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Site sur la Science-fiction et le Fantastique

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Articles avec #festival de la bd angouleme

CHANG-SHENG LEE (CHANG SHENG)

Manhuajia

 

Réal CHANG SHENG

REAL — Collection illustrée de Chang Sheng 2004-2011 /

  

  

Bonjour Chang  Sheng

Au début un manhuajia (nom des dessinateurs de BD chinois) à je crois beaucoup influencé votre destin, on peu en savoir plus ?

  

Oui enfant, il ma beaucoup influencer, mais depuis 9 ans, j’ai mon propre style. J’ai évolué dans mon art, et je e suis dégager de cette influence.

J’ai commencé à avoir mon propre style.

 

Juger vous qu’en SF, votre style comme réaliste, en ce qui concerne les dessins, comment qualifieriez-vous votre style ?

 

Oui, mon style est réaliste, j’aimerais que non seulement les gens remarques les images réalistes que je créais, mais aussi le coté sentimental, ce n’est pas une simple projection de l’esprit sans base. C’est aussi ça le réalisme de mon œuvre.

 

Vous avez commencé à publier quand ? Et combien d’albums à t-il publier depuis, série ?

 

J’ai déjà publié 4 séries, et je viens d’en lancer une nouvelle en début d’année 2013.mais cela représente un total de 13 albums, déjà publier, dont deux traduit en langue française. Suite à une rencontre, il y a 5ans, à la Foire du Livre de Francfort (Allemagne) avec un éditeur français. Les éditions Paquet ont édité X-Girl  (Action, SF) en deux volumes.

 

Merci de nous avoir accordé c’est quelques instants d’entretiens.

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Dedicasse

Dedicasse


 

 

 

INTERVIEW LUIS ROYO

FESTIVAL DE LA BD ANGOULÊME 2013

 

Bonjour Luis Royo,

Apocalypse, c’est le premier volet d’une saga, qui ce passe dans un monde post-apocalyptique et néo-gothique, pourquoi avoir choisi en toile de fond la ville de New York, elle vous parait plus emblématique d’une décadence ?

 

D’une certaine manière oui, car c’est le symbole de LA grande ville et comme toutes les grandes villes, New York peut avoir cet aspect de décadence et de démesure. L’intrigue de Malefic se déroule en plusieurs étapes. Elle va dans le second volume se situer à Tokyo, qui est également le reflet d’une ville très « travaillée » où tout est technologique. L’intrigue du troisième volume aura lieu à Paris, symbole de la culture européenne et historique. Malefic va ainsi traverser différents symboles de la civilisation.

 

Avec Apocalypse on nous annonce un univers quels sont les développements prévus, quel est le nombre envisagés de tomes pour ce cycle.

 

Trois œuvres composent la série Malefic, Malefic à New York, Malefic à Tokyo et Malefic à Paris.

 

Actuellement, dans mes projets, il y a une autre série, Dead Moon, qui se déroule en Chine au XIIIe – XIVe siècle. Et immédiatement, on ressent la connexion avec Malefic, avec toute cette atmosphère lunaire et féminine.

 

Quelle est l’articulation avec l’album sorti en 1992 et qui portait le titre de Maléfic ?

 

Malefic est un personnage créé en 92, alors que Romulo était très jeune. Nous avons joué à créer le monde de Malefic, cependant, Romulo a continué sa voie dans le monde de la peinture, moi dans le monde de l’illustration, et nous avons rangé toutes nos idées dans les tiroirs. Et il y a environ six ans, nous avons travaillé ensemble sur le projet de la Coupole Russe. Et nous nous sommes posés la question : « et si nous sortions de nos tiroirs toutes les idées que nous avions sur Malefic ? ». Romulo était plus mûre, j’étais à un moment de ma carrière où je pouvais faire ce type de projet. Et on s’est donc dit que c’était le bon moment !

 

Vous avez abordé plusieurs univers : SF, fantasy, gothique, super héros… quel est celui qui vous a le plus inspiré, et vous inspire le plus, allez vous en privilégié un dans l’avenir ?

 

L’univers féminin m’a toujours beaucoup inspiré. C’est un monde obscur et mystérieux.

 

Le monde masculin possède moins de relief. Il est plus difficile de faire passer en un regard des émotions contradictoires comme par exemple la douceur et en même temps la perversité.

 

Au contraire, dans le monde féminin, cela est possible car il y a davantage de matières. L’anti-héroïne a un panel d’émotions tel, qu’elle possède une richesse d’expressions sans pareil ! Je souhaitais créer des histoires autour de la féminité, de la fertilité, des racines, du rapport des hommes avec la Terre, de notre humanité,… L’anti-héroïne revendique la liberté de l’Homme.

 

En parallèle de « Univers Malefic Time », prévoit»-il d’autres albums, ou des romans graphiques ? 

 

Malefic est un monde qui a été conçu de telle manière qu’il peut être exporté de celui de l’illustration. C’est un univers tellement vaste que l’on peut l’enrichir à côté avec des livres, des romans, de la musique…

 

Que pense t’il de l’évolution des nouvelles technologies, comme les E-BD, la réalité augmenté…

 

Je pense que les nouvelles technologies peuvent offrir beaucoup de possibilités à l’artiste. Internet et les autres supports digitaux sont des changements assez brutaux et rapides, mais je les perçois de manières positives. Selon moi, ces évolutions peuvent donner de nouveaux moyens à l’artiste de développer son univers.

 

Vous avez travaillé souvent avec votre fils Romulo, c’est différents en quoi ?

 

Il y a un avantage à travailler avec son fils. Nous sommes proches. Nous connaissons bien le travail et les qualités de l’autre. Nous avons une réelle complicité et échangeons beaucoup sur les projets que nous faisons ensemble.

