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Site sur la Science-fiction et le Fantastique

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STAR TREK LYON

STAR TREK LYON

 

Bonjour à tou.te.s

 

Un membre de la région lyonnaise, Theodoric Horloge nous propose une sortie sur Lyon le 28 octobre 2017.

Rendez-vous dans le parc devant la Maison du Judo au 25 Cours Albert Thomas, 69003 Lyon à 14h00.

 Au programme :

- projection improvisée d'épisodes et/ou de films Star Trek, chez lui (il y aura du pop-corn et quelques bières pour accompagner, vous pouvez amener des trucs à grignoter ou à boire si vous le souhaitez).

 

- repas au restaurant l'Epicerie.

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Published by Stéphane Dubois - - Star Trek, SF, Lyon, science-fiction, Cinéma, Cosplay, Séries Télés

Walking Dead Comics Compagnon

Walking Dead Comics Compagnon

 

L’ouvrage de référence sur cet univers Des interviews des créateurs, des extraits analysés et des portraits de personnages pour les fans de la série la série TV et des comics. Tirées  du magazine officiel Walking Dead ! Cette édition a entièrement été mise à jour.

 

Totalement indispensable pour les fans et tous ceux qui suivent Walking Dead  comme les libraires, journalistes …

 

Absolument passionnant sont les entretiens avec les auteurs, vous deviendrez rapidement incollable sur cet univers.

 

Je vous le recommande particulièrement.

 

 

ISBN : 978-2-413-00188-1

 

Scénariste :

KIRKMAN Robert

Illustrateur :

ADLARD Charlie

Série :

WALKING DEAD

Collection :

CONTREBANDE, AGENDA, CARNETS ET CO

 

Résumé

 

Retrouvez en librairie, sous la forme d’un ouvrage indispensable à tous les fans des séries de comics et TV, une sélection d’articles et d’interviews tirées du magazine officiel Walking Dead ! Un sommaire entièrement remis à jour à l’occasion de cette publication !

Walking Dead Comics Compagnon
Walking Dead Comics Compagnon
Walking Dead Comics Compagnon
Walking Dead Comics Compagnon

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Published by Stéphane Dubois - - Walking Dead, BD, Bande dessiné, Comics, zombies, Fantastique, Horreur, album

Dans l’espace Lumière 2017

"Dans l'espace"

La nuit du festival Lumière 2017

 

Après la « Nuit Del Toro » dont nous avons rendu compte, il y peut, nous voilà avec la désormais traditionnelle NUIT à la Halle Tony Garnier.

 

Il y avait déjà eu une « NUIT de la Science-fiction », il faut reconnaitre que le Festival LUMIÈRE à toujours donner une place, plus que correcte aux genres de l’imaginaire, autre souvenir la rétrospective Dario Argento en sa présence et celle de sa fille Asia, il y a également quelques années, je vous laisse fouillé le site pour retrouver les articles sur ces sujets sur ce  site.

 

Bien sûr je ne suis pas fan et membre du STAR TREK FRENCH CLUB, pour rien, et la programmation du fil STAR TREK, me convient plus que bien. Mais les 3 autres films ne sont pas dénués d’intérêt.

 

Surveiller ce site si vous êtes amateur de STAR TREK, en effet je vais très prochainement vous parler d’une initiative à ce sujet sur la ville de Lyon, le mieux est de vous inscrire à la NEWS.

 

 

Les choses de nos jours vont très vite en matière d’effets FX, entre 2009 et 2015 que d’évolution, et justement le but ou l’un des buts d’un festival de films du patrimoine comme le Festival LUMIÈRE, est de nous montrer l’évolution dans tous les domaines du cinéma, la FX en fait bien sûr partie.

 

  

 

À la Halle Tony Garnier

Samedi 21 octobre de 20h30 à l'aube

Bar, dortoir derrière l'écran et petit-déjeuner offert

 

Gravity d'Alfonso Cuaron

Suivi de Interstellar de Christopher Nolan

Suivi de Star Trek de J.J. Abrams

Suivi de Seul sur Mars de Ridley Scott

 

La Nuit sera animée par Fabrice Calzettoni, accompagné de Vincent Heidelberg.

Fabrice Calzettoni est le responsable du service pédagogique de l’Institut Lumière.

