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Site sur la Science-fiction et le Fantastique

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Articles avec #nouvelles

Couverture: Anthony Avon

Couverture: Anthony Avon

A.O.C N° 50

Aventures Oniriques et Compagnie

Nouvelles – Articles d’Ecriture – Bande dessinés

Science-fiction – Fantasy -Fantastique

Spécial Visions du futur

 

Comme chaque année beaucoup d’entre vous attendait ce numéro spécial pour y découvrir ceux et celles qui seraient primés et mis dans la lumière de la galaxie SF.

 

Voilà qui est fait.

 

Le numéro spécial VISION DU FUTUR est désormais disponible, et cela fait 21 ans que cela dure. D’ailleurs le Club Présences du  Futur à publier un recueil de nouvelles primé ces 20 ans dernières années, vous trouverez en bas de cet article un lien avec la page du site du club qui vous permettra de l’acquérir.

 

Vous trouverez également à la fin de cet article le règlement pour 2019.

 

Je ne serais que trop vous conseiller de commander très rapidement ce numéro qui est très demander.

 

Bien entendu le mieux serait encore de vous abonnez à AOC et Présences d’esprits, voire de rejoindre le club.  

 

Enfin une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, dès maintenant le concours VISION DU FUTUR  2019 est lancé, et vous trouverez ci-dessous le règlement et les informations pour vous y inscrire.

 

******

 

 

 

 

CONCOURS VISION DU FUTUR 2019

 

Les textes soumis devront donc s’inspirer d’un (et seulement d’un) des thèmes ou citations suivants :

 

 

a.   « Si vous trouvez ce monde mauvais, vous devriez en voir quelques autres… » Philip K. Dick

 

b.   « La terre frémit, le sol fume,

         Au milieu de la grande nuit. » Louise Michel

 

c.   « On avait surpris le garçon à commettre un acte répugnant […]. Âgé de huit ans, il faisait ça depuis déjà plusieurs années. »  

Théodore Sturgeon

 

 d.   Le vent se lève

 

Affûtez votre esprit, cajolez votre imagination, soyez drôle, émouvant, inventif, bref, faites-vous (et faites-nous) plaisir! Prenez le temps de laisser votre texte reposer, relisez-le, il n’en sera que meilleur!

 

Enfin,

Utilisez quelques minutes de votre temps pour prendre connaissance du règlement complet, ci-dessous :

 

Article 1.

La nouvelle devra appartenir au genre des littératures de l’Imaginaire (science-fiction, fantastique, fantasy, merveilleux).

 

Article 2.

La nouvelle devra comporter un maximum de 40000 signes, espaces comprises. Le texte devra être totalement inédit, sur tous supports.

 

Article 3.

Le texte devra être envoyé en pièce jointe exclusivement en format .rtf ou .doc à : visionsdufutur@presences-d-esprits.com.

L’auteur devra préciser dans le corps du mail ses noms, prénoms, âge, adresse postale et adresse mail valide, ainsi que le titre de sa nouvelle et le sujet choisi pour élaborer son texte. Il précisera en outre par quel moyen il a pris connaissance de ce concours. Merci de veiller à fournir tous ces renseignements !

 

Les textes ne se conformant pas à ces règles ne seront pas retenus. En participant à ce concours, l’auteur s’engage à présenter un texte dont il est l’auteur. Il s’assurera qu’il reçoit bien un « accusé de réception » électronique de son texte. La participation est limitée à un texte par personne.

 

Article 4.

La date limite d’envoi est le Dimanche 7 avril, minuit.

 

Article 5.

Les décisions du jury seront promulguées lors de l’assemblée générale 2019 du Club Présences d’esprits (au mois de juin 2019). Elles sont sans appel. Le jury se réserve le droit de décerner jusqu’à trois prix au plus et de n’en attribuer aucun si la qualité globale des textes reçus était insuffisante. Le jury peut également accorder des accessits ou distinguer des textes.

 

Article 6.

Les textes ayant obtenu un prix seront publiés dans un numéro spécial d’AOC consacré au concours « Visions du Futur ». En participant à ce concours, les auteurs s’engagent à accepter la publication du texte présenté et primé. Les gagnants recevront en outre un abonnement d’un an à Présences d’Esprits AOC pour le premier prix, d’un an à AOC pour les deuxième et troisième prix.

