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Site sur la Science-fiction et le Fantastique

 

Francis Groux « Au coin de ma Mémoire » Editions PLG

francis groux

Bonjour Francis Groux,

Vous venez de publier aux Éditions PLG « Au coin de ma Mémoire », dans ces mémoires vous dites que vous étiez un grand lecteur de romans d’anticipation.   

Surtout de la revue « Fiction », je lisais le Fleuve Noir, comme tout le monde, mais j’avais la collection depuis le premier numéro et j’ai adoré et la littérature de science-fiction et la littérature fantastique. Avec une préférence pour le fantastique et la collection Marabout.

Un jour, j’ai découvert dans le courrier des lecteurs qu’ils y avaient des nostalgiques de la bande dessinée et qu’ils voulaient échanger, ils ont donc créé cette première association avec Strinati, Francis Laccassin (Club des bandes dessinées, avec Alain Resnais et Évelyne Sullerot. Fondé le 29 mars 1962 NDLR) et qui deviendra le le Centre d'études des littératures d'expression graphique (CÉLEG), j’ai acheté « Giff-Wiff » c’était la fin, puis j’ai réussi a me procurer les premiers numéros, le CELEG allait pratiquement arrêter ses activités et Claude Moliterni qui reprend le flambeau en créant la SOCERLID (Société civile d'études et de recherches des littératures dessinées) et publie la revue « Phénix ».

Donc voilà le cheminement « Fiction », « Giff-Wiff » et « Phénix » et voilà comment par la suite je me suis passionné pour la BD.

Vous êtes cofondateur (avec Jean Mardikian, Claude Moliterni) du Festival International de la Bande Dessiné d’Angoulême, et dans votre livre dans le chapitre « Angoulême avant Angoulême » vous abordez ce qui a précédé la création du festival proprement dits, vous avez projeté un diaporama sur « Valérian », notre voyageur spatio-temporel préféré, il sort un nouvel album de « Valérian » repris par Lacenet, quand pensez-vous ?

C’est absolument formidable, j’ai eu beaucoup de plaisir a lire cet album de Larcenet, et jusqu'à la dernière page avec…

 

Chut

Oui il ne faut pas le dire.

Mais c’est formidable que Pierre Christin et Jean-Claude Mézières aient jouer le jeu et accepté que Larcenet fasse se travail, le génie de Larcenet , je connais la production de Larcenet, je l’aimais déjà beaucoup, mais la c’est formidable, je ne sais pas s’il y aura d’autres albums avec d’autres auteurs, pour s’amuser à ce petit jeu, mais la c’est vraiment une réussite.

En BD de science-fiction et de fantastique, durant toutes ces années quelles sont les œuvres que vous avez préférées ?

Si je remonte tout à fait dans le temps le premier choc, ça a été Philippe Druillet avec « Lone Sloane » y compris ce qui paru avant « Pilote », chez Losfeld l’éditeur de Barbarella. En science-fiction ce qui m’a vraiment emballé c’est Forest d’une part et Druillet d’autre part, après j’ai découvert les scénarios de Cristin, puis Bilal, je suis resté très classique de ce plan la. 

J’entre peu dans l’eroïc-fantasy qui fait partie de la SF et du Fantastique, et à part Loisel   avec les autres j’ai l’impression que l’on tourne un peu en rond et que tous font un peu la même chose.

Puisque l’on parle de fantastique, il y a pour moi un auteur dont j’ai un souvenir formidable et je suis heureux que le festival lui rende hommage c’est Fred, Fred ce fantastique poétique son Philémon , ses « lettres de l’océan atlantique » sont vraiment formidable.

Cette exposition montre le découpage, la mise en page qui est absolument révolutionnaire.

Au sein du festival, proprement dit quelles ont été la place et l’évolution de la SF et du fantastique au cours de ces 39 années qui viennent de s’écouler.