 

Vincent Heidelberg est Youtubeur dans le domaine du spatial (Stardust-La Chaîne Espace), médiateur scientifique au Planétarium de Vaulx-en-velin (http://www.planetariumvv.com/), spécialisé en astronautique. Vous pouvez le suivre sur YouTube.

 

  

Gravity

d'Alfonso Cuarón (2013, 1h30)

Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers...

 

 

Interstellar

de Christopher Nolan (2014, 2h49)

 

Tandis que la planète Terre se meurt, Cooper, un ancien de la Nasa, essaie de mener une vie normale à la campagne avec ses enfants. Mais les autorités ont découvert un tunnel cosmique qui permettrait de trouver une nouvelle planète, susceptible d'accueillir les humains. Cooper doit laisser sa famille et se lancer dans un voyage périlleux en dehors de la galaxie...

 

 

Star Trek

de J.J. Abrams (2009, 2h08)

 

Le jeune équipage de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire, doit tout mettre en œuvre pour empêcher la vengeance d'un être maléfique. Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion...

 

 

Seul sur Mars

de Ridley Scott (The Martian, 2015, 2h24)

  

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre...

 

 

 

Fiches détaillés des films

Gravity

de Alfonso Cuarón , États-Unis, Royaume-Uni , 2013

 

La navette spatiale Explorer effectue une mission de maintenance sur le télescope Hubble. Trois astronautes s’attellent à la tâche lorsque le centre spatial de Houston les informe que, à la suite de la destruction d’un satellite russe par un missile, un nuage de débris se dirige droit sur eux. Les astronautes et leur navette sont heurtés de plein fouet. Désolidarisée du vaisseau, le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock) dérive seule, tandis que Matt Kowalski (George Clooney) tente de la rejoindre…

 

 

Annoncé comme le grand gagnant des Oscars, Gravity n’aura pas fait mentir les pronostics en remportant sept statuettes. Immense défi technique, le film est aussi un blockbuster inventif. Car loin de la s.f. où l’on se promène de planète en planète en faisant parfois d’étonnantes rencontres, ici, le cosmos, c’est le vide.

 

Cuarón signe un survival épuré. Dans une apesanteur presque palpable, le réalisme est froid : silence assourdissant, blanc nacré des équipements, nuit éternelle de l’espace. Gravity est une réussite esthétique, une immersion sensorielle et totale, une expérience autant physique que mentale. À ce titre, la scène d’ouverture, fluide plan séquence de plus de quinze minutes, est un véritable ballet en apesanteur. Gravity baigne pourtant dans une ambiance minimaliste, que certains rapprocheront du 2001 : L’Odyssée de l’espace de Kubrick. Pas d’emphase, pas de superflu, le danger de mort ne vient que des seules et immuables lois de la physique.

 

Décrivant la magnifique scène où Kowalski, disparu dans l’espace, apparaît en rêve à Ryan, désespérée, Mathieu Macheret décrit ce que vise le film : « cet instant de grâce où, à l’approche de la mort, enfin libérés du présent, les yeux de l’homme se posent sur l’univers déchaîné  et découvrent, entre deux battements de cils, le secret de sa terrifiante beauté. » (Cahiers du cinéma n°693, octobre 2013)

  

Gravity

États-Unis, Royaume-Uni, 2013, 1h31, couleurs, format 2.35

Réalisation : Alfonso Cuarón

Scénario : Alfonso Cuarón, Jonás Cuarón

Photo : Emmanuel Lubezki

Effets spéciaux : Neil Corbould, Manex Efrem, Samantha Knox-Johnston

Effets visuels : Jonathan Fawkner, Richard McBride, Ben Morris, Tim Webber

Musique : Steven Pric

Montage : Alfonso Cuarón, Mark Sanger

Décors : Andy Nicholson

Costumes : Jany Temime

Production : Alfonso Cuarón, David Heyman, Warner Bros., Esperanto Filmoj, Heyday Films

Interprètes : Sandra Bullock (le docteur Ryan Stone), George Clooney (Matt Kowalski), Ed Harris (la voix de contrôle), Orto Ignatiussen (la voix d’Aningaaq), Phaldut Sharma (la voix de Shariff), Amy Warren (la voix du capitaine de l’Explorer), Basher Savage (la voix du capitaine de la station spatiale russe)

Présentation à la Mostra de Venise : 28 aout 2013

Présentation au Festival de Telluride : 31 aout 2013

Sortie aux États-Unis : 4 octobre 2013

Sortie en France : 23 octobre 2013

 

Remerciements à Warner Bros.

