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Site sur la Science-fiction et le Fantastique

Articles avec #fantastique

Avec l'aimable autorisation d'Otsuka Eiji
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Espace PolarSNCF © dessin Mai Li Bernard
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© scnénario.com et les dessinateurs respectifs
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Prochainement un article sur la Trilogie
Prochainement un article sur la Trilogie

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PALMARÈS OFFICIEL 2015 42e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême
• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DE LA BANDE DESSINÉE ALTERNATIVE

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DE LA BANDE DESSINÉE ALTERNATIVE

PALMARÈS OFFICIEL 2015 42e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême

PALMARÈS OFFICIEL 2015

42e Festival international

de la bande dessinée d’Angoulême

 

• FAUVE D’OR - PRIX DU MEILLEUR ALBUM, parrainé par Cultura

L’Arabe du futur, Tome 1

Riad Sattouf / Allary

 

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX SPECIAL DU JURY, parrainé par Cultura

Building Stories

Chris Ware / Delcourt

 

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DE LA SÉRIE, parrainé par Cultura

Lastman, Tome 6

Balak, Mickaël Sanlaville et Bastien Vivès / Casterman

 

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX RÉVÉLATION, parrainé par Cultura et Europe 1

Yekini, le roi des arènes

Lisa Lugrin et Clément Xavier / Editions Flblb

 

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DU PATRIMOINE, parrainé par la Caisse d’Epargne

San Mao, le petit vagabond

 

Zhang Leping / Fei

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX DU PUBLIC CULTURA

Les Vieux fourneaux, Tome 1 - Ceux qui restent

Wilfrid Lupano et Paul Cauuet / Dargaud

 

• FAUVE POLAR SNCF

Petites coupures à Shioguni

Florent Chavouet / Philippe Picquier

 

• FAUVE D’ANGOULEME – PRIX JEUNESSE

Les Royaumes du Nord, Tome 1

Clément Oubrerie et Stéphane Melchior / Gallimard

Édité par l’association Une autre image (France)

 

• PRIX JEUNES TALENTS, parrainé par la Caisse d’Epargne

1er lauréat : Camille Debray pour « Maman »

2e lauréat : Cloé Francisci pour « Ballet » (Prix aufeminin)

3e lauréat : Anna Griot pour « Boat People »

 

• PRIX JEUNES TALENTS POITOU-CHARENTES, parrainé par la région Poitou-Charentes

Quentin Jeulin

 

• PRIX DU CONCOURS DE LA BD SCOLAIRE « A L’ECOLE DE LA BD », parrainé par la Caisse d’Epargne et le Ministère de l’Education Nationale

 

- Prix d’Angoulême de la BD Scolaire :

Margaut Shorjian

 

- Prix Graphisme du Concours de la BD Scolaire :

Louis Fourel

 

- Prix Scénario du Concours de la BD Scolaire :

Catherine Manesse

 

- Prix Coup de Coeur du Concours de la BD Scolaire :

Fanny Ehl

 

- Prix BD des Régions :

Thomas Ouedraogo

 

• PRIX DES ÉCOLES D’ANGOULÊME, en partenariat avec la Mairie d’Angoulême et l’Inspection Académique de la Charente

Nas poids plume Tome 1 d’Ismaël Méziane / Glénat

 

• PRIX BD DES COLLÈGES POITOU-CHARENTES, avec le rectorat de Poitiers

Alisik Tome 1 de Helge Vogt, Hubertus Rufledt et Bisson Pierre / Le Lombard

 

• PRIX DES LYCÉES POITOU-CHARENTES, avec le rectorat de Poitiers

Choc Tome 1 - Les fantômes de Knightgrave de Stéphane Colman et Éric Maltaite / Dupuis

 

• PRIX RÉVÉLATION BLOG, parrainé par Vraoum

Mademoiselle Karensac pour son blog http://blickaboo.blogspot.fr/

 

• PRIX CHALLENGE DIGITAL, parrainé par la Caisse d’Epargne

Oscar Langevin pour « Moontagne »

 

 

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Entretien

Allais, Jean-Marc

Il pennello

 

Stéphane Dubois,

Avec « Il pennello », tu nous livres avec Serge Perrrotin, une histoire de pinceau magique ?

