Stéphane Dubois,

Après la publication du dernier tome de : Les Élus et les Pierres stellaires, comptez-vous continuer à écrire, et dans quel genre, reprendrez-vous l’écriture de saga ou irez-vous vers des « one-shot » ?

 

Samar Hachem,

C’est une excellente question, je ne sais pas encore. Lorsque je terminerai la saga, je souhaite déjà en faire un maximum la promotion, la faire connaître, plutôt que de me lancer dans d’autres projets. Je préfère me focaliser là dessus au maximum, et pourquoi pas la traduire en anglais !

 

 

Biographie :

SAMAR HACHEM est une jeune écrivaine âgée de 23 ans. Passionnée de lecture, elle a écrit son premier livre "L'île de Lamero" de sa saga "Les élus et les pierres stellaires" à treize ans. Grande amatrice de romans issus de la littérature fantastique, ses œuvres sont pour elle un moyen de s’évader vers un monde magique et aventureux. Depuis dix ans, elle travaille sur cette saga qui comportera au total six tomes. La publication du tome I, a vu le jour fin 2007. Edition du bout de la rue a repris l'ensemble de la collection et a effectué la publication du tome I, l'île de Lamero. Le tome V de cette saga : Les sept fils d'Apollon a été également publié. Les tomes manquants, II, III, IV et VI suivront bientôt. Après plusieurs passages à de nombreux salons du livre, à la télé et dans la presse, Samar continue de vivre son rêve, avec son personnage principal qui grandit avec elle : Sheila.

 

Bibliographie

Les Élus et les Pierres stellaires. L'Île de Lamero, tome 1

Les Élus et les Pierres stellaires. Le Château embrumé, tome 2

Les Élus et les Pierres stellaires. L'Amulette de Grizmoira, tome 3

Les Élus et les Pierres stellaires. Le Prince d'Italaz et le Coffre sacré, tome 4

Les Élus et les Pierres stellaires. Les sept fils d’apollon, tome 5

 

Publication de la saga aux éditions du bout de la rue

Couverture du tome 1

Couverture du tome 1

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Sorcière de Brentford Nicola Mari

La Sorcière de Brentford

Nicola Mari  

Editions Mosquitos

 

Nicolas Mari, nous offre une nouvelle aventure du détective du paranormal, Dylan Dog, s’il s’agit d’une série chaque volume peu été lut séparément sans problème.

Inspiré librement du « Projet Blair Witch », l’histoire très bien mené, une vraie intrigue, une vraie enquête policière dans un univers de légendes, de sorcières et autres maléfices.

 

On ne lâche  pas l’ouvrage avant de l’avoir fini tellement l’histoire est prenante. On attend avec impatience la suite des aventures du cauchemardologue Dylan Dog. 

 

Édité en Italie, il s’agit de la première édition française, et sous forme d’album, éditer auparavant en Italie en épisodes dans des périodiques.

 

 

Résumé de l’album

 

Dylan Dog, le détective du cauchemar et de l'au-delà, est engagé par une charmante jeune femme dont l'époux vient de disparaître dans la forêt de Brentford.

Un siècle auparavant, une vieille femme, accusée de sorcellerie, y trouva la mort. Depuis les histoires sinistres se succèdent.

 

Série : Dylan Dog

24 x 30 cm, cartonné. Noir et blanc. 96 pages

ISBN : 978-2-352

EAN :  9782352833017 83-301-7

Prix : 16.00 €

Genre : Aventure, Esotérisme, Fantastique

 

 

 

NICOLA MARI 

Nicola Mari est né à Ferrara, à : Ferrare, le  26/05/1967. Diplômé des beaux-arts en 1987. Commence sa carrière professionnelle dans des BD érotiques publiée aux Éditions Edifumetto. Il a été dessinateur publicitaire et depuis 1989. Il collabore avec les éditions Bonelli sur la série de science-fiction Nathan Never, avant de passer à Dylan Dog, qu’il commence en 1996.

Sorcière de Brentford Nicola Mari

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1 et 4 de couverture

1 et 4 de couverture

Entretien :

Guilhem auteur de « la plante Verte »

cycle du REZO.