Spécial Visions du futur

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KABOUL et autres souvenirs de la  Troisième Guerre mondiale

 

KABOUL

et autres souvenirs

de la  Troisième Guerre mondiale

 

Michael Moorcock,

illustré par Miles Hyman

Traduit de l’anglais (UK)

par Jean-Luc Fromental

 

Nous sommes dans une dystopie plus qu’une utopie, le personnage principal voyons   l’avenir comme un  armagedon. Nous dans un univers décrit comme ce qui était notre monde durant les années 50 et la guerre froide.

 

Sauf que la de froide on est déjà passé a une guerre « chaude » avec la Russie qui a conquis la Chine ou encore  l'Afrique et l'Australie qui on disparut. Bref, un monde que l’on espère ne jamais connaitre alors que nous sommes dans la commémoration de 1914-1918 l’une des pires boucheries que l’humanité n’ait jamais connut.

 

Il nous fait part de son cauchemar éveillé.

 

Résumé de l’album graphique :

DANS UN MONDE EN MARCHE VERS LE CHAOS FINAL…

Cette séquence de six nouvelles relate les faits et gestes de l’espion Tom Dubrowski dans un univers alternatif si proche qu’il ressemble trait pour trait à notre présent. Le monde, livré à une guerre globale dont nul ne connaît plus ni les causes ni les camps, fonce droit vers son Armageddon.

 

Biographies des auteurs

Dubrowski, acteur et narrateur de cette descente aux enfers, est un agent russe infiltré à Londres sous l’identité d’un antiquaire polonais. Cynique, lucide, lyrique, souvent désabusé, il tient le journal de ses aventures et pérégrinations en zones amies ou hostiles, ravagées par l’effroi, la destruction, la trahison et la mort. Les illusions perdues rôdent. C’est un Ulysse désenchanté qui parle, passant au fil de son récit d’un espion mondain évoquant le M. Ashenden de Somerset Maugham à un vétéran couturé de cicatrices inspiré d’Isaac Babel, l’écrivain juif qui chevaucha avec les détachements cosaques et en tira le célèbre Cavalerie rouge. Toute la puissance narrative et morale de Moorcock se concentre dans ces textes intenses, où s’enchaînent, à la manière des Désastres de la guerre de Goya, les images d’apocalypse, les visions d’horreur pure, ponctuées de miraculeux instants de paix et d’inoubliables portraits de femmes dont les souffrances, la force d’âme, la résilience font contrepoint à la folie meurtrière des hommes.

 

De l’anarchisme au féminisme, du débat sur la responsabilité individuelle à celui sur le déterminisme des origines, du rapport ambigu entre les sciences, les pouvoirs, les fanatismes religieux, du paradis perdu à la création d’un enfer terrestre, tous les thèmes et motifs de l’oeuvre immense de Moorcock, maître de la SF new wave et de la fantasy britannique, traversent cette brève et forte Odyssée pour le temps présent.

 

L’artiste Miles Hyman contribue par ses grandes images puissantes et distanciées à créer un livre unique, qui laisse sa part à l’expression graphique.

 

Auteur de plus de cent romans, Michael Moorcock a doté la littérature d’imagination de personnages classiques tels qu’Elric le Nécromancien, Corum, Hawkmoon, Von Bek ou Jerry Cornelius. Sa carrière est semée de chefs-d’œuvre comme Le Navire des glaces, Le Programme final, Les Danseurs de la fin des temps, Voici l’Homme, Gloriana, The Pyat Quartet, Mother London… Actuellement à l’œuvre sur le deuxième volume de son autobiographie, il partage son temps entre le Texas et Paris.

 

Miles Hyman est peintre, illustrateur et auteur de bandes dessinées. Américain installé en France depuis plus de trente ans, son œuvre repose en grande partie sur ses affinités avec la littérature. Il a illustré Conrad, Dos Passos, Dylan Thomas, Philippe Djian, réalisé des adaptations en bande dessinée de Jim Thompson (Nuit de fureur), James Ellroy (Le Dahlia noir) ou sa propre grand-mère, l’auteur Shirley Jackson (La Loterie). Son dernier album paru est Le Coup de Prague, qui met en scène l’écrivain Graham Greene.