 

Par rapport à l’évolution des formations dans les écoles d’arts, pense t’il si les dessinateurs sont mieux formé a la BD que ceux de sa génération ?

 

Je pense qu’aujourd’hui il y a de meilleures écoles de formation. Elles laissent plus de libertés aux nouvelles générations d’étudiants.

Cependant, si un artiste reste académique, il ne pourra rien apporter de nouveau.

 

Pour moi, il est important que chacun puisse explorer son propre style, utiliser son imagination et trouver ainsi son propre chemin. Ce qui m’intéresse chez un artiste c’est son apport personnel à une œuvre.

 

Remerciement à Luis pour nous avoir accordé cet entretien et à Marie Lechevalier pour la traduction.

 

 

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LA LOUVE 2

Roman Surzhenko

(La Jeunesse de Thorgal, La Louve)

 

Bonjour Roman,

Pouvez-vous nous parler de vos débuts en Russie ?

 

En fait j’ai toujours dessiné, depuis la crèche, j’ai continué quand j’étais à l’école d’ingénieurs, à entrer à l’Université, mais rapidement, je suis devenu dessinateur professionnel.

 

En Russie, on ne fait pas beaucoup de Bandes dessinées, mais plus de l’illustration. Mais à part un ou deux dessinateurs qui travaillent surtout les contes et légendes russes, on n’a pas d’illustrateurs qui sont dans les genres de l’imaginaire. J’ai travaillais aussi pour le cinéma en faisant les story-boards, en publiant des illustrations dans des revues, j’ais aussi publier des albums de 94 et165 pages.

 

Le premier de 94 pages était « 1612— ND » il avait un contenu historique, le second était un thriller sous forme de roman graphique « Hasard » en était le titre, mais on le trouve aussi parfois sur certains sites sous celui de « Excitation ».

 

Comment fait-on pour s’intégrer à un monde, un univers bien établi comme Thorgal, et ces « mondes » ? Comment fait-on pour appréhender la jeunesse de Thorgal par exemple ? Avec des codes bien établis ?

 

J’ai découvert, il y a 20 ans cet univers avec 5 albums, mais je n’avais pas lu les autres, ne disposant que de ces 5 albums de la saga. Cela m’avait beaucoup inspiré à l’époque, et l’on mas proposer de travaillé sur « la jeunesse de Thorgal » et sur la « Louve », je suis entré dans      cet univers avec grand plaisir.

 

Avant « Thorgal », j’avais déjà commencé à travailler avec des éditeurs européens. Grace a mon agent, j’avais déjà eu des contacts avec les « Humanoïdes Associés » par exemple, j’ais travaillé également pour « Soleil », chez qui j’ais fait un album et demi.

 

Ensuite j’ais rejoint « Le Lombard », pour « Les mondes de Thorgal » avec « La jeunesse de Thorgal « et « La Louve ».

 

Et en dehors de l’univers de Thorgal, il prévoit d’autres travaux ? Ou compter vous continuer votre collaboration avec « Le Lombard » ?

 

Le prochain tome de « Jeunesse de Thorgal » paraitra fin 2013-début 2014, et en Avril 2013 pour le numéro 3 de « La Louve ».

 

 

 

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KADE Angouleme 2013

 

 

Kade – Tir — Jac « Shaango » Los Brignoles Éditions

Bonjour Kade,

Tu es le créateur d’un comics intitulé : « Shaango », qui est un super héros africain, qui détient les pouvoirs d’un dieu, tu peux nous en dire plus ?

C’est un personnage qui se retrouve du jour au lendemain avec les pouvoirs d’un dieu africain qui s’appelle « Shaango » qui est le dieu de la justice au Nigéria, cela lui donne le don de provoquer la foudre et l’électricité. Du jour  au lendemain il va avoir ses pouvoirs, il va essayer de les maitriser et être confronté au bien et au mal du fait de ses pouvoirs. Il va y avoir toute une série de personnages qui s’intéressent à lui en raison de ses pouvoirs.

Au début il n’est pas enthousiasme à être un super-héros ?

Non, absolument c’est un personnage qui a déjà beaucoup de dilemmes en lui, qui es partagé dans son métier d’éducateur en banlieue, d’enseigné le bien le mal, aux enfants qu’il a en charge, et il ce retrouve avec ces pouvoirs qui vont lui donné un pouvoir surnaturel, de don extrême, qui    peu provoquer la mort et donc ce retrouver avec l’envie de faire des choses qui sont du bon côté de la balance.

Cela devrait plus lui donner des responsabilités normalement ?

Normalement il devrait avoir plus de responsabilités, mais la colère qui l’habite et qui quelques parts fait naitre ce don, vas créer en lui un grand dilemme.

Il s’agit d’un cycle, il est prévu en combien de tomes ?

Le premier cycle « Chroniques de l’orage » est en trois épisodes, publier séparément, il y a également une intégrale du premier cycle avec 7 histoires courtes inédites à la fin, ce qui donne à en connaitre un peu plus sur cet univers.

D’où vient cette inspiration africaine ?

Elle vient du fait qu’avec mon coscénariste nous nous sommes intéressés aux légendes africaines, des dieux Afrique de l’ouest, il ce trouve qu’il y a un panthéon magique considérable en Afrique de l’Ouest, de dieux qui ressemblent beaucoup au panthéon grec.

Ils on un coté très humain, ce qui nous intéressait était de projeter ce panthéon, dans un environnement actuel et de démontrée que ces mythes et légendes peu connus en Europe, son racontable dans le contexte contemporain.

Nous nous sommes beaucoup documenter sur ce panthéon, le mythe de Shaango, a beaucoup évolué durant la période de l’esclavage, et si les dieux sont natifs de l’Afrique de l’Ouest, on les retrouve dans les caraïbes et en Amérique du Sud.

