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Site sur la Science-fiction et le Fantastique

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Articles avec #comics

Entretien :

Otsuka Eiji

Mangaka

 

 

Stéphane Dubois,

Avant de parler de votre œuvre, je voudrais que vous nous disiez ce que vous pensez du fait que pour la première fois le Grand prix du Festival International de la BD d’Angoulême soit attribué à un japonais. Et que peut-il apporter au Manga japonais et de l’Asie en général ?

 

 

Otsuka Eiji,

C’est un moment important, car relier par les médias japonais, mais aussi asiatiques. Ils vont mettre l’accent sur le fait que c’est la première fois qu’un japonais, voir un Asiatique reçoit cette  prestigieuse récompense.

 

Je pense qu’il est tout à fait normal qu’un mangaka comme Katsuhiro Otomo reçoive ce prix, pour ce qui est de l’influence de ce prix sur les jeunes mangakas en Asie qui souhaiteront se montrer à la hauteur du maitre.

 

Je pense que les dessinateurs chinois, coréens plus que les dessinateurs japonais ?

 

J’ai l’impression que beaucoup d’auteurs japonais cherchent aussi activement à se faire connaitre en dehors de leurs pays.

 

Je pense que cela aura surtout de l’influence dans les autres pays d’Asie où les auteurs cherchent à se faire connaitre de l’étranger.

 

Stéphane Dubois,

Venons en à votre œuvre, vous faites beaucoup de choses, vous êtes dessinateur, professeur, critique de manga.

Vous avez été connu en France grâce à : MPD-Psycho, Kurosagi - livraison de cadavre ?.

 

Otsuka Eiji,

Ma motivation est différente pour chaque œuvre, pour MDP- Psycho je voulais m’inspirer de suspense psychologique a la  David Fincher comme Seven, voir comme Psychose d’ Alfred Hitchcock.

 

Avec Kurosagi livraison de cadavres, nous sommes plus dans l’horreur, je  me suis inspiré des films d’horreur américains, tels les films de zombies comme ceux de Georges Romero par exemple.

 

Je voulais que cette œuvre joue sur la peur des morts qui ressuscite.

 

Housui Yamazaki, c’est inspiré pour les dessins de l’œuvre de Dario Argento.

 

Stéphane Dubois,

Il s’agit de vos œuvres les plus connues en France, mais quels sont les autres de vos œuvres que vous aimeriez faire connaitre au public français ?

 

 

Otsuka Eiji,

Une œuvre que j’ai spécialement dessinée pour ma venue en France : Mishima Boy (voir album ci-dessous), c’est une histoire qui se déroule dans les années 60, avec des meurtres et des actes de terrorisme comme ceux de l’Armée Rouge Japonaise.

 

Ces années étaient particulièrement symboliques pour ces raisons.

 

Stéphane Dubois,

 Des films d’animation ou avec des acteurs sont-ils prévus à partir de ces œuvres ?

 

Otsuka Eiji,

J’ai fait un média-mix, il s’agit de sortir en même temps un mange, un dessin animé, un jeu vidéo de ma première œuvre Madara, depuis j’ais décider de ne plus faire cela ; pour une de mes œuvres les droits ont été acquis par une maison de production américaine, un scénario a été écrit on pourrait transformer ce manga en film, mais à ce jour rien ne dit qu’il aboutira à un film d’animation.

 

Je trouve que le style de mes mangas ne correspond pas à un dessin animé, et cela complique les droits.  Au Japon le créateur n’a pas de droit de directeur cut, de droits de regard.

 

Sauf si comme cela m’est arrivé avec une série que j’ai montée en film et dont j’étais le producteur.

 

Mishima Boy est toute nouvelle je la dévoile au festival pour la première fois. 

 

Et une nouvelle BD qui se déroule au début de l’Ère Meiji (période historique du Japon entre 1868 et 1912 NDRL), c’est l’histoire vraie de deux écrivains japonais.