 

Jean-Marc Allais,

Effectivement, c’est un peintre raté, qui a l’occasion de se procurer un pinceau créée par Léonard de Vinci, et qui permet à n’importe qui de peindre comme un grand artiste.

 

Il va utiliser ce pouvoir sans trop savoir le maitriser, comme un apprenti sorcier. On y retrouve le mythe de Faust.

 

Stéphane Dubois,

Il s’agit d’un one-shot ?

 

Jean-Marc Allais,

C’est en un volume de 90 pages, c’est beaucoup pour un album, mais nous ne voulions pas frustrer le lecteur.

Nous y avons fait deux clins d’œil à des auteurs connus : Serge Le Tendre et Régis Loisel avec La Quête de l'oiseau du temps.

 

Stéphane Dubois,

Comment vient-on à la BD avec des études de biologie et d’électronique ?

 

Jean-Marc Allais,

En fait, il s’agit du hasard, j’ai fait des études de biologies, avant de travailler dans l’industrie de l’électronique,  en 2003, j’ai dû me réorienter.

 

J’ai eu la possibilité de continuer dans l’électronique ou de faire totalement autre chose.

 

J’avais décidé de me lancer dans la peinture, le hasard, si sans est un, a fait que j’ai été orienté vers la bande dessinée.

Stéphane Dubois,

Parallèlement a « Il penello » tu reprends le dessin de la série « Crow Dog » dont 5 volumes sont déjà parus.

 

Jean-Marc Allais,

Le tome 6 est en court d’écriture, j’en suis à la planche 17. Il devrait sortir fin 2015 débuts 2016.

 

La difficulté est de continuer dans la même veine, de faire évoluer le personnage, en partant de cce qu’il est  dans le tome 5, sans défigurer le personnage.

 

Stéphane Dubois,

À plus long terme, tu penses continuer dans le fantastique ?

 

Jean-Marc Allais,

J’ai des projets, le fantastique, la SF oui, sauf de la « fantasy » ou je ne me vois pas du tout travaillé, mais le « temporel » par exemple oui j’aimerais bien. Je suis plus dans des dessins plus réalistes, c’est pour ça que je ne me vois pas dans des œuvres de fantasy.

 

SA BIOGRAPHIE

Après avoir commencé très tôt à dessiner, je me tourne tout naturellement... vers des études de biologie puis d'électronique ! Domaine dans lequel je travaille durant deux décennies. Parallèlement, j'apprends à peindre des portraits à l'huile et je reviens par hasard -mais le hasard existe-t-il ?- au dessin, en collaboration avec Serge Perrotin sur le projet Il pennello.

(texte biographie: Sandawe)

 

photo © Sandawe

photo © Sandawe

Entretien Allais, Jean-Marc Il pennello

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Toxic Boy
Toxic Boy

Toxic Boy

Entretien :

Xavier  

Toxic Boy

 

Stéphane Dubois,

Depuis quand fais-tu de la BD ?

 

Xavier,

J’ais commencer vers 17 ans, mais je mis suis mis sérieusement vers mes 20 ans.

 

Stéphane Dubois,

Tu viens de sortir « Toxic Boy »  aux Éditions Sandawe de quoi s’agit-il ?

 

Xavier,

C’est à la croisée des genres, au premier abord les gens pensent à un manga à cause de son format, une pagination importante de plus  de 300 pages. C’est dessiné à l’encre ce qui renforce encore cette impression de manga, mais la narration est dans le style de la Bande dessinée franco-belge.

 

Pour ce qui concerne l’histoire,  il s’agit d’une grande aventure qui parle d’écologie sans se prendre au sérieux. Un enfant en perdition dans un monde où il y a des geysers de produits toxiques, qui surviennent sans que l’on sache ou et transforme les gens en zombies, en monstres.