C’est un patrimoine culturel que l’on retrouve dans divers endroits du monde.

Vous êtes plusieurs à faire ces albums

Oui je fais les dessins et je coscénarise avec Jac et Tir pour les couleurs.

 

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Corbeyran-dargaud

 

 

Corbeyran Éric

 

 

Bonjour Corbeyran,

Votre premier album était « Les Griffes du marais » parut en 1990, et vous avez a votre actif, plus de 260 albums, comment garde t’ont l’envie après 260 albums, il n’y a pas de lassitude à moins que cela soit une addiction ?

 

Oui, il doit y avoir une grosse partie addictive, mais en fait j’ai toujours eu envie d’écrire, mais l’occasion ne sait pas présenter tout de suite, les jeunes éditeurs comme : « Vents d’Ouest », « Soleil », « Delcourt », venaient juste de naitre, d’être créer a quelques mois d’intervalle. Ils cherchaient des projets, mais avec parcimonie et le vrai déclic c’est passé au milieu des années 90, vers 1995-1996, la il y a eu une sorte de boom et les catalogues ce sont étoffés et ce sont vraiment ouvert en grand, et à partir de ce moment la j’ai été beaucoup sollicité. Et j’ai pu assouvir cette espèce de gourmandise d’écriture à partir de ce moment-là.

 

Comment continué être sur l’envie, je pense qu’il faut partager, je suis scénariste, donc sans dessinateur, je n’existe pas. C’est la rencontre qui est très importante avec des dessinateurs qui fait que l’on continue à avoir envie, quand on rencontre quelqu’un qui dans son carton à dessins a un univers formidable, on n’a pas envie de le laisser passer, on a envie de s’associer à lui. Envie de faire un petit bout de chemin avec lui et sait ça qui fait qu’aujourd’hui je suis toujours sur le « dur » c’est-à-dire que je continue à rencontrer des gens qui me donne envie d’écrire.

Vous sortez combien de scénarios en moyenne ?

Je pense que j’écris au moins un scénario par mois. Au minimum, l’année dernière cela a été pire avec le « Zodiaque » une série fantastique qui est sortie l’année dernière. Tant que j’ai du temps, j’écris. Je n’accepte jamais un projet, si je sais que je ne vais pas pouvoir allez au bout. J’ai un coté très respectueux du travail de mes dessinateurs, quand je m’engage je sais que je peu allez au bout du projet. J’aime l’aventure humaine qui entoure les collaborations.

Vous avez abordé plusieurs univers : SF, fantastique, Polar, Fantasy.

Oui, je suis assez éclectique dans mes lectures, je lis aussi bien des nouvelles de Woody Allen comme des romans de Philip K. Dick, j’ai vraiment des gouts très larges au niveau cinéma, théâtre, littérature, bande dessinée, peinture des gouts très variée, ce qui rejaillit forcement sur ma manière d’aborder mon métier de ce fait j’ai du mal a me cantonner à un genre, dans la mesure ou les genres m’intéresses parce que j’aime le côté populaire de la Science-fiction, du polar.

J’aime la liberté que procurent la Science-fiction, le fantastique et la bande dessinée me permet d’assouvir complètement cette addiction.

 On va passer à la lettre Z comme « Zodiaque », vous pouvez nous en parler…

C’était le gros projet de 2012, cela été encore une fois une forme de défi, un défi que nous avons relevé avec Guy Delcourt et Grégoire Seguin, avec une douzaine de dessinateurs, l’idée était de faire une grosse série sur un an, le premier tome étant sorti en Mars 2012, le dernier sortira en Mars 2013. Cela a été un projet énorme, que l’on a fabriqué un peu comme une série TV. On ce réunissait tout les trois, on jetait sur la table durant deux heures des idées, on rebondissait sur les propose de l’un ou de l’autre, on a vraiment travaillé en équipe. C’était très agréable, c’était collectif et c’était la première fois    que je travaillai de cette manière. C’était très enrichissant de voir comment une idée au départ était ordinaire, qui végété un peu, comment quand on la jette sur une table, elle peut-être récupérer par une autre personne et devenir autre chose.

C’est une expérience que j’ai trouvé très sympathique.

Vous définiriez comment le genre de « Zodiaque » ?

Nous le définissons comme un thriller fantastique, chaque album met en scène un personnage qui est incarné par son signe, il possède un pouvoir, celui de son zodiaque, chaque histoire décrit un peu la trajectoire sur un petit morceau de la vie du personnage, sous forme de polar ou de thriller avec un côté fantastique, puisque ce pouvoir fantastique est incarné par un talisman qu’ils portent autour du cou.

On sent à travers chaque histoire qu’il y a une méta-histoire qui parcourt l’ensemble des 12 albums et le 13e album donnera les clefs de cette méta-histoire.

Le dernier sortira donc en Mars, c’est presque demain.

Et pour après-demain ? Vous avez d’autres projets ?

J’ai toutes mes séries habituelles comme le « Régulateur » on arrive a la fin de l’histoire avec le  6, j’ai le 4em tome des « Stryges » au mois d’avril, la série « Pavillon noir » avec un pirate fantastique.

J’aime bien les caisses à jouets, j’ouvre le grand coffre et j’en ressors ce qui me faisait rêver quand j’étais enfant.

Vous n’êtes pas très « On shoot » ?

C’est vrai que je ne suis très « On shoot », j’aime le feuilleton, j’aime beaucoup le feuilleton, j’ai été élevé avec sur RTL à la série TV : « Aux cœur du temps », « Le Prisonnier », « Les Visiteurs », « Le Neptune » « Aux pays des Géants »… je suis rester fasciné par ce coté feuilleton et j’adore les personnages récurrents, c’est à quoi j’associe la BD, même si j’ai fait quelques « On shoot » qui on très bien marché et dont je suis très fier, mais ce n’est pas la forme d’expression qui me convient le mieux.