 

Interstellar

de Christopher Nolan , États-Unis, Royaume-Uni , 2014

 

La Terre, dans un futur proche. Ravagée par la surexploitation de ses ressources, la planète ne fournit plus de quoi nourrir ses habitants. Joseph Cooper (Matthew McConaughey), veuf et père de deux enfants, est un ancien pilote devenu agriculteur. Après avoir décrypté un message reçu "d’ailleurs" par sa fille Murph, Cooper découvre une installation secrète de la NASA. Le professeur John Brand (Michael Caine) et son équipe ont découvert une faille près de Saturne. Cooper est choisi pour mener une mission de reconnaissance afin de trouver une nouvelle planète pour accueillir l’humanité.

  

C’était à l’origine Steven Spielberg qui devait réaliser Interstellar, à partir du scénario écrit par Jonathan Nolan, le frère de Christopher. Mais l’affaire ne se fait pas et Nolan reprend ce projet, finalement taillé pour ce grand amoureux des films de science-fiction, de Kubrick à Spielberg, et passionné d’astrophysique. Fort de ses précédents succès au box-office, il bénéficie d’un budget faramineux.

 

Après le succès de Gravity d’Alfonso Cuarón, Interstellar est le projet le plus attendu de 2014. Spécialiste des scénarios compliqués et sinueux, Nolan veut depuis toujours allier succès populaire et reconnaissance de la critique. Une ambition encore plus folle quand il s’agit de signer un film scientifiquement plausible. Dans ce but, le cinéaste s’adjoint les services de l’astrophysicien Kip Thorne.

 

Interstellar marie l’intime et le cosmos. L’intime, c’est l’americana : une famille moyenne, un père déchiré entre sa famille et la survie de l’humanité, une terre exténuée, une poussière omniprésente, sorte de Dust Bowl contemporain, qui apporte un grain et une lumière prodigieuse à la pellicule 35 mm de Nolan. Le cosmos, c’est la conquête, l’exploration, la subjectivité du temps, de l’espace, une précision documentaire et scientifique exemplaire et surtout, des scènes de la galaxie d’une infinie beauté. Côté bande son, Nolan a demandé à Hans Zimmer d’écrire la musique de cette odyssée, sans lui donner aucun scénario ni synopsis. Zimmer compose alors le thème du film à partir d’une courte fable écrite par le cinéaste sur le compositeur et son fils. Le résultat est somptueux.

 

« Non seulement le résultat est visuellement spectaculaire, mais il est également fidèle aux lois de la physique. Avec Interstellar, Nolan procède à une synthèse unique entre la recherche scientifique et le grand divertissement populaire. » (Raphaël Clairefond, Sofilm H.S, 2014)

  

Interstellar

États-Unis, Royaume-Uni, 2014, 2h49, couleurs (FotoKem), format 2.35

Réalisation : Christopher Nolan

Scénario : Jonathan Nolan, Christopher Nolan

Photo : Hoyte Van Hoytema

Effets spéciaux : Scott Fisher, James Paradis

Effets visuels : Paul Franklin, Ian Hunter, Andrew Lockley

Musique : Hans Zimmer

Montage : Lee Smith

Décors : Nathan Crowley

Costumes : Mary Zophres

Production : Christopher Nolan, Lynda Obst, Emma Thomas, Paramount Pictures, Warner Bros., Legendary Entertainment, Syncopy, Lynda Obst Productions

Interprètes : Matthew McConaughey (Joseph Cooper), Anne Hathaway (Amelia Brand), Jessica Chastain (Murph Cooper), Ellen Burstyn (Murph, plus âgée), John Lithgow (Donald), Mackenzie Foy (Murph, enfant), Casey Affleck (Tom Cooper), Timothée Chalamet (Tom, enfant), Michael Caine (le professeur Brand), Wes Bentley (Doyle), Matt Damon (le docteur Mann)

Sortie en France : 5 novembre 2014

Sortie aux États-Unis : 7 novembre 2014

 

Remerciements à Warner Bros.