 

Cet enfant contrairement aux autres, redevient normal au bout d’un moment, il se précipite donc dans ces geysers toxiques alors que tout le monde cherche as les évités.

 

Le premier tome de « Toxic Boy » était fini quand j’ai présenté le  projet à Sandawe. Cela sera une tétralogie de 1200 pages environ.

 

Je voulais prendre mon temps , j’en avais assez des one-shot, imposé par les éditeurs classiques, c’est aussi l’avantage de ce format.

 

Stéphane Dubois,

Tu avais fait quoi comme album avant celui-là ?

 

Xavier,

J’avais réalisé aux Éditions Soleil, un album qui n’est jamais sorti, en raison de la crise qu’il traversait, j’ai comme d’autres auteurs et dessinateurs été l’une des victimes.

 

Ensuite j’ai fait une série de trois tomes aux Éditions Glénat. Root racontait l’histoire d’une gamine qui naissait dans une famille de barbare qui tentait de les ramenés sur le « bon chemin ».

 

Stéphane Dubois,

Pour finir une question d’actualité, que penses-tu du Grand Prix 2015 ?

 

Xavier,

Heuuuuuuuuuuuuuuuuuuu (prenant un air très inspiré), faudrait que je sache qui sait (rire).

 

Stéphane Dubois,

Il s’agit d’Otomo, premier mangaka à avoir obtenu ce prix.

 

Xavier,

J’en suis très heureux, c’est un dessinateur qui a beaucoup influencé mon travail. Il fait partie de ces mangakas qui sont très influencés par la « Franco-belge », il est pour moi international, je pense que cela a été plus facile à lui attribuer que cela l’aurait été pour de « purs » mangakas.   

 

 

Sa biographie (officielle)

C’est lors de son entrée en Maths Sup que Xavier Henrion découvre le dessin. Depuis ce jour et malgré sa naissance en 1979, Xavier ne vieillit plus. À 17 ans donc, il décide d'arrêter ses études scientifiques et entame une croisade pour tenter de rattraper son retard. Il enchaîne des écoles d´art à Paris, Angoulême et Bruxelles pour perfectionner son dessin et apprendre les rudiments de la bande dessinée. C'est à 17 ans qu'il signe son premier album en collaboration avec le scénariste Éric Omond aux éditions Soleil, album qui, tristement, ne sortira jamais. Malgré tout, Xavier travaille sur d'autres projets, notamment ROOT, avec Tehem au scénario, série humoristique qui entre dans la prestigieuse collection « Tchô! la collec’… » de Glénat.

 Texte © Glénat

 

 

Sa Bibliographie

 

Root  en cours  de 2007 à 2009  (Glénat)

 

En chemin elle rencontre...  en cours  en 2009

 

Sticky Pants  One shot en 2014

 

Toxic Boy  en cours  en 2014 (Sandawe)

 

 

Xavier en dédicace

Xavier en dédicace

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Gilles le Coz Yo-Yo post mortem
Gilles le Coz Yo-Yo post mortem

Gilles le Coz Yo-Yo post mortem

Entretien :

Gilles le Coz

Yo-Yo post mortem

 

Stéphane Dubois,

Comment avez-vous connu Sandawe ?

 

Gilles Le Coz,

J’avais un ami qui avait un projet en financement chez cet éditeur, il m’a suggéré de présenter ce projet ce que j’ai fait. J’ai envoyé mon dossier et dans la semaine j’ai eu une réponse positive de l’éditeur. J’ai été un peu surpris, de la rapidité de l’acceptation et du fait que l’on démarrait tout de suite.

 

Stéphane Dubois,

Quel est le genre d’univers dans lequel se déroule « Yo-Yo Post Mortem » ?

 

Gilles Le Coz,

De l’humour noir, un mort est dans son cercueil et un passeur, viens frapper et lui dis de la suivre dans un inframonde. On découvre qu’il se passe quelques choses, que l’on ne reste pas dans son cercueil. Un univers un peu déjanté des clins d’œil.