 

Entretien réalisé dans le cadre du Festival International de la BD d’Angoulême 2015.

 

 

Biographie

 

Il se rejoint le groupe de mangaka en herbe Sakuga Group quand il est au collège. Puis, en deuxième année de lycée, il devient l'assistant d'un mangaka Taro Minamoto, connu comme dessinateur de manga comique. Otsuka fait ses débuts comme mangaka de gags, à côté de ses études au lycée et publie quelque œuvres, mais il constate qu'il manque de talent pour exercer le métier de mangaka et il arrête de dessiner au bout d'un an de sa carrière de mangaka. Il suit les études d’ethnologie de folklore, fondé par Kunio Yanagita, à l'université de Tsukuba. À cette époque il travaille comme rédacteur en chef de plusieurs magazines, notamment celui de Manga Burriko. Il mène alors une vie partagée entre la rédaction de magazine et ses études. Il découvre des mangaka comme Kyoko Okazaki, Yumi Shirakura et Kamui Fujiwara, qui deviennent porte-étendard de mangaka alternatif à la fin des années 1980. Il devient ensuite scénariste de mangas et jusqu'à aujourd'hui il continue à publier des titres comme Kurosagi, livraison de cadavres ou MPD Psycho. Depuis la fin des années 1980 il cumule les postes de maître de conférences dans plusieurs universités privées puis, entre 2006 et 2013, devient professeur de Kobe Design University.

 

Critique de manga

 

Il est connu au Japon comme critique de manga, il enseigne le manga à l'université et publie des ouvrages sur ce thème. Il s'intéresse surtout au manga entre les années 1920 et la défaite du Japon dans la guerre de pacifique en 1945. À partir de la recherche historique du manga de cette période, il établit une théorie sur le manga. Selon lui, le manga actuel est un amalgame de la théorie de montage de Sergueï Eisenstein pour le cinéma et d'esthétique du dessin de comic américain Mickey Mouse de Walt Disney. De là, la création de manga peut être comparée à la réalisation d'un film. Comme le film, le manga est une succession de plans, et une case correspond à un plan cinématographique. Le découpage de la planche peut être ainsi assimilé au montage de cinéma.

 

Bibliographie sélective

Mangas traduits en français

Madara, dessin de Sho-U Tajima, 5 vol, traduit par Fédoua Thalal, Glénat

 

JAPAN, dessin de Mami Ito, 3 vol, Dargaud Kana

 

Léviathan, dessin de Yu Kinutani, 12 vol, Kazé Éditions

 

MPD-Psycho, dessin de Sho-u Tajima, 16 vol, Pika Édition

 

Kurosagi, livraison de cadavres, dessin de Housui Yamazaki, 13 vol, Pika Édition

 

Detective Ritual, d'après une idée originale de Ryûsui Seiryôin et dessin de Chizu Hashii, 6 vol, Pika Édition.

 

(Source Wikipédia)

Avec l’aimable autorisation d’Otsuka Eiji.
Avec l’aimable autorisation d’Otsuka Eiji.
Avec l’aimable autorisation d’Otsuka Eiji.
Avec l’aimable autorisation d’Otsuka Eiji.
Avec l’aimable autorisation d’Otsuka Eiji.
Avec l’aimable autorisation d’Otsuka Eiji.
Avec l’aimable autorisation d’Otsuka Eiji.
Avec l’aimable autorisation d’Otsuka Eiji.

Avec l’aimable autorisation d’Otsuka Eiji.

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Basseau s’envole.

 

Basseau s’envole.

 

Et pour cette 8e année consécutive, le Centre Social Culturel et Sportif de Basseau à Angoulême, c’est vraiment envolé, vers l’Algérie.

 

Des liens se sont créés avec une école d’Alger à travers le Festival International de la BD d’Angoulême et le Festival International de la BD d’Alger.