Il y en a toujours eu une partie, c’est vrai que cela c’est développé après Loisel, l’arrivé de Loisel , de l’éroïc-fantasy, puis des Éditions Soleil qui a énormément produit d’éroic-fantasy et aussi un peu chez Delcourt. Mais je pense que  le  déclenchement cela a quand meme été Loisel avec « La Quête de l'oiseau du temps » et bien sur ceux que j’ai parlé tout à l’heure, et qui continue, la production de Méziere qui s’est étalée durant tellement d’années, Bilal avec son style très particulier.

Vous été amateur de Bilal

J’aime beaucoup oui, pas forcement les derniers, le dernier qui est l’adaptation de « Roméo et Juliette » ne m’a pas convaincu, par contre son graphisme est toujours absolument magnifique, mais ce n’est pas cette partie de son œuvre que j’aime le plus.

Je sais que Druillet a sorti un nouvel album de « Lone Sloane » que j’attends avec impatience.

J’ai vu dans votre ouvrage que vous vous plaigniez de la place de la BD japonaise au festival, du moins en ce qui concerne les prix attribué.

Oui il n’y a aucun auteur de bande dessiné japonais qui a obtenu le Grand Prix de la Ville d’Angoulême. Alors que la bande dessiné asiatique et particulièrement japonaise représente plus de quarante pour cent de la production mondiale.

C’est d’autant plus curieux que le festival consacre des expositions, des pavillons à la bande dessiné asiatique : Taiwan, Singapour, la Corée du Sud ?

Shigeru Mizuki (2007,NonNonBâ, Édition Cornélius) Prix du meilleur album) a eu un prix a Angoulême, mais pas le Grand Prix de la Ville, vous savez que le Grand Prix n’est pas attribué par le jury, mais par ceux qui ont eu précédemment le grand prix, je ne sais pas ce qu’il vont vouloir faire, pendant très longtemps on a tourné un peu en rond c’était toujours, un peu les anciens de « Pilote ». Les grands prix mérites tous leurs récompenses c’est tous des grands auteurs de BD, mais il fallait un peu aller voir de l’autre coté et surtout dire arrêtons la bande dessiné franco-belge.

Pour moi le fait d’avoir donné un prix a José Muñoz était très important, celui de cette année j’attendais ça depuis longtemps que Art Spiegelman ai le grand prix c’est pour moi très important, il avait déjà été primé (1988, Maus, t. 1 : Mon père saigne l'histoire, Flammarion, Alph-Art du meilleur album étranger), pour moi c’est aussi important que la venue de Hergé, la première fois qu’il est venu a Angoulême, c’est à partir de ce moment la que le Festival de la Bande Dessiné d’Angoulême a été accepté par tous comme un grand événement, je pense que le prix a Art Spiegelman est du même niveau, c’est une reconnaissance internationale de ce qu’est la BD.

Sur le plan international, je pense au continent africain, au Festival International d’Alger (Algérie) par exemple, que j’avais découvert il y a deux ans au FIBD. 

J’ai participé aux 3 derniers Festivals d’Alger de la BD, je dois d’ailleurs rencontrer la commissaire générale du festival pour quelques choses avec elle.

C’est vrai qu’il y a une BD africaine, maghrébine qui existe et qui est en train d’évoluer quand j’y suis allé la première fois c’était la seconde édition, c’était encore beaucoup de mauvais manga, voilà, c’était encore de la copie de manga et je leur est dit que je trouvais incroyable qu’ils n’utilisent pas les richesses qu’ils avaient chez eux, l’art magrébin, l’art africain existe, qu’ils ne parlent pas de leur Histoire, et qu’ils fassent du Manga.

J’ai eu l’impression de ne pas avoir prêché dans le désert parce que depuis ils ont complètement modifié. Le Manga est une toute petite part de leur production désormais au dernier festival qui s’est déroulé au mois d’octobre (2011), c’est une bande dessinée très éclectique, très différent ou il y a de tout, également un peu de SF.

Oui effectivement je connais des auteurs de SF/Fantastique algériens.