 

Roman illustré, 224 pages,

15 illustrations couleurs

Format 180x240

Broché cousu sous jaquette

PVP : 22 €

ISBN : 978-2-207-13924-0

ÉDITIONS DENOËL

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CONCOURS DE NOUVELLES UTOPIALES 2018

CONCOURS DE NOUVELLES

UTOPIALES 2018

 

 

CONCOURS DE NOUVELLES // CATÉGORIE PRIMAIRE

Premier prix : Jeanne Oudit (école Ledru-Rollin, Nantes)

 

Lauréats par ordre alphabétique : Nina Blondeau (école Ledru-Rollin, Nantes), Nathan Cazes (école Ledru-Rollin, Nantes), Balthazar Chauveau (école Ledru-Rollin, Nantes), Pénélope Clément Wendling (école Fellonneau, Nantes), Faustine Coicaud (école Gay Lussac, Nantes), Philémon Lambert (école Ledru-Rollin, Nantes), Elias, Pavoine-Michel (école Gay Lussac, Nantes), Alban Rion (école Ledru-Rollin, Nantes), Elsa Teusan (école Fellonneau, Nantes)

 

CONCOURS DE NOUVELLES // CATÉGORIE COLLÈGE

Premier prix : Le Goff Luna (collège Le Haut Gesvres, Treillères)

 

Mention spéciale : Areski Daoulas-Etourneau (collège Pont Rousseau, Rezé)

 

Lauréats par ordre alphabétique : Aymeric Dumont (collège Antoine de Saint-Exupéry, Savenay), Adrien Dupont (collège Antoine de Saint-Exupéry, Savenay), Myriam Gillier (collège Saint Joseph, Longué-Jumelles), Victor Jausons (collège Paul Gauguin, Cordemais), Annwenn Langlais (collège Le Haut Gesvres, Treillères), Lilou Laubignat (collège Rutigliano, Nantes), Tillya Mamadou (collège Aristide Briand, Nantes), Fanny Waterlot-Launay (collège Le Haut Gesvres, Treillères)

 

CONCOURS DE NOUVELLES // CATÉGORIE LYCÉE

Premier prix : Romain Lucas (lycée Alcide d’Orbigny, Bouaye)

 

Lauréats par ordre alphabétique : Maxence Cheveux (lycée Pierre de Coubertin, Bolbec), Louann Danieau (lycée Saint Martin, Nord-sur-Erdre), Claire Fert-Thibout (lycée Saint Jacques de Compostelle, Le Puy-en-Velay), Aurélien Gauducheau (lycée Rosa Parks, La Roche-sur-Yon), Noémie Jaunasse (lycée Saint Martin, Nord-sur-Erdre), Pierre Karan (lycée André Boulloche, Saint-Nazaire), Eva Legendre (lycée Nelson Mandela, Nantes), Salomé Teillet (lycée Rosa Parks, La Roche-sur-Yon), Lou Vernier (lycée Nelson Mandela, Nantes)

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Palmarès UTOPIALES 2018

 

Palmarès UTOPIALES 2018

 

PRIX EXTRAORDINAIRE

 

Elisabeth Vonarburg

 

 

Prix littéraires

 

PRIX UTOPIALES

 

 

L’âme des horloges, David Mitchell, Éditions de L’Olivier, 2017

 

Le Prix Utopiales

 

Les Utopiales reconduisent, avec le soutien du Conseil Régional des Pays de la Loire, le Prix Utopiales. Ce prix récompense un roman ou un recueil dont l’auteur est européen, paru ou traduit en langue française durant la saison littéraire qui précède le festival, et appartenant au genre de la science-fiction (hors fantasy). Le jury est composé de 4 jurys lecteurs et d’un président du jury.

 

Le Prix Utopiales est doté de 2000 euros. Cette année, cinq ouvrages était en compétition :

 

 

Autres ouvrages qui était en compétition :

 

L'Or du diable Andreas Eschbach  Editions L’Atalante

 

Espace Lointain Jaroslav Melnik  Agullo Éditions

 

Amatka  Karin Tidbeck  Éditions lLa Voltethan

 

Station : La chute Al Robertson  Éditions Denoël

 

 

PRIX UTOPIALES JEUNESSE

 

Les puissants, T1 : Esclaves, Vic James, Éditions Didier Jeunesse, 2016

 

 

Le Prix Utopiales Jeunesse

Sept jeunes de la région nantaise, âgés de 13 à 16 ans composent le jury officiel. Le Président du Jury est Denis E.Savine, traducteur.Le Prix Utopiales Jeunesse est doté de 2000 euros. Cinq ouvrages était en compétition cette année :

 

 

Autres ouvrages en compétition :

 

The Rain Virginia Bergin  Éditions Bayard

 