 

Ci-dessous vous trouverez un entretien avec un jeune auteur 

 

 

Stéphane Dubois,

Guilhem, tu viens de publier aux éditions « Élp Éditeur », le premier volet du cycle du REZO, avant cela tu avais déjà publié des textes ?

 

Guilhem,
La plante verte est mon tout premier texte publié. J'en ai écrit le premier jet lorsque j'avais 26 ans, en deux mois, mais je n'en étais pas satisfait. Je ne savais pas ce que j'avais écrit. J'avais besoin de prendre du recul. J'ai laissé moisir ce manuscrit dans un tiroir. Ce n'est qu'en 2014, à l'occasion d'une longue convalescence offerte par un chauffard de camion, que j'ai pris le temps de le finaliser et de l'assumer. Je l'ai alors envoyé à des éditeurs et il a trouvé preneur en sept mois !

 

 

Stéphane Dubois,

Pourquoi avoir choisi le genre « sci-fi pulp novel » ?

 

Guilhem,

Effectivement, certains éléments de ce tome renouent avec la Scifi pulp. Les tomes suivants prendront le large vers toujours plus de SF, mais l'angle d'attaque sera étatique et sociétal. En outre, bien que l'histoire du Cycle du Rézo débute au XXIIIe siècle, j'ai pris le parti d'un faible degré d'évolution de l'Humanité et j'ai plutôt l'impression d'avoir créé dans ce tome une anticipation dystopique décalée.

 

Ce premier tome est le début d'un cycle qui va s'étaler sur plusieurs siècles. Je pense que quand la suite aura été écrite, on ne pensera plus en me lisant à de la sci-fi pulp. De mon point de vue, j'ai plutôt fait une science-fiction spéculative (Je l'ai déjà entendu appelée aussi SF prospective ou Soft SF). Mc Banks a la Culture. Asimov la Psychohistoire. J'ai opté pour les États-réseaux. Au niveau de l'écriture, du style comme de la narration, je ne voulais pas trop tomber dans la simplicité qui certes aide à s'immerger dans un univers, mais rend la lecture sans saveur. Je voulais m'amuser et surprendre. Ça a donné un ton humoristique, parfois grinçant, à tout mon bazar.

 

 

Stéphane Dubois,

Pourquoi avoir choisi un éditeur du Québec ?

 

Guilhem,

Lorsque j'ai eu terminé mon manuscrit, je l'ai envoyé à une trentaine d'éditeurs. J'ai reçu beaucoup de refus neutres de la part des éditeurs français. Quelques-uns tout de même ont loué mes qualités d'écriture. Le Bélial, par exemple, m'a proposé d'écrire dans Bifrost, mais je n'en ai pas eu le temps.

 

Quelques jours après, ÉLP Éditeur, basé à Montréal, qui édite des auteurs en numérique dans toute la francophonie a sélectionné mon bouquin. Ils n'éditent que douze titres par an et comme ils ont déjà plusieurs auteurs, j'ai eu de la chance qu'ils m'accordent une place dans leur catalogue. Honnêtement, je ne pensais pas qu'un éditeur voudrait du premier tome d'un cycle non terminé, qui plus est copieux, d'un auteur inconnu et avec un titre à la con La plante verte... Le temps que le travail éditorial sur La plante verte se termine, ÉLP Éditeur s'était mis au print on demand, faisant exister mon roman, également en version « broché ».

 

 

Stéphane Dubois,

Quels sont les auteurs, francophone ou pas qui t'ont marqué, influencé ?

 

Guilhem,            

Il y en a tant ! Adolescent, j'ai lu pas mal de littérature classique. Pas sous la contrainte ; par curiosité. Peu m'ont autant fait voyager dans mon imaginaire que lorsque je lisais de la SFFF, dans les collections Royaumes oubliés ou Lancedragon d'abord, puis du Barjavel, du Orwell, du Pratchett, du Philip K Dick, du Philip José Farmer, du Asimov, du Tolkien. Il ne s'est pas passé une année depuis mon adolescence sans que je ne rencontre de nouveaux coups de cœur : de Werber à Hamilton, Anderson, M. Banks, Anne Mc Caffrey, Robin Hobb, Dan Simons, etc. Les citer tous me prendrait des heures ans compter les auteurs de BD, comics et manga. Et je suis tellement loin d'avoir tout lu y compris parmi les auteurs plus anciens.