 

Ce 8e numéro comprend donc une partie réalisée par les élèves de l’école Draria d’Alger.

 

Chaque année les jeunes du quartier de Basseau réalisent depuis 8 ans un album, souvent très revendicatif pour leurs jeunes âges, et encore plus souvent marqué du coin du bon sens.

 

Abordant quasiment tous les thèmes que peuvent connaitre les jeunes de quartiers populaires, on est toujours aussi étonné de leurs maturités.

 

Les premiers ne sont plus là bien sûr, chaque année voit son lot d’arrivées et de départs dans l’équipe de jeunes, mais l’esprit est toujours le même.

 

Depuis 4 ans le Centre Social  Culturel et Sportif du quartier Basseau, ce battait pour sa survie, c’est chose faite, le centre continuera a existé.

 

Je ne serais que trop vous recommander d’acheter cet album (et les anciens numéros) soit sur place si vous êtes ou passez à Angoulême, soit par correspondance:

 

Centre Social Culturel et Sportif de Basseau

Bat le Corsaire

Rue Jean de Verrazano

16000 Angoulême

France

 

Tel : +(33) 05 45 91 68 64

Basseau s’envole.
Basseau s’envole.

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Trish Trash, rollergirl sur Mars, Dargaud, 2015
Trish Trash, rollergirl sur Mars, Dargaud, 2015

Trish Trash, rollergirl sur Mars, Dargaud, 2015

Entretien JESSICA ABEL

Trish Trash,

rollergirl sur Mars,

Dargaud, 2015

Stéphane Dubois,

Vous sortez : «  Trish Trash, rollergirl sur Mars » à quel public vous adressez vous ?

 

Jessica Abel,

À partir de 15 ans on peut le lire jusqu’as 100 ans (rire)j, Trish Trash habite sur Mars, planète en cours de terraformation, personnage central de cette trilogie ,elle rêve d’être une star de Rollergil, pour pouvoir échappé à l’ennui et sa famille d’adoption.

 

Stéphane Dubois,

C’est un monde totalitaire ?

 

Jessica Abel,

Pas dans le sens politique tu terme, c’est un complexe capitaliste, une entreprise capitaliste qui exploitent les gens à la limite de l’esclavage.

Un peu sur le modèle des contrats qui permirent le peuplement de l’Australie.

 

J’ai déjà dessiné le second tome de Trish Trash, il est terminé.

 

Cela sera une trilogie.

J’aimerais que cet album soit diffusé aux USA.

 

Je fais les dessins, les décors sont faits par mon assistance et j’ai un coloriste, c’est la méthode de travail américaine, un peu comme ateliers les peintres  de la renaissance.

 

Stéphane Dubois,

Vous avez aussi publié une histoire de vampire ?

 

Jessica Abel,

Oui, une histoire assez humoristique qui se passe a Los Angeles avec un vampire…végétarien ?

 

Stéphane Dubois,

Vous avez enseigné la bande dessinée pouvez-vous nous en parler ?

 

Jessica Abel,

J’ais enseigner durant 12 ans à  School of Visual Arts à New York, j’ais publier deux  manuels (avec Matt Madden  ) , sur le procéder narrative, c’est pareil pour la Franco-belge ou les comics, seuls change des aspects comme le découpage…

 

Maintenant je suis résidente  La Maison des auteurs de la BD d’Angoulême depuis 2 ans et demi et je pense le rester encore 1 ou 2 ans.

 

Stéphane Dubois,

Comment avez-vous vous commencer la bande dessinée.

 

Jessica Abel,

J’ais commencer par de petites histoires de 4 ou 5 pages (voir bibliographie NDLR), ils ont été publie en anthologie dans Mirror, Window et Soundtrack, et j’ai également coscénariste la comédie romantique vampirique Ouvert la Nuit,  j’ais publier  chez Delcourt un roman graphique « La Perdita » .