Nouvelle Sparte  Erik L’Homme  Éditions Gallimard jeunesse

Star Trip Eric Senabre  Éditions Didier Jeunesse

 

La Mort du Temps Aurélie Wellenstein  Éditions Scrineo

 

 

 

PRIX JULIA VERLANGER

 

L’Enfant de poussière, Patrick K. Dewdney, Éditions Au diable Vauvert, 2018

 

 

 

 

PRIX MEILLEUR ALBUM DE BD

 

Ces jours qui disparaissent, Thimoté Le Boucher, Éditions Glénat, 2017

 

Mention spéciale du jury pour :

Alt-life, Thomas Cadène & Joseph Falzon, Éditions Le Lombard, 2018

 

 

CONCOURS DE NOUVELLES (Scolaire)

Les  noms des  lauréats des prix des concours de nouvelles seront communiqués le lundi 5 novembre.Nous vous en informerons.

 

PRIX CINÉMA

 

PRIX DU JURY // COMPÉTITION INTERNATIONALE DE COURTS-MÉTRAGES

 

Edge of alchemy, Stacey Steers tats-Unis, 2017

 

Mention spéciale du jury :

Rust in peace, Will Welles, États-Unis, 2018

 

 

PRIX DU JURY CANAL + // COMPÉTITION INTERNATIONALE DE COURTS-MÉTRAGES

 

The Replacement, Sean Miller, États-Unis, 2018

 

PRIX DU PUBLIC // COMPÉTITION INTERNATIONALE DE COURTS-MÉTRAGES

 

Irony, de Radheya Jegatheva, Australie, 2017

 

 

GRAND PRIX DU JURY // COMPÉTITION INTERNATIONALE DE LONGS-MÉTRAGES

 

Assassination Nation, de Sam Levinson, États-Unis, 2018

 

 

 

MENTION SPÉCIALE DU JURY // COMPÉTITION INTERNATIONALE DE LONGS-MÉTRAGES

 

The Man with the magic box, Bodo Kox, Italie-Pologne, 2017

 

 

PRIX  DU PUBLIC // COMPÉTITION INTERNATIONALE DE LONGS-MÉTRAGES

 

Freaks, de Zach Lipovsky & Adam B. Stein, États-Unis, 2018

 

 

 

PRIX DU MEILLEUR SCÉNARIO DE JEU DE RÔLE

 

Ex Aequo :

 

Tolkraft pour son scénario : Make Oneida great again et Sébastien Mège pour son scénario : Seul un fou ne sait pas qu’il l’est.

 

PRIX DU MEILLEUR JEU VIDÉO RÉALISÉ A LA GAME JAM

Arena Spirit par Argann Bonneau, Youri Bossus, Étienne Cassin, Rémi Laot, François Mauxion

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Concours de nouvelles

Concours de nouvelles

Thème du concours est "apprendre et savoir" :

Nous avons accès à un volume d'informations colossal et des outils formidablement puissants ; est-il nécessaire d'apprendre une langue étrangère alors qu'un téléphone portable commence à pouvoir traduire en temps réel, néanmoins il est sans doute nécessaire de la connaître pour comprendre l'autre

Pour un ingénieur qu'est-il important de savoir qu'une méthode existe ou doit-il l'apprendre ?

Beaucoup de situations peuvent découler de cette description que nous laisserons les auteurs nous décrire.

Il s'agit de la première coopération entre la maison d'édition et l'association des anciens de Centrale-Supelec. Je négocie actuellement avec d'autres écoles d'ingénieurs et probablement des médecins pour étudier ces possibilités.

 

Ci-dessous vous pouvez télécharger le règlement et bulletin d’inscription du concours.

 

 

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Couverture : Wysoka

Couverture : Wysoka

A.O.C N° 49

Aventures Oniriques et Compagnie

Nouvelles – articles sur l’écriture-bande dessinées

Science-fiction – Fantasy - Fantastique

Eté 2018

 

Nos fidèles internautes connaissent désormais très bien cette revue.

 

Pour ce numéro quarante textes furent soumis, avec toute la bonne volonté du monde, il est bien sûr impossible de tous les publier, même si une grande partie l’avait mérité. Ce genre de choix a toujours un côté injuste, mais la vie…

 

En attendant, ceux publiés dans ce numéro méritent largement de se trouver dans cette livraison. Cinq textes très différents les uns des autres, mais c’est justement ce qui fait l’un des charmes de cette revue.