 

Encore très récemment, j'ai eu un gros coup de cœur pour La Grande Porte de Frédérick Pohl que je n'avais jamais lu. En ce moment, je termine La compagnie noire de Glen Cook et ma PAL (Pile à lire) ne diminue jamais. En plus de ça, j'ai récemment rejoint une table de jeu de rôle. J'y découvre de nouveaux univers infiniment riches et complexes. Il me reste des tas de romanciers moins connus à découvrir, parmi les francophones notamment, mais un champ apparemment infini de scénarios de jeux de rôle m'attend aussi ! Saupoudrez le tout de cinéma et de séries et je n'aurais jamais assez d'une vie pour en finir d'être influencé par d'autres auteurs.

 

 

Stéphane Dubois, 

Tu es également le créateur de la websérie de Bad Fantasy DonJon Legacy, tu peux nous en parler ? Quels sont les développements prévus pour cette web-série, et pourquoi as-tu voulu créer une websérie ?

 

Guilhem,

Avant cette série, en 2010, j'avais commencé l'écriture d'un deuxième roman dans le genre Bad Fantasy, qui possède sa propre cosmogonie et un bestiaire assez délirant. J'ai connecté la websérie à cet univers même si les histoires sont bien distinctes. Ce roman s'intitule Le Chevalier à la canne à pêche et quelques éléments relient les deux œuvres. J'espère qu'il pourra être édité prochainement.

 

DonJon Legacy est une série au format shortcom dans le genre Bad Fantasy, c'est-à-dire une heroic fantasy comique du côté de méchants, en l'occurrence il s'agit de méchants complètement nuls. J'avais envie que les fans de dungeon crawling et de déconnade aient quelque chose de plus mature en matière de comédie donjonesque. J'ai voulu faire se rencontrer le jeu vidéo Dungeon Keeper et la série Kaamelott. Je suis très content d'avoir réussi à produire de la vraie fantasy en France, en live (pas en animé). La première saison durera modestement 10 épisodes de 2 à 4 minutes. Elle jette les bases d'une longue histoire. C'est un genre de préquelle. Tout est déjà tourné et en cours de montage. La saison 1 sortira cet été sur youtube, notamment, en même temps que le trailer.  Pour le moment, vous ne pouvez en voir qu'un bref teaser(voir lien ci-dessous)  :

 

Cette série racontera l’histoire de Jon, un homme bon, qui s'en vient découvrir dans des ruines le maléfique héritage d'un père qu'il n'a pas connu. Les inteprêtes ne sont pas des amateurs. L'humour y est terrible, mais absolument pas réservé aux spécialistes du genre. On a tourné dans de beaux monuments. Niveau SFX, on ne s'est refusé ni créatures de bestiaire ni magie. Pire : on a osé  une marionnette, hyper vulgaire.

 

Si j'ai créé cette série, c'est parce que j'aime raconter des histoires, peu importe le médium. Je suis comme tous les lecteurs de SFFF, également un gros amateur de séries ou de films. Il faut toutefois accepter de ne plus être le seul maître à bord dans une série. Contrairement à un roman où seul l'éditeur intervient, une websérie est une œuvre collective où chacun apporte sa pierre à l'édifice et où des limitations techniques et financières surgissent de toute part. Le résultat échappe forcément à son créateur de départ. C'est Olivier Ziel, un talentueux ami qui bosse depuis des années dans l'audiovisuel, qui réalise mes scénarios. J'en suis le directeur artistique, mais on bosse main dans la main.

 

Tout le monde a été bénévole sur la saison 1 et on a reçu l'aide d'une armée d'amis. C'est une belle aventure chronophage que je brûle d'allonger. À partir de septembre, on va chercher des partenaires sérieux pour nous aider à créer la suite, car on a beaucoup d'ambition. Ainsi, la saison 2, déjà écrite, durera 10 épisodes de 10 minutes. On espère déjà trouver notre public lors de la diffusion cet été.