 

Plus que de l’horreur c’est de l’humour noir, avec plein de squelettes.

 

Je l’es dessiné  en noir et blanc, dans la nuance des gris également pour rester dans l’ambiance du thème souterrain, je ne voulais pas mettre trop de couleurs. 

Avec des personnages un peu rocambolesques, des personnages déjantés.

 

Stéphane Dubois,

Comment as-tu débuté dans la BD ?

 

Gilles Le Coz,

Il s’agit d’une passion de jeunesse, mais j’ai vraiment dessiné sur le tard. Les circonstances on fait que j’ai rencontré un scénariste, l’on a monté un premier projet ensemble, et petit à petit  je suis entrée dans l’univers de la BD.

 

À la base, j’ai une formation de roughman.

 

Stéphane Dubois,

Roughman, justement tout le  monde ne connait pas cette fonction tu peux nous l’explicité ?

 

Gilles Le Coz,

Le roughman fait du dessin au feutre, très lâché, pour représenter des projets dans des agences de communication. Du dessin rapide léger…

 

Stéphane Dubois,

Tu peux nous parler de la suite de «Yo-yo Post Mortem » ?

 

Gilles Le Coz,

Le tome deux qui est déjà depuis trois mois en financement chez Sandawe, d’un one-shot a la base, j’ais décider de continuer à développer le personnage et son univers.

 

Le second tome verra de nouveaux personnages, d’autres qui seront développés, il y aura des clins d’œil au premier, mais il pourra se lire indépendamment.  

 

J’ai déjà fait quelques planches du second tome.

 

Stéphane Dubois,

Tu as un autre titre qui sort ?

 

Gilles Le Coz,

Oui, un autre album « Nous Irons tous au bois » sort également pour le festival, c’est publier chez un autre éditeur, et il s’agit d’un polar.

 

 

Biographie (officielle)

 

Dessinateur, roughman, directeur artistique, sur Paris. Je quitte le métro, boulot, dodo, pour la province.

Je m'installe en free-lance.

Parallèlement à mon travail, je fais des recherches à l'encre de Chine proche de la calligraphie.

 

Passionné par la BD et les comics depuis mon plus jeune âge, je me décide enfin à monter un projet en BD.

 

J'intègre un atelier avec des dessinateurs et des scénaristes, et c'est là que l'aventure commence...

 

Gilles le Coz

Gilles le Coz

Entretien : Gilles le Coz Yo-Yo post mortem

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Paris, le 27 janvier 2015

 

GLENAT LANCE EN EXCLUSIVITÉ

SES NOUVEAUTES COMICS

EN NUMERIQUE EN AVANT-PREMIERE

SUR LA PLATEFORME COMIXOLOGY.

 

A la suite de l’annonce de la signature d’un partenariat de distribution numérique en juin 2013, Glénat s’associe de nouveau à ComiXology, la plate-forme révolutionnaire de bandes dessinées numériques basée sur le cloud. ComiXology va proposer à partir du 29 janvier en exclusivité numérique et en avant-première les chapitres inédits en français des grandes nouveautés du label Glénat Comics sur comixology.fr et sur les App de comiXology pour Tablettes Fire, iPad, iPhone, Android et Windows 8. Ce lancement se fera lors du 42ème festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Cette action est la première de cette envergure en France.

 

Dès le 29 janvier, découvrez en avant-première les 6 premières séries estampillées Glénat Comics : Lazarus, Drifter, Furious, Letter 44, Pretty Deadly et Sex Criminals, lauréate de l’Eisner Award de la meilleure série de l’année à la San Diego Comic Con 2014 ainsi que de nombreuses distinctions aux USA dont celles des prestigieux USA Today et Time Magazine.

 

- Pour chaque série : un nouveau chapitre par mois jusqu’à la sortie du recueil complet.

 

- Chaque chapitre sera commercialisé au prix de 1,99 €

- Du contenu additionnel gratuit et exclusif tels que deux préludes aux séries Lazarus et Furious.