 

 

Biographie

Elle commence à dessiner des bandes dessinées à l'Université de Chicago. En 1992, elle présente une impression maison de son comix Artbabe à Fantagraphics lors de la Chicago Comics Convention, sans succès. Quatre ans plus tard, elle publie toujours Artbabe (un numéro par an) et finit par attirer l'attention de Fantagraphics qui est, depuis, son éditeur.


En 2005, elle termine La Perdida un récit de fiction qui se passe au Mexique.

 

À côté de son activité d'auteur, Jessica Abel enseigne dans la section bande dessinée de l'école des arts visuels (School of Visual Arts) de New York.

Elle est mariée à l'auteur Matt Madden, également enseignant dans la même école.

En 2015, elle publie le premier tome d'une trilogie directement en français, Trish Trash, rollergirl sur Mars, pour Dargaud.

 

Bibliographie

Prix et récompenses

  • 1997 : Prix Harvey du meilleur nouveau talent
  •  
  • 2002 : Prix Harvey de la meilleure nouvelle série pour La Perdida
  •  
  • nommé pour le prix « Essentiels » au FIBD d'Angoulême, en 2006

 

Ouvert la nuit  Abel ( Scénario )   Pleece ( Dessin )   SORIA ( Scénario )

Ouvert la nuit Abel ( Scénario ) Pleece ( Dessin ) SORIA ( Scénario )

Ouvert la nuit

Abel

( Scénario )

Pleece

( Dessin )

SORIA

( Scénario )

 

Quand on est végétarien, le pire en devenant un vampire, ce n'est pas d'avoir à se nourrir de sang, c'est de savoir que c'est pour l'éternité !

 

C'est ce que se dit Dave, devenu vampire à Los Angeles, et contraint pour payer son loyer de devenir l'employé de son maître.

 

Il travaille donc dans un magasin pour vampires, en assurant le tour de nuit.

Sa vie éternelle va changer quand il tombe amoureux d'une jolie mortelle gothique...

 

Une comédie romantique dans la droite ligne de Clerks et Buffy, deux séries télé mythiques chez les ados/jeunes adultes, avec en vedette le plus sympathique loser de l'histoire des vampires !

Entretien Jessica Abel Trish Trash, Dargaud

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PALMARÈS OFFICIEL 2015 42e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême
• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DE LA BANDE DESSINÉE ALTERNATIVE

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DE LA BANDE DESSINÉE ALTERNATIVE

PALMARÈS OFFICIEL 2015 42e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême

PALMARÈS OFFICIEL 2015

42e Festival international

de la bande dessinée d’Angoulême

 

• FAUVE D’OR - PRIX DU MEILLEUR ALBUM, parrainé par Cultura

L’Arabe du futur, Tome 1

Riad Sattouf / Allary

 

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX SPECIAL DU JURY, parrainé par Cultura

Building Stories

Chris Ware / Delcourt

 

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DE LA SÉRIE, parrainé par Cultura

Lastman, Tome 6

Balak, Mickaël Sanlaville et Bastien Vivès / Casterman

 

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX RÉVÉLATION, parrainé par Cultura et Europe 1

Yekini, le roi des arènes

Lisa Lugrin et Clément Xavier / Editions Flblb

 

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DU PATRIMOINE, parrainé par la Caisse d’Epargne

San Mao, le petit vagabond

 

Zhang Leping / Fei

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DU PUBLIC CULTURA

Les Vieux fourneaux, Tome 1 - Ceux qui restent

Wilfrid Lupano et Paul Cauuet / Dargaud

 

• FAUVE POLAR SNCF

Petites coupures à Shioguni

Florent Chavouet / Philippe Picquier

 

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX JEUNESSE

Les Royaumes du Nord, Tome 1

Clément Oubrerie et Stéphane Melchior / Gallimard

Édité par l’association Une autre image (France)

 