 

Rendez-vous donc cet été pour une websérie donjonesque et un nouveau roman, j'espère ! Et en attendant, vous pouvez me découvrir à travers Le Cycle du Rézo : La plante verte.

 

 

résumé du livre

La plante verte

Un roman de Guilhem

 

 

 « La vie en cette année 2234 n’était pas forcément dure pour tous les hommes, seulement, comme depuis la nuit des temps, pour une immense majorité. »

 

Le gouvernement de l’Europe unifiée est sur les dents. Une flotte extraterrestre est en train de se pointer aux confins du système solaire. Nous sommes au bord du tout premier de tous les premiers contacts. Mais quelle en sera la nature ? Amicale ? Hostile ? Toutes les chancelleries sont aux abois, car il faut éviter qu’une ou l’autre nation locale ne se transforme involontairement en l’extraterrestre de toutes les autres.

 

Par ailleurs, la lutte contre les changements climatiques a rendu les grands gouvernements supranationaux dépendants de vastes conglomérats privés assurant la perpétuation artificiellement contrôlée d’un climat viable. Ces entreprises tentaculaires portent des noms percutants – EcoTech, NanoSoft – et elles pénètrent la société civile et ses pouvoirs traditionnels jusqu’au trognon. Que savent-elles exactement de cette visite d’extraterrestres ? Le paradoxe est que ces puissants conglomérats contrôlent la technologie permettant de percevoir le vaste univers extérieur. De là à contrôler cet univers même…

 

Sur un autre plan, le quadragénaire Marhek Lorme, mi-détective privé, mi-barbouze à la retraite, enquête sur l’assassinat de son meilleur ami espion et de l’épouse de ce dernier par d’obscurs services non identifiés. Ici aussi, salmigondis analogue des perceptions, en la quête compréhensive. Qui a fait quoi ? Qui tire les ficelles brutalement et arbitrairement plantées dans la tête de qui ? C’est la valse des agents doubles, triples, quadruples. Marhek Lorme et son jeune subalterne, le stagiaire Johnson, mettent ainsi involontairement pied dans une histoire qui les dépasse… mais qui nous entraîne dans des scènes visuellement enlevantes sur un rythme de tambour de charge.

 

Pendant ce temps, dans le bureau d’un important homme d’État européen, il y a une plante verte enracinée d’assez longue date dans son pot. Elle vivote de son mieux, au rythme des arrosages sporadiques et des séquences de lueurs de la lumière artificielle. On la mentionne de temps en temps, dans le flux et le reflux des péripéties, comme par cycles. Elle apparaît comme une sorte de point nodal dans un imbroglio sociétal, syndical et militaire de plus en plus enchevêtré et tonitruant. Et elle en vient graduellement à nous obséder, cette plante verte.

 

Ce copieux premier tome du Cycle du Rézo renoue avec la riche tradition de la sci-fi pulp novel. Tous les procédés s’y trouvent. Les thématiques, en plus, sont intensivement modernisées: cyber-culture, micro-robotique, catastrophisme climatique, gouvernement supranational, paix armée, ésotérisme laborantin, amours furtifs, dialogue (de sourd) homme-femme, marasme économique, surarmement, privatisation à outrance, Et infailliblement, l’originalité jaillit. On lit, on lit, on lit.

 

Quand l’intelligence devient artificielle, quand la créature surclasse son créateur, eh bien un bon lot de surprises nous attend et ce, même dans les replis bruissants et parfumés des éléments narratifs les plus traditionnels d’un genre. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce premier roman de Guilhem en jette… On n’ose à peine imaginer les autres !