 

ÉVÉNEMENT ANGOULEME 2015

- ComiXology et Glénat accueilleront Ivan Brandon, cocréateur et scénariste de Drifter, pour une rencontre-conférence intitulée : Conférence Glénat Comics, l'incubateur des nouvelles tendances des comics sise au Forum Pop Culture – Amphithéâtre Le Nil le samedi 31 janvier à 16h et animée par Olivier Jalabert, directeur du label Glénat Comics- Chip Mosher, Vice-Président Marketing et Communication de ComiXology prendra également la parole lors de l’événement.

 

- Sébastien Célimon, directeur du développement numérique chez Glénat, sera également présent.

 

(Communiqué de presse)

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Couverture: Laura Csajagi

Couverture: Laura Csajagi

A.O.C. Hiver 2015 N° 35

Aventures Oniriques et Compagnie

SF-Fantasy- Fantastique

 

Ce nouvel opus change beaucoup des précédents par la forme : un corps de caractères de 11 au lieu 10, un format légèrement plus réduit, une présentation plus en rondeur, un nombre de pages plus important.

 

Mais toujours autant de plaisirs à lire les nouvelles publiées et également à voir les illustrations qui les accompagnent.

 

Vous trouverez ci-dessous, le sommaire.

 

Cette fois-ci, parmi les nouvelles publier pas de BD, c’est dommage, mais cela vient des propositions faites à la rédaction, à vos crayons les auteurs/dessinateurs de BD de SF, Fantasy, Fantastique

 

Pensez à vous abonnez à A.O.C., les abonnements permettent à cette revue de continué à vivre

A.O.C. Hiver 2015 N° 35

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couverture de: "Singularité"

couverture de: "Singularité"

Entretien :

Dominique Deconinck,

DDk Anticipation

 

Stéphane Dubois,

Vous avez créé récemment une maison d’édition destinée à la science-fiction, pour lui avoir donné le nom inusité de nos jours d’Anticipation.

 

DDk

DDK est le trigramme qui m’a suivi depuis des décennies dans les entreprises où j’ai travaillé, que j’ai fini par m’approprier.

 

Quant au terme Anticipation, il définit clairement la nature de la maison d’édition : nous ne publierons que des romans dont l’intrigue s’appuie sur des faits scientifiques avérés, libre à l’auteur d’extrapoler à partir d’eux. Je souhaite aussi créer l’envie de faire connaître des avancées scientifiques majeures comme l’a fait Jules Vernes en son temps et faire réfléchir sur leurs éventuelles conséquences et tout cela dans un roman agréable à lire. C’est ambitieux …

 

La France est un pays déprimé, selon certains le plus triste du monde, nous sommes focalisés sur des facteurs conjoncturels : le chômage, la paupérisation et nous ne voyons pas assez les immenses avancées technologiques qui permettent d’augmenter l’espérance de vie d’un trimestre par an, d’implanter un cœur artificiel, de remplacer une jambe arrachée par un requin par une prothèse qui restitue les sensations du surfeur, etc.

 

Un autre exemple : je suis surpris de voir beaucoup de français donner généreusement au téléthon et s’élever violemment contre les manipulations génétiques. Un roman d’anticipation peut donner un nouvel éclairage sur ce point de vue, sur le monde.

 

Tout le monde n’a pas envie de lire des revues scientifiques, un roman peut aussi être une invitation à réfléchir sur les immenses potentialités de la science à la façon des romans historiques qui s’appuient sur l’Histoire et nous font l’apprendre sans même y penser.

 

Stéphane Dubois,

Pourquoi avoir décidé de créer ta propre maison d’édition ?

 

 Dominique Deconinck,

Ah ? Bonne question, les éditeurs de SF français sont rares, ils reprennent souvent des auteurs étrangers reconnus et ne laissent que très peu de  place, à ma connaissance, à des auteurs français d’anticipation. Je lis les revues de SF majeures, Galaxies, Bifrost qui est aussi éditeur, Fiction et je ne retrouve pas toujours ce que j’ai envie de lire alors … entre le constat et l’action, j’ai choisi.