• PRIX JEUNES TALENTS, parrainé par la Caisse d’Epargne

1er lauréat : Camille Debray pour « Maman »

2e lauréat : Cloé Francisci pour « Ballet » (Prix aufeminin)

3e lauréat : Anna Griot pour « Boat People »

 

• PRIX JEUNES TALENTS POITOU-CHARENTES, parrainé par la région Poitou-Charentes

Quentin Jeulin

 

• PRIX DU CONCOURS DE LA BD SCOLAIRE « A L’ECOLE DE LA BD », parrainé par la Caisse d’Epargne et le Ministère de l’Education Nationale

 

- Prix d’Angoulême de la BD Scolaire :

Margaut Shorjian

 

- Prix Graphisme du Concours de la BD Scolaire :

Louis Fourel

 

- Prix Scénario du Concours de la BD Scolaire :

Catherine Manesse

 

- Prix Coup de Coeur du Concours de la BD Scolaire :

Fanny Ehl

 

- Prix BD des Régions :

Thomas Ouedraogo

 

• PRIX DES ÉCOLES D’ANGOULÊME, en partenariat avec la Mairie d’Angoulême et l’Inspection Académique de la Charente

Nas poids plume Tome 1 d’Ismaël Méziane / Glénat

 

• PRIX BD DES COLLÈGES POITOU-CHARENTES, avec le rectorat de Poitiers

Alisik Tome 1 de Helge Vogt, Hubertus Rufledt et Bisson Pierre / Le Lombard

 

• PRIX DES LYCÉES POITOU-CHARENTES, avec le rectorat de Poitiers

Choc Tome 1 - Les fantômes de Knightgrave de Stéphane Colman et Éric Maltaite / Dupuis

 

• PRIX RÉVÉLATION BLOG, parrainé par Vraoum

Mademoiselle Karensac pour son blog http://blickaboo.blogspot.fr/

 

• PRIX CHALLENGE DIGITAL, parrainé par la Caisse d’Epargne

Oscar Langevin pour « Moontagne »

 

 

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Gilles le Coz Yo-Yo post mortem
Gilles le Coz Yo-Yo post mortem

Gilles le Coz Yo-Yo post mortem

Entretien :

Gilles le Coz

Yo-Yo post mortem

 

Stéphane Dubois,

Comment avez-vous connu Sandawe ?

 

Gilles Le Coz,

J’avais un ami qui avait un projet en financement chez cet éditeur, il m’a suggéré de présenter ce projet ce que j’ai fait. J’ai envoyé mon dossier et dans la semaine j’ai eu une réponse positive de l’éditeur. J’ai été un peu surpris, de la rapidité de l’acceptation et du fait que l’on démarrait tout de suite.

 

Stéphane Dubois,

Quel est le genre d’univers dans lequel se déroule « Yo-Yo Post Mortem » ?

 

Gilles Le Coz,

De l’humour noir, un mort est dans son cercueil et un passeur, viens frapper et lui dis de la suivre dans un inframonde. On découvre qu’il se passe quelques choses, que l’on ne reste pas dans son cercueil. Un univers un peu déjanté des clins d’œil.

 

Plus que de l’horreur c’est de l’humour noir, avec plein de squelettes.

 

Je l’es dessiné  en noir et blanc, dans la nuance des gris également pour rester dans l’ambiance du thème souterrain, je ne voulais pas mettre trop de couleurs. 

Avec des personnages un peu rocambolesques, des personnages déjantés.

 

Stéphane Dubois,

Comment as-tu débuté dans la BD ?

 

Gilles Le Coz,

Il s’agit d’une passion de jeunesse, mais j’ai vraiment dessiné sur le tard. Les circonstances on fait que j’ai rencontré un scénariste, l’on a monté un premier projet ensemble, et petit à petit  je suis entrée dans l’univers de la BD.

 

À la base, j’ai une formation de roughman.