4,99 € - 6,49 $ca sur 7switch | Poids lourd | Romans

17,99 E en broché sur Amazon

 ISBN : 978-2-924550-15-1

Teaser de la web série

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5ème Salon Cinéma &amp; Littératures de l'imaginaire

5ème Salon Cinéma

& Littératures de l'imaginaire

Samedi 14 & Dimanche 15 mai

de 10h à 18h

 

Venez rencontrer nos nombreux exposants : libraires, éditeurs,  associations :

 

• NOTRE LIBRAIRE : La Librairie Omerveilles

 

• VENTE D’OCCASION : Temps Livre

 

• VENTE VERSIONS ORIGINALES : Trollune

 

• ARMADA, éditions

 

• GÉNÉRATION ECRITURE, association

 

• ORGANIC EDTIONS, éditeurs

 

• LES INDÉS DE L’IMAGINAIRE, éditeurs

 

• KITSUNEGARI EDITIONS

 

• LE PEUPLE DE MU, éditions

 

• EDITIONS TANIBIS, éditeurs

 

• LES ARTISTES FOUS ASSOCIES, association

 

• LE GRAND ORDRE DE LA SERVIETTE, association

 

• LES AVENTURIERS INTÉRIMAIRES, Projet Transmedia

 

• STÉPHANE BELLOCINE, Auteur

 

•InCarnatis, roman transmédia

 

• DU PLOMB A LA LUMIERE, Collectif

 

• REBELLE EDITIONS, éditeurs

 

SALON DE LITTÉRATURE & CINÉMA DE L’IMAGINAIRE

SAMEDI  14 MAI & DIMANCHE 25 OCTOBRE : 10h – 18h

AMPHITHÉÂTRE CHARLES MERIEUX

Place de l’Ecole, 69007 Lyon | Entrée libre.

 

 

Rétrospective Longs Métrages

"La Bombe", Peter Watkins & "Les Fils de l'Homme" d'Alfonso Cuaron

Samedi 15 mai à 20h30, Théâtre Kantor

 

Présenté par Paul J. McAuley, Le Fossoyeur de Films & le Cap'tain du Nexus VI !

"Les Fils de l'Homme" (Children of Men) d'Alfonso Cuaron - 1h49 / 2006 / UK-USA / VOSTFR,Adapté de P.D. James. Avec Clive Owen, Julianne Moore, Michael Caine, Claire-Hope Ashitey.

 

Alfonso Cuaron (Gravity) est parvenu, avec Les Fils de l'Homme, à transcender ce qui était une "fable chrétienne" pour aborder des thèmes extrêmement contemporains tels que la gestion des vagues migratoires par le gouvernement, le terrorisme, la contestation populaire... sans pour autant enlever au récit toute sa spiritualité.

 

"La Bombe" (The War Game) de Peter Watkins - 48mn / 1965 / UK / VOSTFR

 

En se basant sur des images des bombardements de Nagasaki, Hiroshima, Dresde et Hambourg, Watkins imagine une Angleterre prise pour cible par l'URSS et confrontée aux conséquences d'une attaque nucléaire.

 

Initialement une commande de la BBC, la chaîne finira par censurer le résultat final qu'elle jugea trop réaliste et donc trop alarmiste, ce qui n'empêcha pas le film de rencontrer un succès tant public que critique, allant même jusqu'à décrocher l'Oscar du meilleur documentaire en 1967.

 

 

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DOUBLE SEANCE "LONDON BURNING"

Samedi 14 mai 2016 à 20h30

 

Théâtre Kantor | 15 parvis René Descartes, Lyon 7ème

Tarif : 4 / 6€

 

Le Sixième Continent, de Kevin Connor (1975)

Dimanche 15 mai à 14h, Théâtre Kantor

 

Séance présentée par Ginger Force

La science-fiction des 70’s nous ont offerts tellement d’excellent films que certains d’entre eux ont trop injustement fini par tomber dans l’oubli, c’est tout à fait le cas du 6ème Continent.

 

Adaptez d’un roman d’Edgar R. Burroughs (John Carter, Tarzan…), ce film d’aventure aux effets spéciaux agréablement rétros emmène ses spectateurs à la découverte d’un monde fabuleux où l’évolution a pris une tournure bien différente de celle que nous connaissons.

 

Le Sixième Continent (The Land That Time Forgot), de Kevin Connor

1h30 /1975 / UK / VOSTFR,Avec Doug McClure, John McEnery, Susan Penhaligon, Keith Barron, ...