 

Stéphane Dubois,

Songes-tu à éditer d’autres auteurs dans l’avenir ?

 

DDk

OUI ! Bien sûr, je ne veux pas n’être qu’un auto-éditeur de plus ! Je souhaite que ceux qui partagent mes idées me rejoignent, que nous avancions ensemble pour faire découvrir le monde fabuleux de la recherche scientifique. Alors j’invite ceux qui pensent comme moi à m’envoyer leurs manuscrits ou simplement me contacter.

 

Au travers de mon premier roman Connexions dangereuses j’ai appris la richesse de l’écriture  à plusieurs, chacun apporte son vécu, sa créativité, ses idées. Aujourd’hui j’espère fédérer des romanciers, des scientifiques, des curieux, des fous, pour écrire et pourquoi pas ensemble !

 

J’organise aussi un concours de nouvelles qui, je l’espère, me permettra de détecter de nouveaux talents.

 

Stéphane Dubois,

Tu publies le premier tome du Cycle de la Singularité, cela rentre dans ce que tu  considères comme de l’anticipation?

 

DDk

Oui et sans ambiguïté. Le premier chapitre peut échapper au genre de l’anticipation mais il reprend l’avis de la plupart des archéologues. Dans la première partie du roman,  les éléments scientifiques cités sont avérés. Quant à la suite elle invite à la réflexion : nous assistons à la compétition entre l’homme amplifié et l’ordinateur, la machine. La loi de Moore, qui n’a de loi que le nom j’en conviens, incite à penser que la puissance des ordis est multipliée par deux tous les dix-huit mois alors que l’homme évolue bien plus lentement. De plus les ordinateurs parlent  à peu près le même langage, ils partagent les bases de données de connaissance de l’humanité et nous leur apprenons depuis des décennies à apprendre à apprendre. Isaac Asimov avait bien perçu  ce problème, avait proposé une solution,  les trois lois de la robotique, que personne ne songe à appliquer. L’Humanité et la Machine seront en compétition, qui gagnera : c’est bien l’objet du roman.

 

Stéphane Dubois,

Tu as également publié : « Il sentait bon le sable chaud ... » et « La Crevette malicieuse et la loi d'Erlang » cette dernière ayant obtenu un prix, tu peux nous parler de ces deux œuvres ?

 

DDk

Je commencerai par un roman que tu n’as pas cité Connexions dangereuses, écrit à quatre mains sous le pseudonyme Miriam Okerman, sans doute moins ambitieux que Singularité, il était proche du polar mais il évoquait déjà de façon moins achevée le thème de Singularité. J’avais commencé à écrire des pièces du puzzle du roman suivant sans encore savoir où j’irai.

 

Avant de prétendre  écrire seul je voulais me mesurer à d’autres écrivains. Un concours de nouvelles reconnu, celui d’Issy les Moulineaux, dont le thème cette année-là  était file d’attente, me permit de le faire, je  me souvenais de mes lointaines études de probabilité, de l’air du temps , j’étais moins littéraire que les autres postulants, d’une humeur joyeuse, bref j’étais décalé. J’avoue avoir été très heureusement surpris de recevoir le premier prix. Quant à il sentait bon le sable chaud … ,  cette nouvelle résulte d’un gag : j’avais entre les mains une histoire de la légion et je survolais parfois un blog d’écriture. Ce dernier  proposait un concours organisé par Harlequin invitant à revisiter le thème de l’érotisme, j’avais déjà quelques bribes en tête, je l’écrivis très vite et je fus heureux d’être nominé. J’ai pris les résultats de ces deux  concours comme autant de signes et je me suis très lentement à penser à Singularité.

 

Stéphane Dubois,

Quels sont tes projets éditoriaux ?