 

Stéphane Dubois,

Roughman, justement tout le  monde ne connait pas cette fonction tu peux nous l’explicité ?

 

Gilles Le Coz,

Le roughman fait du dessin au feutre, très lâché, pour représenter des projets dans des agences de communication. Du dessin rapide léger…

 

Stéphane Dubois,

Tu peux nous parler de la suite de «Yo-yo Post Mortem » ?

 

Gilles Le Coz,

Le tome deux qui est déjà depuis trois mois en financement chez Sandawe, d’un one-shot a la base, j’ais décider de continuer à développer le personnage et son univers.

 

Le second tome verra de nouveaux personnages, d’autres qui seront développés, il y aura des clins d’œil au premier, mais il pourra se lire indépendamment.  

 

J’ai déjà fait quelques planches du second tome.

 

Stéphane Dubois,

Tu as un autre titre qui sort ?

 

Gilles Le Coz,

Oui, un autre album « Nous Irons tous au bois » sort également pour le festival, c’est publier chez un autre éditeur, et il s’agit d’un polar.

 

 

Biographie (officielle)

 

Dessinateur, roughman, directeur artistique, sur Paris. Je quitte le métro, boulot, dodo, pour la province.

Je m'installe en free-lance.

Parallèlement à mon travail, je fais des recherches à l'encre de Chine proche de la calligraphie.

 

Passionné par la BD et les comics depuis mon plus jeune âge, je me décide enfin à monter un projet en BD.

 

J'intègre un atelier avec des dessinateurs et des scénaristes, et c'est là que l'aventure commence...

 

Gilles le Coz

Gilles le Coz

Entretien : Gilles le Coz Yo-Yo post mortem

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Katsuhiro Otomo Grand Prix d’Angoulême 2015

Katsuhiro Otomo

Grand Prix d’Angoulême 2015

 

En choisissant d’attribuer le Grand Prix de la 42e édition du Festival international de la bande dessinée à Katsuhiro Otomo, la communauté des auteur(e)s qui a exprimé ses suffrages lors des deux tours du vote organisé par voie électronique en décembre 2014 puis janvier 2015 a accompli un geste historique.

 

C’est la première fois en effet que cette récompense, la plus prestigieuse du palmarès du Festival, est attribuée à un auteur japonais, soulignant ainsi la place prise par le manga dans l’histoire du 9e art. Katsuhiro Otomo couronné, c’est le meilleur du manga qui se voit ainsi légitimement célébré en Europe.

 

Né au Japon en 1954, Katsuhiro Otomo se met à dessiner professionnellement très tôt, au sortir de l’adolescence,et signe dès les années 70 ses premiers récits courts, souvent d’inspiration SF ou fantastique.

Ainsi Domu – Rêves d’enfant (1981), traduit bien plus tard en langue française, qui se signale déjà par une maîtrise narrative, des innovations formelles et une science du cadrage remarquables chez un si jeune auteur.

 

Le travail d’Otomo, d’emblée, exprime son goût de toujours pour le cinéma, qu’il aura par la suite de multiples occasions de satisfaire en devenant également cinéaste. Mais c’est à partir de 1982, alors que le jeune mangaka a déjà derrière lui près d’une décennie d’expérience, que le phénomène Otomo se déploie véritablement.

 

Dans les pages du magazine Young, alors qu’il n’a que 28 ans, il entreprend un long récit post-apocalyptique d’une intensité et d’une ampleur visionnaire saisissantes : Akira.

 

Entrelaçant de multiples thèmes - vitesse, violence, drogues, rébellion, science dévoyée, obsessions urbaines et pessimisme foncier, sans oublier tous les fantasmes d’anéantissement qui hantent de façon récurrente l’imaginaire japonais -, Akira révèle un auteur virtuose, qui en une seule oeuvre bouleverse toutes les règles qu’on pensait établies.