Oui ça évolue, mais le problème de la BD algérienne, c’est qu’il n’a pratiquement pas de supports. Ils ont beau avoir de créateurs de qualités, s’il n’arrive pas a publier et cela s’explique facilement, le niveau de vie étant ce qu’il est, ce n’est pas pensable pour le plus grand nombre d’acheter un album qui coûte 12/15 euro. Pour que cela arrive au lecteur, il faut avoir un prix au alentour de 2/3 euro.

Je dis aux jeunes éditeurs qui veulent se lancer dans l’aventure, regardez a quel niveau de prix vous avez une chance de produire et de vendre, et ne faites pas de couleur, ni d’album cartonné, fait du broché, des 30 pages, pour démarrer.

J’ai vu des jeunes auteurs qui font du Manga, mais qui leur est propre, original, et qui sortent dans les prix que j’ai indiqué. Ce qui est la première démarche à faire. 

Ils y ont très peu de librairies, de bibliothèques en Algérie, donc pratiquement pas d’éditeurs, comme il y a très peu de cinéma aussi, ce qui fait que c’est très difficile d’arriver jusqu’au public. Que peuvent faires de gens qui produisent sans public ?

L’on m’a montré la dernière fois que je suis allez au Festival International de BD d’Alger, que le Ministère de la Culture en a conscience et a décidé d’aider.

Au niveau mondial quel pays vous parait prometteur pour le développement de la BD en général !

Je ne connais pas la BD du monde entier, j’ai vu des choses étonnantes, par exemple Taiwan, il y a de belles choses. J’ai également vu la BD Turc et Arménienne, c’est en démarrage, l’exposition est d’un excellent niveau, parmi elles j’ai vu des choses très belles. Pas tout bien sûr, mais il y a des choses très belles. Dans les bandes dessinées africaines, il y a des œuvres formidables.

Les 3 fois que je suis, allé au Festival, j’ai fait partie du jury a Alger, j’y ai vu des œuvres de tout le continent africain et pas que Algériennes loin de la. Avec des auteurs qui parlent de leur quotidien, et avec des œuvres de grande qualité. Ils y abordent la vie quotidienne, les séquelles du colonialisme, et également les problèmes économiques qu’ils connaissent, ils en parlent d’une façon réaliste ou humoristique.

Le fantastique dans la BD africaine, plus que la science-fiction y est présente, par les contes, ils connaissent essentiellement la BD de SF par les supers-héros américains. Ce n’est pas inexistant, j’en ai vu, mais c’est très minoritaire au sein de leurs productions.

Je vous remercie pour nous avoir accordé cet entretien.

 

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Published by Michel Dubat - - Festival de la BD Angouleme

 

Sanctuary Saison 3 NRJ12 Bilan

 Dunne-Tapping

Robin Dunne et Amanda Tapping au Comic Con 2011

Auteur de la photo Keith McDuffee

 

L’idée centrale de la « Terre Creuse » est ancienne en SF, elle remonte a Jules Verne et son « Voyage au Centre de la Terre » (1864), idée qu’il tenait de théories scientifiques minoritaires et erronées, mais existantes a son époque.

La série « Sanctuary » et ses scénaristes semblent reprendre celle que fit John Cleves Symmes en 1818 et ses prédécesseurs (Edmund Halley, John Leslie).

Cette saison, me parait mieux construite, plus appondie la les personnes secondaires me paraissent plus fouillés, que la Saison 2.

L’invasion des phénomènes, et des mesures coercitives prises, ainsi que certains épisodes et dialogues, sont en ces temps troublé un appel a la tolérance et la compréhension de l’autre (exemple les épisodes se déroulant dans les années 1940 en France occupée).

Globalement, cette saison est nettement d’une meilleure tenue (scénario, mise en scène, développement de la psychologie des personnages secondaires.

La saison 4 étant actuellement diffusée sur Syfy universal (France et Canada).