DDk

Un éditeur a trois fonctions,

Un éditeur a trois fonctions, la première est primordiale: il doit dénicher, de nouveaux talents. Je compte beaucoup sur un concours de nouvelles pour découvrir des auteurs, voire les retrouver. Son thème sera bien évidemment ancré dans l’anticipation. Je compte sur ton blog pour que des plumes en herbes ou des écrivains reconnus apportent leurs visions des prochaines décennies.

La deuxième est administrative, il faut protéger l’auteur, le faire imprimer, lui éviter les étapes administratives.

Ensuite, il faut  faire connaître l’œuvre et là éditeur ET  auteur ont un immense rôle à jouer.

C’est de leur enthousiasme, de leur détermination, de leur temps que dépendra le futur du roman et de ceux qui suivront.

Stéphane Dubois,

As-tu un extrait à nous proposer ?

DDk

Oui ! Bien sûr. Et ne crois pas avoir les clefs du roman après l’avoir lu.

— Après-guerre on a cru un instant que la loi de Moore[1] ne fonctionnait plus, on avait tort. Les ordinateurs quantiques et leur formidable puissance sont à portée de notre technologie et auront une puissance difficilement imaginable … mais en attendant je suis agacée de devoir sans arrêt crypter le moindre message.

Internet avait survécu à la Fin des Nations mais était désormais trop facile à espionner. Le cryptage nuisait à la spontanéité. Restait à trouver la solution.

— Tout opposés à la science qu’ils soient, les livristes sont de redoutables technophiles, ils nous font épier par tous les hackers de la planète. J’ai l’impression de perdre plus de temps à élever des pare-feu qu’à faire mes recherches.

— Que suggères-tu Arkady ?

— Communiquer directement de cerveau à cerveau.

— De la télépathie ?

— Pas exactement. Nick m’a invité à l’une de ses conférences. Il peut vous parler du sujet bien mieux que moi.

Le docteur Niklaus Baldur suspendit son occupation du moment : décortiquer avec entrain une crevette de sa fourchette et de son couteau. Il posa ses couverts et s’adressa à ses commensaux.

— Cela peut paraître fou mais ça l’est sans doute moins que nous l’imaginons. La veille de la Fin des Nations avait vu une explosion de découvertes en neurosciences. Des chercheurs ont détecté des foyers de cellules souches[2] dans le cerveau qui se transforment en neurones spécialisés adaptés aux stimuli sensoriels reçus. Elles servent à remplacer les vieilles cellules et à réparer des liaisons détruites. Cela explique que l’on puisse perdre la mémoire ou au contraire la préserver si l’on active le champ cérébral impliqué. Le cerveau d’Einstein a été conservé, des chercheurs l’ont étudié, ils ont très vite remarqué que le lobe cervical impliqué dans la logique était surdéveloppé[3]. Dans un premier temps ils ont conclu à une anomalie génétique positive. Aujourd’hui nous savons que les parties les plus utilisées s’accroissent plus que les autres comme les muscles des athlètes.

— Pouvons-nous développer la transmission de pensée ?

— Pourquoi pas ? Toujours avant la guerre, des hommes sont parvenus à obtenir d’un bonobo qu’il fasse bouger le curseur d’un écran par l’intermédiaire d’électrodes implantées dans son cerveau pour pointer les objets qui lui étaient désignés. La possibilité de correspondre existe, reste à la développer[4].

Jusqu’alors Alia écrivait dans son carnet sans marquer le moindre signe d’intérêt au sujet, elle leva la main.

— Imaginons que vous mettiez une personne en isolement sensoriel, que vous introduisiez une puce interactive dans le cerveau, les neurones naissants se connecteront à celle-ci.

— Cela a déjà été étudié avec succès sur … des neurones d’escargot[5].

— En combien de temps ?

— Je n’ai jamais étudié le problème sous cet angle. En première approximation …un mois.

Elle croisa les bras, les observa les uns après les autres :

— Nous avons ici la spécialiste mondiale des métalangages, une sommité en recherche sur le cerveau, un expert en coordination des intelligences artificielles, une jeune femme prétendant être capable de créer des matériaux entièrement nouveaux … si vous le voulez bien je rédige la pré-étude.