Dimanche 15 mai à 14h

Théâtre Kantor | 15 parvis René Descartes, Lyon 7ème

 

Rétrospective Longs Métrages

Moon, de Duncan Jones (2009)

Dimanche 15 mai à 16h, Théâtre Kantor

Séance présentée par l'Antre du Méa,

Peter F. Hamiton & Christopher Priest

Première réalisation de Duncan Jones qui nous livre ici une pépite de Science Fiction : Moon captive par son intrigue, par l’interprétation superbe de Sam Rockwell, unique acteur qui porte le film sur ses épaules ; et par la bande originale fascinante de Clint Mansell.

 

On retrouve des références aux grands films du genre comme 2001, L’odyssée de l’espace de Kubrick ou encore Solaris de Tarkovski, sans jamais tomber dans le cliché ni dans la facilité.

 

Moon réussit à garder le spectateur captif tout arrivant à créer un nouvel univers : on tient là un grand film, qui vous habite longtemps encore après la projection.

 

MOON, de Duncan Jones - 1h37 / 2009 / UK / VOSTFR

Avec Sam Rockwell, Kevin Spacey, Dominique McElligott, Kaya Scodelario.

Dimanche 15 mai à 16h

Théâtre Kantor | 15 parvis René Descartes, Lyon 7ème

 

LA NUIT DES SÉRIES #2

Les Intergalactiques vous invite à sa deuxième édition de la Nuit des Séries le vendredi 13 mai de 21h à 6h du matin !

 

Une édition placée sous le signe de l'Union Jack, à l'image du festival, avec une sélection d'épisodes de séries britanniques abordant la Science-Fiction.

 

Au milieu des robots, clones et autres étrangetés nous verrons si les véritables aliens ne viennent pas plutôt de Grande-Bretagne...

 

Parez-vous d'un bon plaid et plongez-vous dans cette mosaïque d'univers emblématiques... ou pas !

 

Bar de la MJC ouvert toute la nuit avec les indispensables thé et café. Enfin, pour les plus vaillants, des viennoiseries seront distribuées vers 5h30.

 

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LA NUIT DES SÉRIES #2

à la MJC Monplaisir

25 avenue des Frères Lumière, Lyon 8ème

 

Séance Courts Métrages 2016

Dimanche 15 mai à 18h

Les Intergalactiques vous propose une heure de programmation de neuf courts métrages 100% Science-fiction !

 

Cette séance est en partenariat avec VODD qui remettra son prix du court-métrage lors de cette soirée.

 

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Dimanche 15 mai à 16h

Théâtre Kantor | 15 parvis René Descartes, Lyon 7ème.

 

Entrée à prix libre.

 

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Nicolas Antoniucci

Nicolas Antoniucci

Entretien Nicolas Antoniucci

 

Stéphane Dubois,

Vous avez été durant 40 ans architecte,  avant de devenir auteur, l’envie d’écrire vous est venue comment ?

 

Nicolas Antoniucci,

Cette envie a commencé chez moi très tôt, vers dix-huit ans, où pendant une petite dizaine d’années j’ai écrit quelques romans, aujourd’hui disparus. J’en garde des souvenirs d’insomnies, de pages blanches couvertes de textes écrits au stylo à plume, à l’encre noire, raturés en de nombreux endroits avec, dessus, des phrases réécrites et superposées et aussi ce qu’on appelle la cale de l’écrivain, un gonflement entre l’index et le majeur de ma main droite qui se sera formée, jours après jours, au contact du stylo. Je la conserve encore aujourd’hui.

 

Pendant cette période, j’aurai aussi passé beaucoup de temps à taper sur le clavier d’une machine à écrire portable, une légendaire Olivetti Valentine rouge, des histoires dupliquées sur du papier carbone, aujourd’hui pratiquement disparu. C’était une autre époque…. Mes lectures, Malraux, Steinbeck, Hemingway, Dostoievky… Aussi, pour moi, un roman devra toujours porter en lui une dimension aventureuse avec des voyages, du mouvement…des intrigues… du polard ou de la science-fiction, plutôt un mélange des deux.