 

 

 Star Trek

de J.J. Abrams , États-Unis, Allemagne , 2009

 

Aux confins de la galaxie, le vaisseau romulien de Nero (Eric Bana) surgit d’un trou noir, faisant face à l’USS Kelvin. Après la mort du capitaine du Kelvin, son second, Kirk, ordonne l’évacuation du vaisseau, avant de se sacrifier. Pendant l’évacuation, son épouse donne naissance à son fils James. Des années plus tard, James Kirk (Chris Pine), jeune tête brûlée, est repéré par Pike (Bruce Greenwood) afin d’intégrer la formation de la Starfleet Academy. Il y rencontre McCoy (Karl Urban), et bientôt un certain Spock (Zachary Quinto), mi-homme, mi-vulcain.

  

Lorsqu’il décide de s’attaquer à Star Trek, le scénariste, producteur et réalisateur J.J. Abrams est déjà un des rois de l’entertainment américain. Créateur des séries à succès Lost et Alias, il est passé au cinéma en 2006 avec Mission: Impossible III.

 

Pour cette onzième version de la franchise, J.J. Abrams remonte aux origines de l’aventure, à savoir la rencontre entre Kirk et Spock au sein de l’USS Enterprise. Sans attaquer l’ADN même de la série sixties (postmodernisme, culture pop, considérations philosophico-humanistes), cette nouvelle version apporte un coup de jeune aux personnages, depuis trop longtemps coincés dans leurs pyjamas rétro. Star Trek, version 2009, apporte légèreté et une certaine tonalité adolescente à ce space opera, avec le duo Chris Pine et Zachary Quinto, jusque-là cantonné aux rôles mineurs.

 

« En respectant la franchise Star Trek jusque dans les moindres détails, [J.J. Abrams] a su contenter les gardiens du culte, tout en offrant aux autres un grand spectacle qui ne nécessite aucune connaissance préalable des personnages. Surtout, Abrams a tenu à réaliser un vrai bon film, riche en scènes d’action, truffé de rebondissements et avec des personnages qui ont un minimum d’épaisseur. » (Philippe Rouyer, Positif n°580, juin 2009).

 

Star Trek

États-Unis, Allemagne, 2009, 2h07, couleurs, format 2.35

Réalisation : J.J. Abrams

Scénario : Roberto Orci, Alex Kurtzman, d’après la série TV éponyme de Gene Roddenberry

Photo : Dan Mindel

Effets spéciaux : Burt Dalton

Effets visuels : Bron Barry, Stacy Bissell, Thomas Elder-Groebe, Ruheene Masand

Musique : Michael Giacchino ; Beastie Boys

Montage : Maryann Brandon, Mary Jo Markey

Décors : Scott Chambliss

Costumes : Michael Kaplan

Production : J.J. Abrams, Damon Lindelof, David Witz, Paramount Pictures, Spyglass Entertainment, Bad Robot, MavroCine Pictures

Interprètes : Chris Pine (James Tiberius Kirk), Zachary Quinto (Spock), Leonard Nimoy (Spock Prime), Eric Bana (Nero), Bruce Greenwood (Pike), Karl Urban ("Bones" McCoy), Zoë Saldana (Uhura), Simon Pegg (Scotty), John Cho (Sulu), Anton Yelchin (Chekov), Ben Cross (Sarek), Winona Ryder (Amanda Grayson), Chris Hemsworth (George Kirk), Jennifer Morrison (Winona Kirk), Majel Barrett Roddenberry (la voix du Starfleet Computer)

Avant-première à Austin, Texas : 6 avril 2009

Projection au Festival du film fantastique du Bruxelles : 15 avril 2009

Sortie France : 6 mai 2009

Sortie aux États-Unis : 8 mai 2009

 

Remerciements à Paramount Pictures

  

Seul sur Mars

The Martian

de Ridley Scott , États-Unis, Royaume-Uni , 2015

 

Mars. Une tempête force la mission Arès 3 à quitter la planète en urgence. Après un accident, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort, tandis que ses coéquipiers rejoignent le vaisseau Hermès qui les ramènera sur Terre. Mais Mark est bien vivant, et rejoignant le Hab, la base d’Arès 3, il doit trouver le moyen de contacter la Terre et apprendre à survivre.

  

Après Gravity et Interstellar, voici donc Seul sur Mars (en v.o., The Martian, plus évocateur). Jusque-là, le cinéaste Ridley Scott offrait une vision très sombre de la science-fiction, avec des films comme Blade Runner et Alien. Il signe ici un survival solaire, moins "grand spectacle" que ses prédécesseurs, mais non moins lumineux, avec ses décors grandioses filmés dans le désert jordanien.