Avez d’autres projets ?

Oui je prépare la seconde saison d’« Uchronie [s] » qui va ce poursuivre cette année avec de nouveaux tomes ou les trois univers d’interpénètre, des séquences communes entres les albums. Je m’amuse vraiment beaucoup aussi avec cette série.

C’est aussi une manière de rester avec des défis et des challenges dans l’envie dont nous parlions plus tôt.

 

Merci Eric Corbeyran pour votre accueil

 

 

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Retour vers le blogueur du futur

Le concours qui révèle les pointures

 

Chaque année, le Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême s'associe aux éditions VRAOUM pour organiser le concours Révélation Blog

Ce concours récompense un auteur encore non édité sur papier dont le travail est publié en ligne.

Chaque année, le concours a un thème, cette année, le thème sera :

LE BLOGUEUR DU FUTUR

Le concours a été officiellement lancé lors du dernier Festiblog, par Wandrille, parrain de cette 8° édition ( avec pour marraine la talentueuse Marion Montaigne) et plus de 150 blogs sont déjà entrés dans la compétition. Les inscriptions restent ouvertes jusqu'en décembre, et, chaque année ce sont entre 300 et 400 inscrits qui tentent leur chance

Cette année le jury est composé, comme chaque année de blogueurs émérites, en l'occurence Loïc Sécheresse (qui vient de relancer son excellent blog Gauchiste Contrarié) et Lisa Mandel, qu'on ne présente plus.

On retrouve aussi les lauréats de l'an passé et les représentants des partenaires du concours : la plateforme Esprit BD, l'agrégateur BLOGSBD.fr, le Festiblog, Vraoum et aussi le site madmoizelle.com.

Rappelons enfin que la Révélation Blog finit par une immense soirée déguisée (dont l'entrée sera strictement limitée aux gens costumée) qui a la réputation, à juste titre, d'être la meilleure soirée du festival d'Angoulême...

A bon entendeur...

 

Rappel des dates

Inscriptions du 29 septembre au 14 décembre

Annonce des présélections le 21 décembre

Vote du public du 22 décembre au 4 janvier

Annonce des trois finalistes le 14 janvier

Cérémonie de remise des prix le vendredi 1er février

(Communiqué de Presse)

 

 

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Francis Groux « Au coin de ma Mémoire » Editions PLG

francis groux

Bonjour Francis Groux,

Vous venez de publier aux Éditions PLG « Au coin de ma Mémoire », dans ces mémoires vous dites que vous étiez un grand lecteur de romans d’anticipation.   

Surtout de la revue « Fiction », je lisais le Fleuve Noir, comme tout le monde, mais j’avais la collection depuis le premier numéro et j’ai adoré et la littérature de science-fiction et la littérature fantastique. Avec une préférence pour le fantastique et la collection Marabout.

Un jour, j’ai découvert dans le courrier des lecteurs qu’ils y avaient des nostalgiques de la bande dessinée et qu’ils voulaient échanger, ils ont donc créé cette première association avec Strinati, Francis Laccassin (Club des bandes dessinées, avec Alain Resnais et Évelyne Sullerot. Fondé le 29 mars 1962 NDLR) et qui deviendra le le Centre d'études des littératures d'expression graphique (CÉLEG), j’ai acheté « Giff-Wiff » c’était la fin, puis j’ai réussi a me procurer les premiers numéros, le CELEG allait pratiquement arrêter ses activités et Claude Moliterni qui reprend le flambeau en créant la SOCERLID (Société civile d'études et de recherches des littératures dessinées) et publie la revue « Phénix ».

Donc voilà le cheminement « Fiction », « Giff-Wiff » et « Phénix » et voilà comment par la suite je me suis passionné pour la BD.

Vous êtes cofondateur (avec Jean Mardikian, Claude Moliterni) du Festival International de la Bande Dessiné d’Angoulême, et dans votre livre dans le chapitre « Angoulême avant Angoulême » vous abordez ce qui a précédé la création du festival proprement dits, vous avez projeté un diaporama sur « Valérian », notre voyageur spatio-temporel préféré, il sort un nouvel album de « Valérian » repris par Lacenet, quand pensez-vous ?

C’est absolument formidable, j’ai eu beaucoup de plaisir a lire cet album de Larcenet, et jusqu'à la dernière page avec…

 

Chut

Oui il ne faut pas le dire.

Mais c’est formidable que Pierre Christin et Jean-Claude Mézières aient jouer le jeu et accepté que Larcenet fasse se travail, le génie de Larcenet , je connais la production de Larcenet, je l’aimais déjà beaucoup, mais la c’est formidable, je ne sais pas s’il y aura d’autres albums avec d’autres auteurs, pour s’amuser à ce petit jeu, mais la c’est vraiment une réussite.

En BD de science-fiction et de fantastique, durant toutes ces années quelles sont les œuvres que vous avez préférées ?

Si je remonte tout à fait dans le temps le premier choc, ça a été Philippe Druillet avec « Lone Sloane » y compris ce qui paru avant « Pilote », chez Losfeld l’éditeur de Barbarella. En science-fiction ce qui m’a vraiment emballé c’est Forest d’une part et Druillet d’autre part, après j’ai découvert les scénarios de Cristin, puis Bilal, je suis resté très classique de ce plan la. 

J’entre peu dans l’eroïc-fantasy qui fait partie de la SF et du Fantastique, et à part Loisel   avec les autres j’ai l’impression que l’on tourne un peu en rond et que tous font un peu la même chose.