 

A vous de dire ce que vous en avez pensé en utilisant les commentaires, pensez également a vous inscrire aux newsletters

 

 

 

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Published by Michel Dubat - - Séries Télés

 

Cepo Robert   Martinez Stéphane   Géminis Panico Glénat

Collection : Grafica, Format : 240 x 320 mm, 48 pages, Façonnage : Cartonné

 geminis panico

Bonjour vous êtes à Angoulême pour votre nouvel album « Géminis Panico », c’est du merveilleux du fantastique, comment vous le définiriez ?

CR  (Cepo Robert).

L’éditeur le défini comme un conte fantastique et cela nous va bien. On l’a écrit pour que cela lût par les grands comme les petits.

Vous nous faites un peu le pitch ?

L’idée dans ce premier tome c’est de planter l’histoire, on n’a pas voulu faire quelque chose de trop caricatural, mais en même temps, il faut prendre des références fortes, donc « L’Ordre » que l’on évoque, c’est un régime totalitaire comme on en a connu tant dans l’histoire y compris récente.

MS (Martinez Stéphane).  

Mais l’histoire est intemporelle, on fait allusion à la connerie humaine, mais pas placée dans le temps.

CR

On ne référence pas systématique telle ou telle période, ou régime je crois que les images parlent d’elles-mêmes on devine qu’il y a un environnement qui est oppressant. Mais pas précis.

MS

Totalitaire.

CR

Oui c’est ça totalitaire tout simplement.

Donc c’est l’histoire de jumeaux, de faux jumeaux en fait.

CR

Oui puisqu’il s’agit d’un garçon et d’une fille.

En fait quand on a commencé à construire l’histoire avec un environnement relativement défini. Dans le premier tome les jumeaux, qui sont en fin de compte des antihéros sont mutiques, ils ne parlent pas, on ne sait pas trop ce qu’ils foutent là.

 

MS

En fait ils sont amenés comme tant d’autres enfants pour être des cobayes, d’expérimentations et en fait comme dit Robert c’est des enfants déficients, donc ils sont exclus des ces tests, parce qu’ils le sont en raison de ces déficiences apparentes.

CR

Ca  c’est le premier pas, rapidement ce qui va être révélé c’est que différents oui, avec des pouvoirs que l’on peut qualifier de surnaturels, qui vont commencer a se manifester en filagramme jusqu’à devenir très forts, très concrets.

MS

Ne raconte pas tout (rire).

On est àla page 2 la (rire).

CR

Oui c’est ça, pour reprendre depuis le début l’idée était de camper tout ça dans un environnement.

C’est le premier volume qui dis premier dit second…

Premier, deuxième, troisième et quatrième, car il y aura 4 tomes.

On échappe à la traditionnelle trilogie.

CR

« Non monsieur » ce n’est pas une trilogie (rire)

Vous aviez déjà collaboré sur des albums ensemble ?

MS

Pas en BD, mais on se connait depuis toujours.

CR

On est des amis d’enfance en fait.

MS

En fait on a collaboré dans le design, le cinéma, chez les humanoïdes associés, une série télé.

Vous avez participé aux trois films de Luc Besson les Minimoys (Arthur et les Minimoys Arthur et la vengeance de Maltazard,  Arthur  La Guerre des Deux Mondes).

CR

Où également la mécanique du cœur qui devrait sortir, normalement en octobre prochain.

MS

Un film nouveau film produit par Europacorp, tiré du roman de Mathias Malzieu , créateur du groupe de rock Dionysos. Qui a écrit le roman et l’adaptation de la Mécanique du Cœur. Nous avons travaillé sur l’adaptation, créé le design avec Nicoletta Ceccoli qui est une illustratrice italienne.

CR

Oui et très doué, très charmante, une super artiste, vraiment sympa.

Pour la petite histoire, c’est elle qui a donné un peu le « la » graphiquement, Mathias Malzieu est très très fan de cette artiste.

Elle de son coté en dehors du cadre proprement illustratif, ce n’est pas forcement une personne qui a l’habitude des méthodes de travail des maisons de productions de films. Du coup notre travail a sur ce film consisté à s’approprier quelques unes des illustrations qu’elle avait fait en amont, a les digérer et tout simplement se les approprié et proposer une relecture de ce travail.