 

Tandis que sur Terre une quasi impossible mission de sauvetage s’organise (entre ambiance geek et thriller politique), là-haut, Mark Watney s'obstine à affronter un environnement particulièrement hostile. Tel un Robinson Crusoé de l’espace, il ne doit sa survie qu’à ses connaissances en botanique et en agronomie, et cultive ses légumes avec les moyens du bord, dans un étonnant potager cosmique. Formé à faire face à ce genre de situations, c'est un professionnel sans état d’âme, hyper efficace. Figure positive, sans pourtant être un héros flamboyant, le personnage, campé par un Matt Damon impassible, est doté d’un sens aigu de l’autodérision, faisant baigner le film dans un salutaire humour noir. Pour Thomas Sotinel, « il reste un scout qui aborde la catastrophe qui le frappe comme les Castors Juniors un orage inopportun pendant le camp d’été. […] Toute l’énergie de cet homme est consacrée à l’invention de sa (sur)vie et cette tâche herculéenne le fait rire. On peut trouver cette création dérisoire, exaspérante, superficielle. Elle n’est pas non plus dépourvue de grandeur. » (Le Monde, 21 octobre 2015)

  

Seul sur Mars (The Martian)

États-Unis, Royaume-Uni, 2015, 2h24, couleurs, format 2.35

Réalisation : Ridley Scott

Scénario : Drew Goddard, d’après le roman éponyme d’Andy Weir

Photo : Dariusz Wolski

Effets spéciaux : Neil Corbould, Steven Warner

Effets visuels : Richard Stammers, Aleksandar Vishemirski

Musique : Harry Gregson-Williams ; David Bowie, Donna Summer, ABBA, Gloria Gaynor

Montage : Pietro Scalia

Décors : Arthur Max

Costumes : Janty Yates

Production : Mark Huffam, Simon Kinberg, Michael Schaefer, Ridley Scott, Aditya Sood, Twentieth Century Fox, Scott Free Productions, TSG Entertainment, International Traders, Kinberg Genre, Mid Atlantic Films

Interprètes : Matt Damon (Mark Watney), Jessica Chastain (Melissa Lewis), Kristen Wiig (Annie Montrose), Jeff Daniels (Teddy Sanders), Michael Peña (Rick Martinez), Sean Bean (Mitch Henderson), Kate Mara (Beth Johanssen), Sebastian Stan (Chris Beck), Aksel Hennie (Alex Vogel), Chiwetel Ejiofor (Vincent Kapoor), Benedict Wong (Bruce Ng), Mackenzie Davis (Mindy Park), Donald Glover (Rich Purnell)

Présentation au Festival de Toronto : 11 septembre 2015

Sortie au Royaume-Uni : 30 septembre 2015

Sortie aux États-Unis : 2 octobre 2015

Sortie en France : 21 octobre 2015

 

Remerciements à 20th Century Fox

 

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Published by Stéphane Dubois - - Festival LUMIERE LYON, science-fiction, Cinéma, SF, Films, Festival, Lyon

Couverture: Eric MALTERRE

Couverture: Eric MALTERRE

Présences d’esprit N°90

Le zine des mondes de l’imaginaire

Littérature bd cinéma jeu illustration

 

 

Un nouveau numéro de votre fanzine préféré vient de sortir, avec un dossier sur Valérian et Laurine, comme toujours ce dossier est très complet.

 

Vous pourrez y lire deux nouvelles, et tout apprendre de la nouvelle collection d’ACTUS SF « BAD WOLF ».

 

Je vous recommande de vous abonner et d’adhérer  à notre club éponyme.

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Rencontre du troisième type Lumière 2017

Rencontre du troisième type

Lumière 2017

Close Encounters of the Third Kind

(director's cut)

De  Steven Spielberg , États-Unis , 1977

 

Le Festival LUMIÈRE 2017 nous fait un superbe cadeau, avec en avant-première la version restaurée 4K de ce film culte de SF, dirent que la nouvelle vague était « anti-SF » est une absurdité comme le prouve la présence du « pape » de la nouvelle vague François Truffaut en personne son film  Fahrenheit 451 (1966 Drame/Film de science-fiction 1h 52m). L’unique rôle de sa carrière dans un film qu'il n'a pas réalisé que François Truffaut n’a pas réalisé, Spielberg qui lui avait demandé sans y croire d’interpréter un petit rôle fut le premier surpris qu’il accepte. Truffaut parlait mal l’anglais, et fixa partout sur des objets , mais aussi sur des acteurs lui faisant face, ou sur lui tournant le  dos  des post-its pour l’aider dans ses répliques.