Puisque l’on parle de fantastique, il y a pour moi un auteur dont j’ai un souvenir formidable et je suis heureux que le festival lui rende hommage c’est Fred, Fred ce fantastique poétique son Philémon , ses « lettres de l’océan atlantique » sont vraiment formidable.

Cette exposition montre le découpage, la mise en page qui est absolument révolutionnaire.

Au sein du festival, proprement dit quelles ont été la place et l’évolution de la SF et du fantastique au cours de ces 39 années qui viennent de s’écouler.

Il y en a toujours eu une partie, c’est vrai que cela c’est développé après Loisel, l’arrivé de Loisel , de l’éroïc-fantasy, puis des Éditions Soleil qui a énormément produit d’éroic-fantasy et aussi un peu chez Delcourt. Mais je pense que  le  déclenchement cela a quand meme été Loisel avec « La Quête de l'oiseau du temps » et bien sur ceux que j’ai parlé tout à l’heure, et qui continue, la production de Méziere qui s’est étalée durant tellement d’années, Bilal avec son style très particulier.

Vous été amateur de Bilal

J’aime beaucoup oui, pas forcement les derniers, le dernier qui est l’adaptation de « Roméo et Juliette » ne m’a pas convaincu, par contre son graphisme est toujours absolument magnifique, mais ce n’est pas cette partie de son œuvre que j’aime le plus.

Je sais que Druillet a sorti un nouvel album de « Lone Sloane » que j’attends avec impatience.

J’ai vu dans votre ouvrage que vous vous plaigniez de la place de la BD japonaise au festival, du moins en ce qui concerne les prix attribué.

Oui il n’y a aucun auteur de bande dessiné japonais qui a obtenu le Grand Prix de la Ville d’Angoulême. Alors que la bande dessiné asiatique et particulièrement japonaise représente plus de quarante pour cent de la production mondiale.

C’est d’autant plus curieux que le festival consacre des expositions, des pavillons à la bande dessiné asiatique : Taiwan, Singapour, la Corée du Sud ?

Shigeru Mizuki (2007,NonNonBâ, Édition Cornélius) Prix du meilleur album) a eu un prix a Angoulême, mais pas le Grand Prix de la Ville, vous savez que le Grand Prix n’est pas attribué par le jury, mais par ceux qui ont eu précédemment le grand prix, je ne sais pas ce qu’il vont vouloir faire, pendant très longtemps on a tourné un peu en rond c’était toujours, un peu les anciens de « Pilote ». Les grands prix mérites tous leurs récompenses c’est tous des grands auteurs de BD, mais il fallait un peu aller voir de l’autre coté et surtout dire arrêtons la bande dessiné franco-belge.

Pour moi le fait d’avoir donné un prix a José Muñoz était très important, celui de cette année j’attendais ça depuis longtemps que Art Spiegelman ai le grand prix c’est pour moi très important, il avait déjà été primé (1988, Maus, t. 1 : Mon père saigne l'histoire, Flammarion, Alph-Art du meilleur album étranger), pour moi c’est aussi important que la venue de Hergé, la première fois qu’il est venu a Angoulême, c’est à partir de ce moment la que le Festival de la Bande Dessiné d’Angoulême a été accepté par tous comme un grand événement, je pense que le prix a Art Spiegelman est du même niveau, c’est une reconnaissance internationale de ce qu’est la BD.

Sur le plan international, je pense au continent africain, au Festival International d’Alger (Algérie) par exemple, que j’avais découvert il y a deux ans au FIBD. 

J’ai participé aux 3 derniers Festivals d’Alger de la BD, je dois d’ailleurs rencontrer la commissaire générale du festival pour quelques choses avec elle.

C’est vrai qu’il y a une BD africaine, maghrébine qui existe et qui est en train d’évoluer quand j’y suis allé la première fois c’était la seconde édition, c’était encore beaucoup de mauvais manga, voilà, c’était encore de la copie de manga et je leur est dit que je trouvais incroyable qu’ils n’utilisent pas les richesses qu’ils avaient chez eux, l’art magrébin, l’art africain existe, qu’ils ne parlent pas de leur Histoire, et qu’ils fassent du Manga.

J’ai eu l’impression de ne pas avoir prêché dans le désert parce que depuis ils ont complètement modifié. Le Manga est une toute petite part de leur production désormais au dernier festival qui s’est déroulé au mois d’octobre (2011), c’est une bande dessinée très éclectique, très différent ou il y a de tout, également un peu de SF.

Oui effectivement je connais des auteurs de SF/Fantastique algériens.

Oui ça évolue, mais le problème de la BD algérienne, c’est qu’il n’a pratiquement pas de supports. Ils ont beau avoir de créateurs de qualités, s’il n’arrive pas a publier et cela s’explique facilement, le niveau de vie étant ce qu’il est, ce n’est pas pensable pour le plus grand nombre d’acheter un album qui coûte 12/15 euro. Pour que cela arrive au lecteur, il faut avoir un prix au alentour de 2/3 euro.

Je dis aux jeunes éditeurs qui veulent se lancer dans l’aventure, regardez a quel niveau de prix vous avez une chance de produire et de vendre, et ne faites pas de couleur, ni d’album cartonné, fait du broché, des 30 pages, pour démarrer.

J’ai vu des jeunes auteurs qui font du Manga, mais qui leur est propre, original, et qui sortent dans les prix que j’ai indiqué. Ce qui est la première démarche à faire. 

Ils y ont très peu de librairies, de bibliothèques en Algérie, donc pratiquement pas d’éditeurs, comme il y a très peu de cinéma aussi, ce qui fait que c’est très difficile d’arriver jusqu’au public. Que peuvent faires de gens qui produisent sans public ?