 

Vous trouverez le menu de ce numéro, ainsi qu’un bulletin d’adhésion/abonnement, vraiment soutenez nous et rejoignez nos rangs, vous ne le regretterez vraiment pas promis.

A.O.C N° 49
A.O.C N° 49

Bulletin d'abonnement /adhésion à télécharger.

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Les Ombres d'Élyranthe

Les Ombres d'Élyranthe

 

Un nouvel éditeur vient de faire paraître une première anthologie consacrée aux genres de l'imaginaire. Il s'agit des « Ombres d'Élyranthe », une petite association franco-belge gérée de main de maître(sses) par deux autrices issues du forum l' « Écritoire des Ombres ». Lester L, Gore m'a fait parvenir un exemplaire de ce recueil afin que j'en dise quelques mots. Je vais donc commencer, de façon exceptionnelle, par l'aspect extérieur de l'objet.

Je fais en effet partie de cette catégorie de lecteurs qui ne se laissent pas influencer par l'illustration de couverture, et pour tout dire, je préfère les éditions de poche anciennes, moins tapageuses et uniformisées que celles d'aujourd'hui. Parlez-moi plutôt des vieux « J'Ai Lu », avec les illustrations nébuleuses et quasi abstraites de Tibor Csernus, ou des Fleuve Noir avec les couvertures si sexy de Gourdon ! Aujourd'hui, j'ai l'impression que l'édition de l'imaginaire tape dans un stock inépuisable de dessins assistés par informatique comportant obligatoirement des bogoss musculeux et des dragons évoquant davantage le carton-pâte que les forces élémentaires de la nature.

Les « Ombres d'Élyranthe » proposent donc un bel objet, de format agréable, pourvu d'une couverture originale. Il s'agit en fait d'un véritable miroir dépoli, qui tranche sur le fond sombre, entouré de l'image d'un cadre baroque du plus bel effet. J'avoue que l'effet d'ensemble est attirant, et intriguant. Mais, comme disent les Anglais, on ne juge pas un livre à sa couverture.

Alors, « Ombres » est un bel exemple du dynamisme et de la diversité des auteurs français, loin  de l'uniformisation commerciale que l'on retrouve dans les catalogues des « grands » éditeurs, et donc sur les tables des libraires. Science-fiction option « space opera érotique » (remarquable « Trou de Ver »), allégorie poétique à la Chambers (« Les Masques de Carmina », « L'écrivain »), thématique lovecraftienne (« Aquariophilie »), humour sombre (« le Vieux Roger »), tous les genres, tous les aspects des littératures de l'imaginaire sont représentés dans cette anthologie, si bien qu'il est très difficile de les citer tous. À noter aussi que les nouvelles sont toutes assez courtes, ce qui ajoute encore à la variété de l'ouvrage. Ainsi, chacun trouvera son bonheur, selon le genre ou le style qu'il préfère, parmi les dix-neuf nouvelles qui composent « Ombres ».

Enfin, une préface de Ludovic Païni-Kaffin et une présentation des auteurs parachèvent un recueil bien sympathique et hautement recommandable.

 

Serge Rollet.

 

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Critique de Danse avec le taureau par Serge Rollet

Critique de:

Danse avec le taureau

par Serge Rollet

 

En temps normal, je ne suis pas amateur de romans policiers. Contrairement à la plupart de mes contemporains, je n’ai jamais été touché par la vague de « polars scandinaves » qui a inondé récemment les tables des libraires, et je ne serai probablement pas plus concerné par les futures déferlantes de « thrillers papous » ou de « suspense moldo-valaques » que ne manqueront pas de susciter les éditeurs et les critiques. Bref, les enquêtes policières ne me passionnent pas, le whodunit m’assomme, et c’est avec allégresse que je me tamponne le coquillard de la question fatale : « Est-ce bien le colonel Moutarde qui a tué le docteur machin avec un chandelier en plastique mou ? »

 

Quant à la tauromachie, mon opinion est plus nuancée que celles des pro- et des anti-, même si ça m’étonnerait qu’on me voie un jour sur les gradins d’une arène, coincé entre une touriste teutonne et un aficionado à béret. Et puis, cette manie qu’ont les toreros de s’habiller comme Lady Gaga, et de coiffer un chapeau qui ressemble à des oreilles de Mickey, je trouve ça suspect…

 

Alors, me demanderez-vous, tas de petits curieux, pourquoi te risquer à donner ton opinion sur « Danse avec le Taureau », le thriller basque de Philippe Ward ? Eh bien, je vous répondrais que c’est parce que je connais la plume de Philippe Ward, dont j’avais apprécié le fascinant « Irrintzina » et les nouvelles collectées dans le recueil « Noir Duo », et que je voulais découvrir la façon dont il se débrouillait avec le genre hautement codifié du roman policier.