Mais revenons au film du jour, l’une des scènes est basée sur u souvenir d’enfance, ou le père de Steven Spielberg réveil la famille en pleine nuit l’emmène en voiture sur un site ou une foula d’apprête à voir une pluie d’étoiles filantes. L’un des thèmes du film est d’ailleurs l’enfance.

Profité des diffusions (voir ci-dessous les dates) de ce film restauré 4K pour le voir, ou  le revoir.

 

Résumé et information sur le  film :

D’étranges phénomènes se produisent aux quatre coins de la planète. Au Mexique, une équipe internationale, dirigée par Claude Lacombe (François Truffaut), enquête sur la découverte d’avions disparus depuis la Seconde Guerre mondiale. Dans l’Indiana, Barry (Cary Guffey), un petit garçon, est irrésistiblement attiré hors de chez lui, et un réparateur de câbles électriques, Roy Neary (Richard Dreyfuss), voit un OVNI stationner au-dessus de sa voiture. Claude Lacombe essaye de trouver un sens à tous ces phénomènes, tandis que Roy et Jillian (Melinda Dillon), la mère de Barry, sont obsédés par l’image d’une montagne…

Superproduction des années 1970, Rencontres du troisième type est le quatrième long métrage de Steven Spielberg, alors âgé de 30 ans. Le tournage est international, les effets spéciaux de Douglas Trumbull feront date, la photo de Vilmos Zsigmond sera récompensée d’un Oscar, la musique de John Williams entêtera la planète… Pour autant, Spielberg signe un film profondément personnel.

Alors que les années 1950, à la seule exception du Jour où la Terre s'arrêta (Robert Wise, 1951), montraient la vie extra-terrestre comme une menace pour la Terre et ses habitants (allégorie du communisme en pleine guerre froide), Spielberg présente une civilisation pacifiste, porteuse d’un message de progrès. Aucun cliché habituel de la science-fiction n’est utilisé : pas de panique, pas de héros extraordinaire.

François Truffaut, qui campe ici le scientifique Claude Lacombe, disait de Spielberg qu’il avait  « un don très spécial pour donner de la plausibilité à l’extraordinaire ». Et c’est là toute la grâce et la poésie du film: le quotidien apparaît comme angoissant, parfois fantastique, alors que les scènes fantastiques semblent, elles, très quotidiennes et banales.

« Avec la guerre froide et l’absence de dialogue entre Russes et Américains, avec le scandale du Watergate et la prochaine destitution de Nixon, il existait un défaut abyssal de communication entre les gens et les peuples. […] Avec Rencontres du troisième type, j’essayais pour la première fois de dire que si une communication est possible avec les extraterrestres, nous devrions a fortiori parvenir à communiquer entre nous. C’est l’un de mes films les plus chargés d’espoir. » (Spielberg, cité par Richard Schickel, Steven Spielberg – Une rétrospective, éd. de La Martinière). Pour François Guérif, « cette soucoupe, jouet scintillant aux dimensions d’une montagne, c’est la plus belle des conclusions à la quête d’un film qui commençait en nous montrant un enfant partir sur la route pour répondre à un appel inconnu. » (Jeune Cinéma n° 110, avril-mai 1978)

 

Ainsi Rencontres du troisième type devient le film manifeste de la SF humaniste au cinéma.

Film présenté en version director's cut à l'occasion de son quarantième anniversaire, en avant-première de sa ressortie le 13 décembre au cinéma Grand Action, Paris.

Rencontres du troisième type - director's cut (Close Encounters of the Third Kind - director's cut)

États-Unis, 1977, 2h17, couleurs (Metrocolor), format 2.35

Réalisation & scénario : Steven Spielberg

Photo : Vilmos Zsigmond

Effets spéciaux : Douglas Trumbull

Musique : John Williams

Montage : Michael Kahn

Décors : Joe Alves, Dan Lomino

Costumes : Jim Linn

Production : Julia Phillips, Michael Phillips, Columbia Pictures, EMI Films

Interprètes : Richard Dreyfuss (Roy Neary), François Truffaut (Claude Lacombe), Teri Garr (Ronnie Neary), Melinda Dillon (Jillian Guiler), Bob Balaban (David Laughlin), Lance Henriksen (Robert), Warren Kemmerling (Wild Bill), Roberts Blossom (le fermier), Philip Dodds (Jean-Claude), Cary Guffey (Barry Guiler), Shawn Bishop (Brad Neary), Adrienne Campbell (Silvia Neary), Justin Dreyfuss (Toby Neary), Merrill Connally (l’attaché militaire), George DiCenzo (le major Benchley)