Hors de la suite de « Géminis Panico », vous avez d’autres projets ?

MS

L’actualité c’est vraiment la suite de « Géminis Panico », de faire le tome 2 au plus tôt, on a envie de raconté la suite. Mais après on a d’autres projets d’albums. Comme je le disais « Géminis Panico » est plus un conte fantastique, qui on l’espère pourra être lu aussi bien par les enfants que par les adultes.  Les autres projets sont peut-être un peu plus adultes. Plus Dark peut-être.

On peut espérer le tome 2 quand ?

On ne veut pas trop s’avancer, mais on espère le sortir avant un an.

 Merci de votre accueil et a bientôt pour la suite de vos travaux.

Biographies :

Cepo Robert

Robert Cepo est né à Paris en 1973. Il intègre l'école d'art graphique « l'Initiative » où il rencontre Stéphane Martinez. Après un bref passage dans le milieu de la publicité, il se plonge dans le monde du jeu de rôle, réalisant illustrations, recherches et développements graphiques. Il se lance ensuite dans l'animation, passant au fil des productions de la création de personnages et décors au story-board, ou encore à la direction artistique. Parallèlement à ses activités dans le milieu du dessin animé, il garde toujours un pied dans le monde du jeu et s'associe avec quelques amis pour créer Mangani qui devient Lézéditions du Yéti, puis Yéti Entertainment lors de son rachat par Humanoïdes Group. Plus récemment, il a travaillé sur les trois volets d'Arthur et les Minimoys. La collaboration avec Europacorp s'est poursuivie sur La Mécanique du cœur comme coauteur graphique.

Martinez Stéphane

Stéphane Martinez est né en 1969 à Versailles. Après des études d'arts graphiques à Paris (d'abord à L'Initiative où il rencontre Robert Cepo puis aux Gobelins). Il commence à réaliser des travaux d'illustrations, roughs, story-board puis assure la direction artistique pour diverses agences de communication parisiennes. En 2000 il devient directeur artistique de la maison d'édition de bandes dessinées Les Humanoïdes Associés pour six années. En 2007 il intègre l'équipe des designers graphiques des films Arthur et les Minimoys 2 et 3, produits par Luc Besson. Il continue de dessiner pour Europacorp sur divers projets (Adèle Blanc-Sec, Valerian), et devient coauteur graphique (avec Nicolletta Cocolli et Robert Cepo) du nouveau film d'animation produit par Europacorp : La Mécanique du cœur, prévu pour 2011. En parallèle du dessin et de la peinture Stéphane est auteur compositeur au sein du groupe Human1z3.

 

 

 

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Published by Michel Dubat - - Festival de la BD Angouleme

1er Festival de Science-fiction. Lyon

festival science fiction lyon

 

Du 25 au 29 avril 2012.

- Projection en salles,

- Conférences,

- Convention SF et rencontres.

- Programmation dévoilée le samedi 17 mars pour la soirée :

« Saint-Patrick à Mos Esley ».

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Published by Michel Dubat - - Divers

 

Science-fiction Magazine N° 75 janvier-février

sciencefictionmag75

 

Le dernier numéro du «  Science-fiction Magazine », comporte deux dossiers très intéressant, tout d’abord sur Georges Méliès et l’histoire du Cinéma et du film hommage de Martin  Scorsese « Hugo Cabret).

L’autre dossier fait partie de la série : «Détectives de l’Etrange » cette fois c’est le personnage crée par  Edgar Allan Poe : Le Chevalier Charles Auguste Dupin, cette rubrique écrite par Emmanuel Collot, est toujours à la fois passionnante, savante, érudite.

On y lira également les interviews de plusieurs écrivains de SF, un dossier sur le Festival de Dinard, et les chroniques : BD, cinéma, livres.