 

Et je n’ai pas mis longtemps à m’apercevoir que Philippe se sort de l’exercice avec brio : son style dépouillé, direct, s’accorde à merveille avec la tension de l’enquête, qui s’avère menée sans faille vers une conclusion qui, si elle n’est pas surprenante, est logique et solidement étayée. Le personnage principal est vraisemblable, assez attachant pour que ses efforts donnent envie de continuer la lecture, tandis que les personnages secondaires sont dépeints avec vigueur et concision. Évidemment, sur un format aussi court (moins de 200 pages), l’auteur ne se lance pas dans des descriptions trop détaillées, et parfois la psychologie et les sentiments des protagonistes sont esquissés à grands traits, mais l’essentiel est là : le style est vigoureux, fluide et débarrassé de tout tic d’écriture, et le « suspense » policier de rigueur est bien présent.

 

Mais ce qui constitue pour moi l’attrait principal de ce roman, c’est la patte de Philippe Ward, qui prouve qu’il n’est pas qu’un « faiseur de polars », mais bel et bien un écrivain de talent. Ce style qui permet de le reconnaître, c’est d’abord l’ancrage dans une région, SA région, qu’il revisite sans cesse en apportant à chaque livre une petite touche supplémentaire. Tout au long de son œuvre, Philippe Ward vante et illustre son Sud-Ouest natal, avec un regard où l’amour et la fidélité n’excluent pas la lucidité et le sens critique. Et moi, j’aime ces auteurs qui revendiquent leur identité, qui s’appuient sur un territoire et un peuple pour raconter leur histoire.

 

Ensuite, si « Danse avec le Taureau » reste un polar, Philippe Ward ne peut s’empêcher d’instiller dans son récit des éléments inquiétants, surprenants, comme une épée qu’un destin unique semble avoir chargée d’une énergie mystérieuse, ou bien les résurgences de l’antique culte de Mithra. Et là, grâce à ces détails évoquant le surnaturel, mon intérêt a été relancé pour aller à la conclusion du récit. Car ce qui m’attire dans l’art de conter de Philippe, c’est sa capacité à faire accepter des éléments appartenant au fantastique dans des romans fortement ancrés dans la réalité d’un lieu et d’une culture, à l’instar d’un Masterton par exemple.

 

En conclusion, « Danse avec le Taureau » est un court roman policier qui se lit avec plaisir, même si la corrida vous répugne ou vous indiffère, surtout grâce au talent et au métier de son auteur, qui sait capter constamment l’attention du lecteur.

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« De Chair et d’Encre&quot;, Dola Rosselet

« De Chair et d’Encre",

Dola Rosselet

aux éditions Rivière Blanche,

collection Noire 

                                                           

Même –et surtout- sans tenir compte du foisonnement des sous-genres artificiels qui encombrent les librairies,  (bit-lit, urban, dark, high fantasy…) je suis convaincu qu’il existe plusieurs catégories de fantastique, ce genre inclassable que la critique méprise et que le public comprend mal. On y trouve les récits qui lorgnent vers l’épouvante, ceux qui rendent hommage aux grands maîtres, les nouvellistes aux préoccupations sociales, les commerciaux qui surfent sur les modes, et que sais-je encore. Il existe aussi une marge de textes qui résistent à tout classement, ce qui énerve sans doute les maniaques pontifiants de la mise sous étiquette. Et je pense que le recueil de Dola Rosselet fait partie de ces derniers, tant la variété des thèmes abordés a tout pour désorienter les taxonomistes du surnaturel. Science-fiction, heroic-fantasy, thriller, horreur, Dola Rosselet n’hésite pas à nous proposer des nouvelles dans tous les genres, avec toujours autant d’originalité. Ses univers, aussi divers soient-ils, portent la marque de fabrique de son talent particulier : esquissés à petites touches, ils donnent toute latitude à leur lecteur d’imaginer des suites possibles grâce à des fins souvent ouvertes, qui laissent le champ libre à l’imaginaire.