L’on m’a montré la dernière fois que je suis allez au Festival International de BD d’Alger, que le Ministère de la Culture en a conscience et a décidé d’aider.

Au niveau mondial quel pays vous parait prometteur pour le développement de la BD en général !

Je ne connais pas la BD du monde entier, j’ai vu des choses étonnantes, par exemple Taiwan, il y a de belles choses. J’ai également vu la BD Turc et Arménienne, c’est en démarrage, l’exposition est d’un excellent niveau, parmi elles j’ai vu des choses très belles. Pas tout bien sûr, mais il y a des choses très belles. Dans les bandes dessinées africaines, il y a des œuvres formidables.

Les 3 fois que je suis, allé au Festival, j’ai fait partie du jury a Alger, j’y ai vu des œuvres de tout le continent africain et pas que Algériennes loin de la. Avec des auteurs qui parlent de leur quotidien, et avec des œuvres de grande qualité. Ils y abordent la vie quotidienne, les séquelles du colonialisme, et également les problèmes économiques qu’ils connaissent, ils en parlent d’une façon réaliste ou humoristique.

Le fantastique dans la BD africaine, plus que la science-fiction y est présente, par les contes, ils connaissent essentiellement la BD de SF par les supers-héros américains. Ce n’est pas inexistant, j’en ai vu, mais c’est très minoritaire au sein de leurs productions.

Je vous remercie pour nous avoir accordé cet entretien.

 

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Cepo Robert   Martinez Stéphane   Géminis Panico Glénat

Collection : Grafica, Format : 240 x 320 mm, 48 pages, Façonnage : Cartonné

 geminis panico

Bonjour vous êtes à Angoulême pour votre nouvel album « Géminis Panico », c’est du merveilleux du fantastique, comment vous le définiriez ?

CR  (Cepo Robert).

L’éditeur le défini comme un conte fantastique et cela nous va bien. On l’a écrit pour que cela lût par les grands comme les petits.

Vous nous faites un peu le pitch ?

L’idée dans ce premier tome c’est de planter l’histoire, on n’a pas voulu faire quelque chose de trop caricatural, mais en même temps, il faut prendre des références fortes, donc « L’Ordre » que l’on évoque, c’est un régime totalitaire comme on en a connu tant dans l’histoire y compris récente.

MS (Martinez Stéphane).  

Mais l’histoire est intemporelle, on fait allusion à la connerie humaine, mais pas placée dans le temps.

CR

On ne référence pas systématique telle ou telle période, ou régime je crois que les images parlent d’elles-mêmes on devine qu’il y a un environnement qui est oppressant. Mais pas précis.

MS

Totalitaire.

CR

Oui c’est ça totalitaire tout simplement.

Donc c’est l’histoire de jumeaux, de faux jumeaux en fait.

CR

Oui puisqu’il s’agit d’un garçon et d’une fille.

En fait quand on a commencé à construire l’histoire avec un environnement relativement défini. Dans le premier tome les jumeaux, qui sont en fin de compte des antihéros sont mutiques, ils ne parlent pas, on ne sait pas trop ce qu’ils foutent là.

 

MS

En fait ils sont amenés comme tant d’autres enfants pour être des cobayes, d’expérimentations et en fait comme dit Robert c’est des enfants déficients, donc ils sont exclus des ces tests, parce qu’ils le sont en raison de ces déficiences apparentes.

CR

Ca  c’est le premier pas, rapidement ce qui va être révélé c’est que différents oui, avec des pouvoirs que l’on peut qualifier de surnaturels, qui vont commencer a se manifester en filagramme jusqu’à devenir très forts, très concrets.

MS

Ne raconte pas tout (rire).

On est àla page 2 la (rire).

CR

Oui c’est ça, pour reprendre depuis le début l’idée était de camper tout ça dans un environnement.

C’est le premier volume qui dis premier dit second…

Premier, deuxième, troisième et quatrième, car il y aura 4 tomes.

On échappe à la traditionnelle trilogie.

CR

« Non monsieur » ce n’est pas une trilogie (rire)

Vous aviez déjà collaboré sur des albums ensemble ?

MS

Pas en BD, mais on se connait depuis toujours.

CR

On est des amis d’enfance en fait.

MS

En fait on a collaboré dans le design, le cinéma, chez les humanoïdes associés, une série télé.

Vous avez participé aux trois films de Luc Besson les Minimoys (Arthur et les Minimoys Arthur et la vengeance de Maltazard,  Arthur  La Guerre des Deux Mondes).

CR

Où également la mécanique du cœur qui devrait sortir, normalement en octobre prochain.

MS

Un film nouveau film produit par Europacorp, tiré du roman de Mathias Malzieu , créateur du groupe de rock Dionysos. Qui a écrit le roman et l’adaptation de la Mécanique du Cœur. Nous avons travaillé sur l’adaptation, créé le design avec Nicoletta Ceccoli qui est une illustratrice italienne.

CR

Oui et très doué, très charmante, une super artiste, vraiment sympa.

Pour la petite histoire, c’est elle qui a donné un peu le « la » graphiquement, Mathias Malzieu est très très fan de cette artiste.

Elle de son coté en dehors du cadre proprement illustratif, ce n’est pas forcement une personne qui a l’habitude des méthodes de travail des maisons de productions de films. Du coup notre travail a sur ce film consisté à s’approprier quelques unes des illustrations qu’elle avait fait en amont, a les digérer et tout simplement se les approprié et proposer une relecture de ce travail.

Hors de la suite de « Géminis Panico », vous avez d’autres projets ?