Vous pouvez vous abonner via le site de Science-fiction Magazine :

http://www.sfmag.net

 

 

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Published by Michel Dubat - - Fanzines-Revues

Rosinski, Grzegorz Thorgal Le Lombard

 

Rosinski, Grzegorz «  Thorgal » Le Lombard

 

Bonjour,

 

Vous aviez 36 ans quand les premières planches de « Thorgal » ont été publiées dans « Tintin », vous étiez bien sûr très loin de penser au succès que cela aurait.

 

Bien sûr, la bande dessinée dans mon esprit cela n’existait pas. Je l’ai fait par la passion de raconter cette histoire, je pense qu’il y a plusieurs éléments qui se sont conjugué. Je pense que c’est le manque d’images après la guerre qui a créé ce désir de la créer.

 

Comment avez-vous rencontré, votre alter ego je dirais, puisque vous collaborez avec Van Hamme depuis plusieurs décennies.

 

« Papa Thorgal », moi je suis « Maman Thorgal ».

 

Vous êtes « Maman Thorgal » (rire).

 

Oui puisque j’écris durant 9 mois, j’accouche de l’album. C’est par hasard j’ai fait un petit voyage en occident, j’étais dessinateur de presse, illustrateur, j’ai fait des travaux en Pologne, mais ce n’était pas du même niveau, c’était des illustrations pour des livres, c’était donc toujours avec une idée littéraire. J’ai été chez un ami qui a essayé de me faire connaitre des éditeurs de BD, mais lui-même n’était pas éditeur de bande dessinée, il éditait des calendriers, des cartes postales, mais c’était un maniaque des   belles illustrations, je n’ai jamais rencontré un Belge neutre envers la bande dessinée.

Une personne a dit : « oh tiens quelqu’un qui travail chez Philips, j’ai un ami qui a démissionné parce qu’il voulait écrire des scénarios, faire du cinéma… il a téléphoné à Jean   (Van Hamme NDLR), c’est le premier scénariste qui m’a fait confiance pour une BD plus longue que trois pages. 

Dans votre biographie j’ai vu que vous aviez découvert pour partie la BD dans “Vaillant”.

 

C’est ma découverte, il n’y avait pas d’autres bandes dessinées francophones que le journal “Vaillant”, c’était le seul. Je conserve encore cet exemplaire, je garde les archives. Malgré les déménagements fréquents, j’ai réussi à conserver énormément d’archives de cette époque, dont l’exemplaire en questions qui date de l’année 49, 1949. Avec les Pionniers de l’Espérance, les fils de Chine, Fango…

 

C’était vraiment un coup de foudre.

 

Il y a eu des expositions sur vous pouvez vous nous en parler.

 

Ici (Festival d’Angoulême NDLR) et ensuite à Paris, c’était la même, mieux exposée et augmentée, elle a été présentée dans d’autres pays. C’était un peu “Tout Rosinsky” .

 

Justement dans ce “Tout Rosinski” que pouvait-on trouver.

 

Ce que j’aurais aimé y trouvé les meilleurs, c'est-à-dire ceux refusés par les éditeurs de l’époque.

 

Et les illustrations.

 

C’était mon rêve de faire des illustrations, mais de nos jours on ne peut pas en vivre c’est tellement mal payé. Je peux me permettre d’en faire maintenant, car je peux vivre de mes droits d’auteur qui viennent des fonds éditoriaux.

 

Un jeune ne peut pas faire vivre sa famille, si on est responsable, si j’étais comme a l’époque un jeune chargé de famille avec des enfants cela ne serait pas possible, de faire de l’illustration.

 

L’âge d’or de l’illustration est fini. J’aime beaucoup l’illustration américaine. L’illustration de contes de fées, je vois des jeunes qui en ont le désir, je me considère comme un illustrateur.

 

Un roman graphic vous tenterait.

 

Oui, mais pas a la manière américaine, mais a la mienne, j’ai beaucoup d’idées concernant la nouvelle formule des livres visuels, je travaille avec mon fils qui est graphiste qui a la même formation que moi, c’est lui qui fait les tirages de tête, les éditions de luxe et des publicités, mais c’est lui l’auteur et il fait ça très très bien.