 

Ensuite, j’ai rencontré l’architecture et c’est un métier qui m’aura passionné pendant quarante années et qui est, lui aussi, une sorte d’écriture..

 

Stéphane Dubois,

En quoi le fait d’avoir été architecte, métier à la fois technique et créatif,  peut avoir    Influencer votre manière d’écrire ? Charpenter vous, faite vous un plan précis avant de commencer l’écriture ?

 

Nicolas Antoniucci,

Non, non, ne confondons pas la conception de l’exécution.

Il y a de l’imaginaire dans l’architecture lorsqu’à partir d’une page blanche, la main armée d’un simple feutre ou crayon s’égare sur des fonctions ou des formes et noircit le papier.  On peut voir déjà, à travers ce dessin, y vivre l’homme….

Il y a de l’imaginaire dans un roman et en final ce sont aussi des feuilles blanches qui se noircissent par l’écriture et dans lesquels on y verra aussi vivre l’homme…

 

Lorsque je commence un livre, la vie autour de moi s’aligne sur cette histoire qui naît. Ma manière de penser en tient compte et des objets autour de moi retiennent mon attention, à la sortie des mots.

 

Si, dans Alcor Adam, mon dernier livre, je devais qualifier par mes rencontres avec des objets éphémères les quelques pages de mon livre qui décrivent l’astéroïde géocroiseur, sur lesquels se sont embarqués les cosmonautes et que j’ai décrit comme ressemblant à un œuf géant, cela serait, aperçu dans des brocantes, un œuf d’autruche, devenant soudain œuf cosmique, ainsi qu’une sculpture mélanésienne en bois de palmier représentant un personnage hideux, se tenant debout avec un ventre énorme et sphérique ; il semblait avoir mangé l’Univers, ou plutôt être l’Univers.

 

La cosmogonie est la base des religions des sociétés humaines traditionnelles, on y trouve leurs mythes fondateurs, des textes qui s’approchent de la science-fiction des sociétés modernes par la manière dont leurs légendes relatent souvent par métaphores l’origine du monde, les forces du cosmos.

 

La cosmogonie, en tant que création lointaine issue de la profondeur de l’âme humaine qui ne se soucie ni des différences de races ni des pouvoirs précaires face à l’éternité, donne en partie ses lettres de noblesse à la science-fiction d’aujourd’hui.

 

Les personnages de mes livres agissent et ce seront eux qui finalement, bien qu’invisible, la raconteront , me soumettront des écrits, des événements; ils m’accompagneront le temps de l’écriture et, ensuite, le livre étant bouclé, ils disparaîtront. 

 

Je ne suis donc qu’un transcripteur avec le plus de talent possible.

 

Stéphane Dubois,

Si vous deviez définir une ligne directrice dans votre œuvre, quelle serait-elle ?

 

Nicolas Antoniucci,

Ce sont, en principal, des livres de science-fiction agrémentés d’une histoire façon polard.

Je raconte des histoires d’hommes de notre époque évoluant dans des paysages imaginaires, différents des nôtres, dont j’ai modifié intentionnellement certains paramètres, en extrapolant leurs évolutions possibles dans le futur, souvent terrible du devenir de l’humanité.

 

 Soit, comme exemples, peuvent surgir au fil des pages et des romans :

Une évolution climatique déjantée servant de décors à un meurtre ou, sous diverses formes, l’apparition d’humanoïdes intelligents, des robots, des personnages publicitaires s’arrachant de leur support et prenant vie, des objets symboles surgissant de nulle part…

 

En conclusion, pour moi, notre environnement immédiat serait, dans la vraie vie, plus complexe, plus magique que nous pouvons le penser. Mes textes, par leurs aspects irréels et déjantés, en parlent sans pouvoir, ni chercher,  à donner d’explications.

 

Mais, soyons sérieux, chacun de nous porte en soi une poésie personnelle avec laquelle son esprit cohabite et que souvent il dissimule de peur de passer pour un artiste mais dans laquelle souvent sa pensée se réfugie.