MS

L’actualité c’est vraiment la suite de « Géminis Panico », de faire le tome 2 au plus tôt, on a envie de raconté la suite. Mais après on a d’autres projets d’albums. Comme je le disais « Géminis Panico » est plus un conte fantastique, qui on l’espère pourra être lu aussi bien par les enfants que par les adultes.  Les autres projets sont peut-être un peu plus adultes. Plus Dark peut-être.

On peut espérer le tome 2 quand ?

On ne veut pas trop s’avancer, mais on espère le sortir avant un an.

 Merci de votre accueil et a bientôt pour la suite de vos travaux.

Biographies :

Cepo Robert

Robert Cepo est né à Paris en 1973. Il intègre l'école d'art graphique « l'Initiative » où il rencontre Stéphane Martinez. Après un bref passage dans le milieu de la publicité, il se plonge dans le monde du jeu de rôle, réalisant illustrations, recherches et développements graphiques. Il se lance ensuite dans l'animation, passant au fil des productions de la création de personnages et décors au story-board, ou encore à la direction artistique. Parallèlement à ses activités dans le milieu du dessin animé, il garde toujours un pied dans le monde du jeu et s'associe avec quelques amis pour créer Mangani qui devient Lézéditions du Yéti, puis Yéti Entertainment lors de son rachat par Humanoïdes Group. Plus récemment, il a travaillé sur les trois volets d'Arthur et les Minimoys. La collaboration avec Europacorp s'est poursuivie sur La Mécanique du cœur comme coauteur graphique.

Martinez Stéphane

Stéphane Martinez est né en 1969 à Versailles. Après des études d'arts graphiques à Paris (d'abord à L'Initiative où il rencontre Robert Cepo puis aux Gobelins). Il commence à réaliser des travaux d'illustrations, roughs, story-board puis assure la direction artistique pour diverses agences de communication parisiennes. En 2000 il devient directeur artistique de la maison d'édition de bandes dessinées Les Humanoïdes Associés pour six années. En 2007 il intègre l'équipe des designers graphiques des films Arthur et les Minimoys 2 et 3, produits par Luc Besson. Il continue de dessiner pour Europacorp sur divers projets (Adèle Blanc-Sec, Valerian), et devient coauteur graphique (avec Nicolletta Cocolli et Robert Cepo) du nouveau film d'animation produit par Europacorp : La Mécanique du cœur, prévu pour 2011. En parallèle du dessin et de la peinture Stéphane est auteur compositeur au sein du groupe Human1z3.

 

 

 

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Rosinski, Grzegorz Thorgal Le Lombard

 

Rosinski, Grzegorz «  Thorgal » Le Lombard

 

Bonjour,

 

Vous aviez 36 ans quand les premières planches de « Thorgal » ont été publiées dans « Tintin », vous étiez bien sûr très loin de penser au succès que cela aurait.

 

Bien sûr, la bande dessinée dans mon esprit cela n’existait pas. Je l’ai fait par la passion de raconter cette histoire, je pense qu’il y a plusieurs éléments qui se sont conjugué. Je pense que c’est le manque d’images après la guerre qui a créé ce désir de la créer.

 

Comment avez-vous rencontré, votre alter ego je dirais, puisque vous collaborez avec Van Hamme depuis plusieurs décennies.

 

« Papa Thorgal », moi je suis « Maman Thorgal ».

 

Vous êtes « Maman Thorgal » (rire).

 

Oui puisque j’écris durant 9 mois, j’accouche de l’album. C’est par hasard j’ai fait un petit voyage en occident, j’étais dessinateur de presse, illustrateur, j’ai fait des travaux en Pologne, mais ce n’était pas du même niveau, c’était des illustrations pour des livres, c’était donc toujours avec une idée littéraire. J’ai été chez un ami qui a essayé de me faire connaitre des éditeurs de BD, mais lui-même n’était pas éditeur de bande dessinée, il éditait des calendriers, des cartes postales, mais c’était un maniaque des   belles illustrations, je n’ai jamais rencontré un Belge neutre envers la bande dessinée.

Une personne a dit : « oh tiens quelqu’un qui travail chez Philips, j’ai un ami qui a démissionné parce qu’il voulait écrire des scénarios, faire du cinéma… il a téléphoné à Jean   (Van Hamme NDLR), c’est le premier scénariste qui m’a fait confiance pour une BD plus longue que trois pages. 

Dans votre biographie j’ai vu que vous aviez découvert pour partie la BD dans “Vaillant”.

 

C’est ma découverte, il n’y avait pas d’autres bandes dessinées francophones que le journal “Vaillant”, c’était le seul. Je conserve encore cet exemplaire, je garde les archives. Malgré les déménagements fréquents, j’ai réussi à conserver énormément d’archives de cette époque, dont l’exemplaire en questions qui date de l’année 49, 1949. Avec les Pionniers de l’Espérance, les fils de Chine, Fango…

 

C’était vraiment un coup de foudre.

 

Il y a eu des expositions sur vous pouvez vous nous en parler.

 

Ici (Festival d’Angoulême NDLR) et ensuite à Paris, c’était la même, mieux exposée et augmentée, elle a été présentée dans d’autres pays. C’était un peu “Tout Rosinsky” .

 

Justement dans ce “Tout Rosinski” que pouvait-on trouver.

 

Ce que j’aurais aimé y trouvé les meilleurs, c'est-à-dire ceux refusés par les éditeurs de l’époque.

 

Et les illustrations.

 

C’était mon rêve de faire des illustrations, mais de nos jours on ne peut pas en vivre c’est tellement mal payé. Je peux me permettre d’en faire maintenant, car je peux vivre de mes droits d’auteur qui viennent des fonds éditoriaux.

 

Un jeune ne peut pas faire vivre sa famille, si on est responsable, si j’étais comme a l’époque un jeune chargé de famille avec des enfants cela ne serait pas possible, de faire de l’illustration.