 

J’ai des idées un peu folles, mais lui les corrige “non papa, non papa, tu exagères avec tes idées, ce n’est pas applicable, ce n’est pas réaliste.”. Il est réaliste, car il travaille avec des personnes, alors que je suis solitaire.

 

Vous avez des projets.

J’ai toujours pleins de projets, pour “Thorgal” seulement la série mère, c’est pour ça que nous avons créé “Les mondes de Thorgal”, pour que les meilleurs dessinateurs et scénaristes disponibles qui ont envie de participé a cette aventure un peu comme Rosinski de l’époque s’essaie au dessin réaliste de la bande dessinée traditionnelle.Moi je vais aller beaucoup plus loin.

 

C'est-à-dire ?

 

Des projets dans un sens visuel, d’application visuelle, je suis plus spécialiste de communications visuelles, de l’illustration que de la bande dessinée. La BD est considérée comme un moyen d’expression que j’adorais.

 

Vous n’aimez plus ?

C’est difficile pour moi de répondre à ça, je ne lis plus les BD, je les dessine, c’est un peu normal, comme les réalisateurs, c’est très rarement que Ridley Scott, Spielberg va au cinéma regarder des films.

 

Je réfléchis plus aux phénomènes sociaux, plus sociaux culturels c’est quoi la bande dessinée, comment on la fait bouger, comment on fait de la BD d’avant-garde la conceptualisé n’est pas la solution, à mon avis c’est idiot la bande dessinée, ça la coupe du grand public.

 

Pour moi c’est un média pour le grand public, il faut que le public puisse s’identifier avec des dessins réalistes, clairs, lisibles, elle doit être, je vais donc continuer a faire des dessins réalistes, même si je peux faire des dessins non figuratifs.

 

Il faut réfléchir à quoi sert la BD, si ce n’est pas grand public pour moi ça n’existe pas, c’est POP-ART, le vrai pop’art ce n’est pas ce que les américains, ce n’est pas ce que fait Lichtenstein (voir note) ou des amis à New York, ils nous ont volé le nom de “POP ART”, le vrai pop art, le vrai art populaire c’est la bande dessinée, si quelqu’un n’est pas d’accord, cela ferait un bon débat, je pense, mais il y a pas discutions c’est clair la BD est l’art populaire par excellence.

 

Vous pourriez nous écrire des ouvrages théoriques sur la BD ?

J’aime beaucoup la théorie à condition qu’elle ne soit pas à “côté de la plaque” beaucoup, j’aime bien que les propos clairs soient compressibles par tous, je n’aime pas la théorie ou les gens qui lisent n’y comprennent rien.

Merci de bien avoir voulu nous accorder cet entretien.

C’est moi qui vous remercie.

 

 

(Remerciements également au service de presse des Éditions Le Lombard pour son aide.).

Note :

Roy Fox Lichtenstein, né le 27 octobre 1923 à Manhattan, New York[1] et décédé le 29 septembre 1997 à Manhattan, est un des artistes les plus importants du mouvement pop art américain. Ses œuvres s'inspirent fortement de la publicité et de l'imagerie populaire de son époque, ainsi que des “comics” (bandes-dessinées). Il décrira lui-même son style comme étant “aussi artificiel que possible”. (source Wikipédia).

 

Rosinski, Grzegorz Thorgal Le Lombard

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Cédric  Puvillan « Abaak »
Cedric Puvillan
 
Tu as  publié  « Abaak » Editions Tartamudo.
Oui, c’est une trilogie dont le premier tome vient de sortir, le deuxième tome sortira dans un an ou un an et demi.
 