 

J’ai beaucoup voyagé et l’histoire d’un de mes livres, Lucy Africa, se passe en Afrique noire… J’y raconte ce que je sais sur ce pays où, parfois, l’irrationnel est la norme.

 

Stéphane Dubois,

Dans votre dernier roman, « Alcor Adam », vous aborder le thème du voyage dans l’espace. Pourquoi avoir fait ce choix ?

 

Nicolas Antoniucci,

J’écris, nous venons de le voir, des livres de science-fiction et les immensités de l’espace sont un des terrains de jeux favoris de ses écrivains ; à ce titre, il est compréhensible que je m’en empare. De plus, quel plus beau voyage pourrait-on faire que celui qui nous mènera dans les étoiles ?

 

Je n’essaie pas d’utiliser la science de notre époque mais plutôt de laisser mon imagination s’exprimer et, parfois, trouver ses vérités, des vérités qui empruntent les chemins détournés de la poésie et du hasard.

 

Mon dernier livre, Alcor Adam, est une verticalité, un trajet, pour quelques hommes, entre la Terre et les étoiles que des millions de kilomètres séparent.

Les cosmonautes découvriront de nouvelles planètes gravitant autour de soleils dans des mondes symétriques aux nôtres. Elles leur seront devenues soudainement accessibles par leur rencontre dans l’espace avec des phénomènes naturels, jusqu’alors inconnues aux hommes. Des Aliens y vivent et ils auront avec eux des contacts, plus ou moins agréables…

 

Stéphane Dubois,

Généralement les « héros » de romans, se joignent aux rébellions, pour choisir de soutenir le pouvoir en place ?

 

Nicolas Antoniucci,

Che Guevara aura marqué l’esprit des hommes tant par ses actes que par son symbole de guerrier s’opposant aux pouvoirs en place. Les générations, en se suivant, auront repris ce modèle en le transcrivant à la façon de Zorro, un justicier masqué faisant face à un pouvoir systématiquement corrompu.

 

Aujourd’hui que se passe-il, Obama se rend à Cuba comme s’il ne s’était jamais rien passé, les anciens conflits rentrent dans les tiroirs de l’histoire. Il y a partout dans le monde des guerres dont les protagonistes, estimant prendre le rôle du justicier, veulent créer de nouveaux mondes certes, mais pour certains avec une forte implication à des retours de pensées parfois de type moyenâgeux, régressifs, niant les progrès du monde moderne. Ces progrès auront pourtant pris de nombreuses années, parfois des siècles, auront généré de nombreuses bagarres et ce sont maintenant des acquis de l’humanité, au stade où elle en est, et que nous ne saurions perdre.

 

Dans mon roman Alcor Adam et ses compagnons visitent une planète habitée par des communautés extraterrestres qui auront su créer un monde parfait, respectant écologiquement leur planète, établissant des relations claires et justes entre eux et cela sera pour ces raisons que naturellement ils se porteront à leur secours lorsqu’ils risqueront de disparaître face à des agressions d’une autre communauté extraterrestre belliqueuse arrivant d’une Terre symétrique tournant autour d’un soleil différent de l’Univers.

 

Stéphane Dubois,

Les lecteurs auront-ils  le plaisir de vous retrouver dans des salons littéraires, des lectures de textes, dans les semaines, voire les mois à venir ?

 

Nicolas Antoniucci,

Je suis de caractère assez solitaire, on me trouvera plus facilement dans une forêt que dans un salon littéraire mais, cette année, j’ai décidé de m’impliquer dans diverses activités autour de l’écriture.

 

Entre autres, j’ai participé, avec une nouvelle, au prestigieux prix Hémingway 2016 organisé par les Avocats du Diable, sans préjuger des résultats, je compte suivre quelques-unes de leurs différentes activités, tout au cours de l’année et d’autres activités aussi peut-être… Je vous tiendrais au courant…

Entretien Nicolas Antoniucci
Entretien Nicolas Antoniucci

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Published by Stéphane Dubois - - Auteur, Alien, science-fiction, SF, Fantastique, LITTERATURE, Livres

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