 

L’âge d’or de l’illustration est fini. J’aime beaucoup l’illustration américaine. L’illustration de contes de fées, je vois des jeunes qui en ont le désir, je me considère comme un illustrateur.

 

Un roman graphic vous tenterait.

 

Oui, mais pas a la manière américaine, mais a la mienne, j’ai beaucoup d’idées concernant la nouvelle formule des livres visuels, je travaille avec mon fils qui est graphiste qui a la même formation que moi, c’est lui qui fait les tirages de tête, les éditions de luxe et des publicités, mais c’est lui l’auteur et il fait ça très très bien.

 

J’ai des idées un peu folles, mais lui les corrige “non papa, non papa, tu exagères avec tes idées, ce n’est pas applicable, ce n’est pas réaliste.”. Il est réaliste, car il travaille avec des personnes, alors que je suis solitaire.

 

Vous avez des projets.

J’ai toujours pleins de projets, pour “Thorgal” seulement la série mère, c’est pour ça que nous avons créé “Les mondes de Thorgal”, pour que les meilleurs dessinateurs et scénaristes disponibles qui ont envie de participé a cette aventure un peu comme Rosinski de l’époque s’essaie au dessin réaliste de la bande dessinée traditionnelle.Moi je vais aller beaucoup plus loin.

 

C'est-à-dire ?

 

Des projets dans un sens visuel, d’application visuelle, je suis plus spécialiste de communications visuelles, de l’illustration que de la bande dessinée. La BD est considérée comme un moyen d’expression que j’adorais.

 

Vous n’aimez plus ?

C’est difficile pour moi de répondre à ça, je ne lis plus les BD, je les dessine, c’est un peu normal, comme les réalisateurs, c’est très rarement que Ridley Scott, Spielberg va au cinéma regarder des films.

 

Je réfléchis plus aux phénomènes sociaux, plus sociaux culturels c’est quoi la bande dessinée, comment on la fait bouger, comment on fait de la BD d’avant-garde la conceptualisé n’est pas la solution, à mon avis c’est idiot la bande dessinée, ça la coupe du grand public.

 

Pour moi c’est un média pour le grand public, il faut que le public puisse s’identifier avec des dessins réalistes, clairs, lisibles, elle doit être, je vais donc continuer a faire des dessins réalistes, même si je peux faire des dessins non figuratifs.

 

Il faut réfléchir à quoi sert la BD, si ce n’est pas grand public pour moi ça n’existe pas, c’est POP-ART, le vrai pop’art ce n’est pas ce que les américains, ce n’est pas ce que fait Lichtenstein (voir note) ou des amis à New York, ils nous ont volé le nom de “POP ART”, le vrai pop art, le vrai art populaire c’est la bande dessinée, si quelqu’un n’est pas d’accord, cela ferait un bon débat, je pense, mais il y a pas discutions c’est clair la BD est l’art populaire par excellence.

 

Vous pourriez nous écrire des ouvrages théoriques sur la BD ?

J’aime beaucoup la théorie à condition qu’elle ne soit pas à “côté de la plaque” beaucoup, j’aime bien que les propos clairs soient compressibles par tous, je n’aime pas la théorie ou les gens qui lisent n’y comprennent rien.

Merci de bien avoir voulu nous accorder cet entretien.

C’est moi qui vous remercie.

 

 

(Remerciements également au service de presse des Éditions Le Lombard pour son aide.).

Note :

Roy Fox Lichtenstein, né le 27 octobre 1923 à Manhattan, New York[1] et décédé le 29 septembre 1997 à Manhattan, est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des “comics” (bandes-dessinées). Il décrira lui-même son style comme étant “aussi artificiel que possible”. (source Wikipédia).

 

Rosinski, Grzegorz Thorgal Le Lombard

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Cédric  Puvillan « Abaak »
Cedric Puvillan
 
Tu as  publié  « Abaak » Editions Tartamudo.
Oui, c’est une trilogie dont le premier tome vient de sortir, le deuxième tome sortira dans un an ou un an et demi.
 
Tu peux nous dire qu’elle est le pitch de cette histoire.
Cela aborde de manière originale l’univers des nano technologies, par le biais de la science-fiction, à l’intérieur d’un atome dans un laboratoire de nano technologie, s’est développé un univers, qui c’est généré spontanément.
Le premier tome se déroule à l’intérieur de cet atome.
On peut difficilement en raconter plus, il y a beaucoup de rebondissements, notamment  à la fin qui fait basculer les personnages du premier tome de manière originale dans le second tome.
Cest ton premier album ?
Oui c’est mon premier album de BD, on l’a proposé a deux ou trois grosses maisons d’édition qui ont bien sûr dis non et nous avons rencontré José Jover, des éditions Tartamudo , nous nous sommes bien entendu tout de suite avec lui et il a décidé de publier notre album.Juste à ce moment-là, José Jover cherchait un projet de science-fiction qui tienne la route.
Trois ans et demi plus tard, l’album parait.
Il vous a fallu trois ans et demi pour finaliser votre projet ?
Oui pour le premier tome, pour le deuxième cela ira beaucoup plus vite, on il nous fallait prendre des habitudes de travail. Et avec l’auteur accorder nos violons.
D’autres projets en plus de la trilogie « Abaak » ?
Pas pour l’instant c’est de nombreuses recherches, pour trouver les personnages, les environnements… c’est beaucoup de travail. Le second tome sortira dans un an et demi et le dernier normalement mi-2015.
Nous nous donnons rendez-vous pour le tome deux alors.
Merci de ton accueil.
« Abaak » a reçu le Prix CORA (festival de Marly, 2011)
Nous mettons également la Bande Annonce de cet album ci-dessous.

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