Tu peux nous dire qu’elle est le pitch de cette histoire.
Cela aborde de manière originale l’univers des nano technologies, par le biais de la science-fiction, à l’intérieur d’un atome dans un laboratoire de nano technologie, s’est développé un univers, qui c’est généré spontanément.
Le premier tome se déroule à l’intérieur de cet atome.
On peut difficilement en raconter plus, il y a beaucoup de rebondissements, notamment  à la fin qui fait basculer les personnages du premier tome de manière originale dans le second tome.
Cest ton premier album ?
Oui c’est mon premier album de BD, on l’a proposé a deux ou trois grosses maisons d’édition qui ont bien sûr dis non et nous avons rencontré José Jover, des éditions Tartamudo , nous nous sommes bien entendu tout de suite avec lui et il a décidé de publier notre album.Juste à ce moment-là, José Jover cherchait un projet de science-fiction qui tienne la route.
Trois ans et demi plus tard, l’album parait.
Il vous a fallu trois ans et demi pour finaliser votre projet ?
Oui pour le premier tome, pour le deuxième cela ira beaucoup plus vite, on il nous fallait prendre des habitudes de travail. Et avec l’auteur accorder nos violons.
D’autres projets en plus de la trilogie « Abaak » ?
Pas pour l’instant c’est de nombreuses recherches, pour trouver les personnages, les environnements… c’est beaucoup de travail. Le second tome sortira dans un an et demi et le dernier normalement mi-2015.
Nous nous donnons rendez-vous pour le tome deux alors.
Merci de ton accueil.
« Abaak » a reçu le Prix CORA (festival de Marly, 2011)
Nous mettons également la Bande Annonce de cet album ci-dessous.

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Published by Michel Dubat - - Festival de la BD Angouleme

Vinz El Tabanas

 Viz El Tabanas

Nous avons rencontré au stand de Tartamudo, au Festival de la BD d’Angoulême 2012, Vinz El Tabanas, nous a accordé un entretien, nous le remercions.

Bonjour Vinz El Tabanas,

Vinz El Tabanas :

Oui, Vinz El Tabanas ça veut dire l’idiot du village en espagnol, c’est mon éditeur Tartamudo qui m’a trouve ce pseudo.

Justement c’est le premier éditeur à t’avoir publié, je crois, Tartamudo.

 Vinz El Tabanas :

Oui avec le Miroir des Templiers.

Ça fait un moment que le premier tome est sorti.

Vinz El Tabanas :

En 2008, le premier tome est paru

Que raconte cette histoire ?

Vinz El Tabanas :

C’est de la science-fiction basée sur le principe que les templiers existeraient toujours, mais ce n’est en rien historique c’est de la pure science-fiction. L’histoire commence en 1307, près de Carnac, une bande de templiers découvre un vaisseau spatial et l’écuyer se fait attraper par une sorte d’être informe.

On est ensuite a New Paris, en 2099, c’est toujours les mêmes templiers qui dirigent la ville, ils sont devenus immortels suite a la rencontre avec l’alien, l’écuyer qui est le héros de cette histoire na pas change non plus. Il essaie découvrir la vérité sur le comment de cette immortalité.

Il apprend a devenir adulte en combattant ces templiers devenus : fous, sanguinaires…

 

Et quand paraitra enfin le tome 2.

Vinz El Tabanas :

Il devrait paraitre au mois de mars, cela sert le dernier tome en raison du travail que j’ai fait sur the french crow une licence de crow et maintenant je fini the french crow et le miroir des templiers pour pouvoir essayer d’aller dans une maison d’édition importante.

Et the  crow pour lequel tu l’arrêtes également.

Vinz El Tabanas :

Le détenteur de la licence a été racheter par une autre maison d’édition les droits sont devenus trop cher.

Dans tes projets tu as prévu quoi ?

Vinz El Tabanas

L’année dernière j’ai fait des tests sur Wolvorine pour Marvel, mais je n’ai pas été retenu, d’autres tests sur Moonlight, toujours avec Marvel sont prévus.   J’aimerais également passer des tests pour d’autres personnages, chez un autre éditeur.

Merci pour cet entretien et a bientôt

 

Site de Vinz El Tabanas : http://vinz-world.daportfolio.com/

 

 

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Published by Michel Dubat - - Festival de la BD Angouleme

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