 

Développée en épisodes sur des milliers de planches jusqu’au seuil des années 90, la fresque démesurée qu’est Akira fascine non seulement par son sujet, ses personnages, ses ambiances et son goût du design omniprésent, mais également par son exceptionnelle exigence esthétique, qui en fait presque instantanément, dès sa publication, une oeuvre culte du 9e art. Son influence sera considérable dans le monde entier : partout où l’on pratique intensément la bande dessinée, Europe, pays anglo-saxons, Asie, Otomo est unanimement admiré par ses pairs.

 

Il sera l’un des principaux vecteurs d’une percée décisive du manga en Occident, et de la découverte de toutes ses potentialités.

 

La bande dessinée japonaise, dès lors, sera perçue comme une donnée acquise, un élément constitutif du 9e art planétaire.

 

Par la suite, Katsuhiro Otomo signe ou participe à d’autres oeuvres comme Mother Sarah, série d’inspiration SF toujours, développée à partir de 1989 au Japon sur une dizaine de volumes en collaboration avec le dessinateur Takumi Nagayasu.

 

Mais aucune de ces créations ultérieures n’aura une ampleur ou un rayonnement comparable au désormais mythique Akira, d’autant que le dessinateur multiplie en parallèle les incursions dans le cinéma et l’animation, ainsi qu’en témoignent par exemple le remarqué Steamboy en 2004 ou Mushishi en 2007.

 

Un auteur majeur de la bande dessinée mondiale vient de rejoindre le panthéon des auteurs primés à Angoulême, tout en consacrant, enfin, l’une des cultures qui en a fait la grandeur.

 

Ce n’est que justice.

 

BIBLIOGRAPHIE KATSUHIRO OTOMO

Akira (couleurs), 14 volumes (1990-1996, Ed. Glénat)

1 - L’Autoroute (1990)

2 - Cycle wars (1991)

3 - Les Chasseurs (1991)

4 - Le Réveil (1991)

5 - Désespoir (1992)

6 - Chaos (1992)

7 - Révélations (1992)

 

Akira est paru à l’origine en kiosque sous la forme de 31 fascicules couleurs (1990 à 1992, Ed. Glénat)

 

 Akira (noir et blanc), 6 volumes (1999-2000, Ed. Glénat)

Akira (noir et blanc), 5 volumes (2004-2005, Ed. Kana)

 

Rêves d’enfant, (Les Humanoïdes Associés)

Tome 1 (1991)

Tome 2 (1991)

Tome 3 (1992) (Réédition : Dômu, Rêves d’enfant (1997) Intégrale des 3 albums)

 

Hipira (scénario) (dessins de Shinji Kimura) (2007, Casterman)

 

Mother Sarah (scénario), dessins de Takumi Nagayasu, (Ed. Delcourt)

1 - Retour sur Terre (1996)

2 - La Ville des enfants (1996)

3 - Manipulations (1996)

4 - Sacrifices (1996)

5 - Soupçons (1997)

6 - Déserteurs (1998)

 

Zed (scénario), dessins de Amina Okada, (1997, Ed. Glénat)

 

Katsuhiro Otomo Anthology (2008, Ed. Kana)

 

Steamboy (2009, Ed. Glénat)

 

La Garde du sultan, dessins de Akihiko Takadera (2011, Ed. Kana)

8 - Déluge (1992)

9 - Visions (1992)

10 - Revanche (1992)

11 - Chocs (1992)

12 - Lumière (1994)

13 - Feux (1995)

14 - Consécration (1996) (Art-book)

7 - Conférence de paix (1998)

8 - Trahisons (1998)

9 - Déflagrations (1998)

10 - La Ville de demain (1/2) (2005)

11 - La Ville de demain (2/2) (2006)

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Grand Prix Spécial à Charlie Hebdo

Grand Prix Spécial

 

Les récents attentats de janvier 2015 à Paris contre la liberté du dessin de presse et ceux qui l’exercent ont amené l’organisation du Festival a décider de l’attribution d’un Grand Prix Spécial, comme il l’a déjà fait par le passé pour son dixième anniversaire, le quinzième, le vingtième, le trentième, le quarantième ou le Prix du Millénaire.