 

Je ne décortiquerai pas chaque nouvelle, je préfère laisser aux chanceux qui vont découvrir « De Chair et d’Encre » le plaisir de la nouveauté, mais ce recueil plein de diversité présente néanmoins une belle unité grâce à un style qui ne se relâche jamais. L’écriture de Dola Rosselet, sous des dehors de simplicité, ne laisse rien au hasard : les termes choisis sont évocateurs, et contribuent à distiller une ambiance particulière à chaque histoire. Distiller… Sans doute le mot est bien adapté, car les parfums et les odeurs occupent une place particulière dans cet ensemble : une fragrance récurrente d’eau de Cologne suffit à susciter l’inquiétude dans « À la Vie, à la Mort », bien mieux que les accessoires trop utilisés des récits de maisons hantées. De même, dans « Comme un Parfum de Deuil », la bien aimée trop tôt disparue est personnifiée par son parfum, comme si chaque être, en plus de son âme propre, se définissait par son empreinte olfactive. Que ce soit sur les champs de bataille de la Grande Guerre ou dans un ascenseur, à la toute fin du monde en compagnie du dernier homme ou dans une arche spatiale désemparée, cette sensualité dans le style de Dola Rosselet, cette attention portée à leur ressenti intime est la marque d’un auteur unique.

 

Si vous aimez sortir des sentiers battus avec des récits originaux et pleins de sensibilité, si les poncifs actuels d’un fantastique commercial vous écœurent, allez faire un tour sur les berges de la Rivière Blanche, et laissez-vous porter par les nouvelles « De Chair et d’Encre », vous ne reviendrez pas indemnes du voyage…

 

Serge Rollet

Extrait gratuit en téléchargement légal.

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Entretien Emmanuelle Nuncq Ecrivain

Entretien

Emmanuelle Nuncq

 

 

Stéphane Dubois,

Bonjour Emmanuelle,

Tu as déjà écrit de nombreux textes, tu en as publié combien à ce jour ?

 

Emmanuelle Nuncq,

Écrits je ne les compte plus, je les remanie souvent, j’en suis à mon huitième publié à ce jour. Sur les couvertures il y a une rose par roman publié.

 

Stéphane Dubois,

Quel fut le premier roman que tu as édité ?

 

Emmanuelle Nuncq,

Il n’est pas là, il s’agit de « Porcelaines », qui a obtenu le Prix du premier Roman en ligne 2011 aux éditions Le Manuscrit, déçue par cette maison d’édition, je l’ai retiré après des mois de batailles pour récupérer mes droits.

 

Vous ne le trouverez donc plus dans le commerce.

 

Stéphane Dubois,

Parle-nous de ton dernier roman.

 

Emmanuelle Nuncq,

Il s’agit des « Chercheurs du temps », publié aux Éditions Séma, ce sont des voyageurs dans le temps, un professeur emmène ses élèves étudier différentes disciplines, il engage Roxanne, férue de littérature française. Ils partent voir les auteurs qu’elle étudie. Chaque chapitre est consacré à un auteur. Ils va leur arriver plein d’aventures, et ils ne vont pas spécialement se cantonner à la littérature française du 19e  siècle, ils vont étudier : chrétien de Troyes, Edgar Alan Poe, Jane Austen.

 

Ce sont des auteurs que j’aime particulièrement et j’ai voulu leur consacrer quelques pages.

 

Le premier qu’ils rencontrent est Gérard de Nerval, puis  Baudelaire et Alexandre Dumas, ensuite ils partent à l’époque de la Régence anglaise, car Roxanne aime beaucoup Jane Austen et veut assister  à un bal.

 

Stéphane Dubois,

Tu as pensé à docteur Who en écrivant ton roman ?

 

Emmanuelle Nuncq,

Oui comme dans cette série, cela va dérailler et un méchant va apparaitre rapidement, chaque fois qu’ils veulent aller dans une époque ils n’arrivent pas dans la bonne, ou alors des personnes peu recommandables arrivent.

 

Stéphane Dubois,

Tu as mis combien de temps à écrire ce roman ?

 

Emmanuelle Nuncq,

Le premier épisode je l’ai écrit il y a déjà dix ans, il s’agissait à l’époque d’une Fan-fiction de Docteur Who.

 

Cela a énormément évolué depuis, maintenant c’est mon univers, mais avec le même principe deux personnes partent voyager dans le temps, principe que l’on retrouve aussi dans « Retour vers le Futur ».

 

 

Stéphane Dubois,

Tu fais partie également d’une anthologie « Sur le Balcon », tu peux nous en dire quelques mots ?