 

   

 

 

 

 

 

[1] On devrait plutôt parler de conjecture de Moore. En première approximation on constate que la puissance des ordinateurs double tous les dix-huit mois (ce qui revient à affirmer qu’elle est multipliée par mille tous les quinze ans).

[2] Au cours de la vie de nouvelles cellules neuronales sont générées dans le système nerveux adulte chez la plupart des espèces. La neurogenèse se déroule principalement dans deux régions du cerveau des mammifères adultes dont l’homme : le gyrus denté de l’hippocampe et la zone sous-ventriculaire, région située sous la paroi des ventricules latéraux.

[3] On distingue plusieurs types de cellules souches, en première approximation, les cellules souches omnipotentes qui peuvent se reproduire et se différentier en n’importe quel autre type de cellule, et des cellules pluripotentes qui ne peuvent se différentier qu’en un nombre fini de type de cellules.

[4] En 2006 des chercheurs de l’Université de Calgary (Canada) ont prouvé qu’il était possible de cultiver un réseau de neurones sur une puce de silicium.

[5] Des chercheurs de l’Institut Max Planck ont publié un article sur le sujet (source : Le Monde)

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Avant Premiere Nationale Les Chevaliers du Zodiaque

DÉCOUVREZ LE FILM EN

AVANT-PREMIÈRE NATIONALE

 

Les Chevaliers du Zodiaque

 

AU CINÉMA MEGA CGR

D’ANGOULÊME

 

LE VENDREDI 30 JANVIER

À 19H30 !

 

Tous celles et ceux qui sont fan de la série, seront heureux de retrouver leurs héros préférer à Angoulême pour les privilèges qui  y seront présents, ou lors de la sortie nationale le 24 Février.

 

Pour ceux qui le verront en avant-première, laissez un commentaire sur ce site.

Bande Annonce Officiel

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Affiche 2015 du NIFFF

Affiche 2015 du NIFFF

Le NIFFF fête ses 15 ans

avec une affiche flamboyante

et dévoile sa rétrospective

 

 

Pour son édition anniversaire, le NIFFF clôt sa série de visuels basés sur l’acronyme du festival avec une affiche haute en couleurs. Pour marquer le début des festivités, les organisateurs dévoilent d’ores et déjà la rétrospective inédite que vous pourrez découvrir à Neuchâtel entre le 3 et le 11 juillet 2015.

 

DE SOUFRE ET DE FEU

Pour clore en beauté la série d’affiches qui ont fait depuis 2012 la part belle à l’acronyme du festival, l’agence SUPERO a imaginé une affiche aux couleurs vives. Dominé par des teintes chaudes qui rappellent la tradition sulfureuse - parfois même subversive - de la programmation du festival, le visuel 2015 laisse apparaître, incandescentes, les lettres du NIFFF.

 

 Une mise en scène photographique qui vient clore à coups de chalumeau un concept graphique tout en faisant allusion à l’édition spéciale d’un festival qui souffle ici, à sa façon, ses bougies d’anniversaire.

 

 

UNE RETROSPECTIVE ROUGE PASSION

Intitulé GUILTY PLEASURES, le programme spécial de la 15e édition célèbrera les fondamentaux de la fascination qui lie le spectateur au cinéma de genre. La rétrospective dressera en une vingtaine de titres un panorama des références du cinéma fantastique produites entre 1970 à 1985.

 

 Une période dorée et unique qui voit l’émergence d’une multitude de sous-genres aux noms aussi sulfureux qu’exubérants. Sexploitation (films érotiques), Eco-vengeance (ou quand le règne animal s’en prend à l’homme), Blaxploitation (films au casting 100% afro-américain) ou Spaghetti Western constituent quelques spécimens de ces filons produits dans les marges du système et dont les thématiques deviendront les ferments du cinéma populaire des années 80.

 

Un vent passionnel et festif qui embrasera à coup sûr

les nuits du NIFFF !

 

(Communiqué de presse)

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