 

Le Grand Prix Spécial du 42e Festival est donc remis à Charlie Hebdo, pour que le souvenir du travail de tous les contributeurs de ce titre essentiel de la presse française reste dans les mémoires, en hommage aux dessinateurs assassinés et à leur nécessaire combat pour la liberté d’expression.

 

Communiqué de presse 29 JANVIER 2015

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Avant Premiere Nationale Les Chevaliers du Zodiaque

DÉCOUVREZ LE FILM EN

AVANT-PREMIÈRE NATIONALE

 

Les Chevaliers du Zodiaque

 

AU CINÉMA MEGA CGR

D’ANGOULÊME

 

LE VENDREDI 30 JANVIER

À 19H30 !

 

Tous celles et ceux qui sont fan de la série, seront heureux de retrouver leurs héros préférer à Angoulême pour les privilèges qui  y seront présents, ou lors de la sortie nationale le 24 Février.

 

Pour ceux qui le verront en avant-première, laissez un commentaire sur ce site.

Bande Annonce Officiel

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2015 sera dessiné par Christian Binet

2015 sera dessiné

par Christian Binet

 

Jean Solé et Julien/CDM ont inauguré en 2014 la Collection d’Illustrations de Château Perron (Lalande de Pomerol). Ces Exlibris, premiers d’une longue série, ont été remis à Bertrand et Béatrice MASSONIE, propriétaires du Château PERRON à l’occasion d’une grande soirée organisée durant le Festival de la BD d’Angoulême. Les grands noms de Fluide Glacial, BOUZARD, Mo/CDM, CHAUZY, COYOTE, Pixel V, LEFRED, LIBON, LEFRED THOURON… et bien-sûr Yann LINDINGRE étaient présents avec les 200 invités venus pour féliciter leurs amis.

 

Le poids du dessinateur en échange d’une illustration

 

Suite à cet échange festif et convivial, le rendez-vous avait été pris entre les dessinateurs de Fluide Glacial et la famille Massonie pour se retrouver cette année afin d’échanger quelques millésimes contre une illustration et déguster les crus de Château Perron.

 

Et Christian BINET, dessinateur des Bidochons (entre autres), qui accepte cette année à se plier à cet exercice.

 

Le Vendredi 30 Janvier 2015,

Rendez-vous au Festival de BD d’Angoulême pour cet échange convivial

 

 (Communiqué de presse)

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BSC NEWS Festival international de la bande dessinée d'Angoulême

BSC NEWS

Festival international

de la bande dessinée

d'Angoulême

(communiqué de presse)

 

Pour la seconde année consécutive, le BSC NEWS sera partenaire du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême à l'occasion de cette 42e édition qui se tiendra du 29 janvier au 1er Février 2015.

 

 

Le renouvellement de ce partenariat avec le FIBD est la preuve d'un engagement éditorial de plus en plus soutenu et pérenne sur l'actualité de la bande dessinée dans les pages numériques du BSC  NEWS MAGAZINE. Chaque mois, le magazine met à l'honneur des illustrateurs, des dessinateurs et des auteurs de BD afin de faire découvrir à son lectorat une grande diversité d'artistes et d'univers graphiques.

 

Cette année, ce partenariat revêt un caractère particulier car il sera l'occasion pour la rédaction du BSC NEWS MAGAZINE de rendre hommage aux confrères de Charlie Hedbo assassinés récemment,  en s'associant avec cet événement incontournable pour l'univers de la bande-dessinée.

 

Dans le cadre de ce partenariat, les lecteurs du BSC NEWS pourront gagner des PASS pour accéder au Festival pour la journée du dimanche 1er février 2015. Le jeu est disponible sur ce lien :

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