 

Emmanuelle Nuncq,

Chaque auteur a proposé son texte sur la base du thème choisi par l’anthologiste. Comme j’aime beaucoup cette période, j’ai choisi le 19e siècle et le balcon est celui d’un théâtre. Il s’agit, sous forme de nouvelle, d’un thriller.   

 

Stéphane Dubois,

Tu as commencé à écrire jeune, vers quel âge ?

 

Emmanuelle Nuncq,

J’ai commencé à écrire vers les 10 à 11 ans, des saynètes pour mes cousins et cousines, des petits poèmes.

 

À cette époque je n’avais pas idée de devenir écrivain. Je me suis mise à écrire sérieusement beaucoup plus tard, aux « Imaginales », il y eut un  speed dating auteur-éditeur. J’ai proposé un roman, que j’avais écrit durant mes heures de travail, j’étais guide et surveillante au  Musée Lorrain à Nancy, parfois j’avais du temps et sur un petit carnet j’écrivais. 

 

 

J’ai passé deux ans à écrire ce roman que j’ai présenté à un éditeur à l’occasion de ce speed dating.

 

Cela a marché et j’ai commencé à me pencher sur le métier d’écrivain.

J’ai participé à des concours de nouvelles j’en ai gagné deux ou trois, mais rien d’important.

 

Je me rappelle de « Poésie en liberté », j’ai obtenu un prix pour cela (« Poésie en liberté » est un concours international de poésie en langue française. Il est ouvert à toute personne en formation de 15 à 25 ans. NDLR).

 

J’ai aussi obtenu pour « Porcelaines »le prix du premier roman en ligne au moment de sa sortie.

 

Stéphane Dubois,

Tu en es à  combien de romans ?

 

Emmanuelle Nuncq,

Actuellement j’en suis à huit romans publiés et trois en préparation. Chaque rose sur la couverture d’un de mes romans correspond au nombre de romans que j’ai déjà publiés.

 

Je prépare une trilogie de fantasy, fantasy gore vraiment sombre.

 

Stéphane Dubois,

Quels sont tes auteurs préférés ?

 

Emmanuelle Nuncq,

Comme vous pouvez le deviner à ce que j’ai dit plus haut, j’aime beaucoup les auteurs français du 19e siècle.

 

Je voue une passion a la pièce « Cyrano de Bergerac », je  l’ai lue une bonne cinquantaine de fois,  j’ai vu une bonne dizaine d’adaptations.

 

Stéphane Dubois,

Quelle est ton adaptation préférée de cette pièce ?

 

Emmanuelle Nuncq,

De toutes celles que j’ai vues, la mise en scène préférée est celle de la Comédie Française. Elle est vraiment bonne et les acteurs sont géniaux, particulièrement Michel Vuillermoz,  elle a d’ailleurs été récompensée.  À cette occasion j’ai redécouvert le rôle de Christian.

 

Stéphane Dubois,

Il y a d’autres formes d’écritures qui t’intéresseraient ?

 

Emmanuelle Nuncq,

J’ai écrit, surtout adolescente, des scénarios. Cela va très vite, et j’ai une écriture très cinématographique, je rêve d’être dans le milieu du cinéma, mais cela coute très cher, mon rêve serait que l’un de mes livres soit adapté au cinéma. J’aimerais avoir plus de rôles : écrire le scénario, jouer dans le film, faire des costumes.

 

Stéphane Dubois,

Des costumes aussi tu en fais ?

 

Emmanuelle Nuncq,

Je fais des costumes pour moi et  j’aimerais dessiner  les costumes   d’un film tiré d’un de mes ouvrages.

 

Quand on écrit, les effets spéciaux coutent beaucoup trop cher.

 

Stéphane Dubois,

Merci pour cet entretien, et nous tiendrons informés les internautes de tes prochaines publications. 

 

Entretien réalisé dans le cadre du BIFFF 2018.

 

 

Bibliographie :

Paru chez Séma Éditions :

Chercheurs 2 Les Chercheurs du Temps,

 

Bordemarge, le 13 avril 2012 aux éditions Castelmore.

 

En février 2016 est paru aux éditions du Chat Noir le premier tome de la trilogie "Palimpsestes" intitulé "Impressionnisme". Le second tome "Symbolisme", est paru en février 2017, et le dernier,   Anachronisme", début 2018, en même temps que "Les Chercheurs du Temps" (Séma), préquelle de "Bordemarge".

 

« Porcelaines » Indisponible

 

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