Sortie aux États-Unis : 14 décembre 1977

Sortie en France : 24 février 1978

Remerciements à Park Circus

Restauration 4K sous la direction de Steven Spielberg par Sony Pictures Entertainment à partir du négatif original. Scan par Cineric laboratory et restauration par Prasad Group (Inde). Restauration sonore par Deluxe Audio à Hollywood.

(Source  Festival LUMIERE2017)

 

Séances

me 18 à 20h45 - Pathé Bellecour En présence de Vincent Maraval

je 19 à 20h - Pathé Bellecour En présence de Laurent Tirard.

ve 20 à 20h30 - Pathé Vaise.

 

 

Autres films de genre ce mercredi 18 octobre 2017

Institut Lumiere

11h15 King Kong de Merian C.Cooper et Ernest B.Schoedsack

Lumière Terraux

La Tête contre les murs de Georges Franju (1h35) (voir article sur ce site) Carte Blanche Guillermo Del Toro.

Lumière Bellecour

19 h Only Lovers Left Alive de Jim Jarmuch (2h03) carte blanche de Tilda Swinton

Rigor Mortis de Juno Mak (1h41) carte banche de Wong Kar-wai

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Published by Stéphane Dubois - - Spielberg, Truffaut, Festival LUMIERE LYON, science-fiction, Cinéma, SF, Films, Lyon

Un « Fantastique » ROI à LYON.

 

Un « Fantastique » ROI à LYON.

 

En effet à Lyon nous allons comme chaque année, avoir des séances pour les enfants malades de l’Hôpital-Femme-Mère-Enfant et au service pédiatrique du Centre   Léon Bernard (Centre anticancéreux). Le   Festival Lumière s'associe à Rêve de cinéma pour apporter le cinéma aux enfants hospitalisés et comme chaque année peu importe.

 

Hôpital Femme-Mère-Enfant/ BRON

Mercredi 18 octobre à 15h

SÉANCE ENFANTS Le Roi lion de Roger Allers et Rob Minkoff (1h28, VF)

En présence d’Anne Le Ny, ambassadrice Lumière 2017

 

Une deuxième projection aura lieu au Centre Léon Bérard

Jeudi 19 octobre à 18h

SÉANCE ENFANTS Le Roi lion de Roger Allers et Rob Minkoff (1h28, VF)

En présence de Julie Gayet

 

Le Roi lion

 

The Lion King

 

de Roger Allers, Rob Minkoff , États-Unis , 1994

 

Mufasa, lion sage et respecté de tous, règne sur les hautes terres d’Afrique. Il présente son héritier, le lionceau Simba, aux animaux de la terre des Lions. Tous lui rendent hommage et célèbrent cette nouvelle ère. Mais dans l’ombre, le félon Scar, le propre frère du roi, intrigue afin de se débarrasser de celui qui vient de lui ravir toute chance d’accéder au pouvoir.

 

 

Chef-d’œuvre de 1994, Le Roi lion est un conte initiatique, l’histoire d’une relation père-fils, d’un prince en exil que la culpabilité ronge, de son apprentissage et finalement, de son combat pour retourner auprès des siens. Récit de transmission, le film trouve dans la vie animale la métaphore du cycle de la vie. Précurseur, Le Roi lion anticipe les thèmes chers aux productions Disney les plus récentes, comme le passage à l’âge adulte et la quête d’identité : savoir qui l’on est pour mieux trouver sa place.

 

Pour la première fois, les studios s’affranchissent des contes traditionnels et développent le scénario au sein même de la firme. Un scénario original certes, mais inspiré de récits comme Hamlet de Shakespeare. À l’époque, on parlera aussi d’un plagiat du manga Le Roi Léo du maître japonais Osamu Tezuka. Si les ressemblances sont parfois confondantes, les deux œuvres diffèrent pourtant par leurs enjeux.

 

Dès l’ouverture, le décor est posé : l’Afrique, majestueuse et solennelle. Pour atteindre le réalisme souhaité, une partie de l’équipe se rendra au Kenya, afin d’observer et de capter les détails des paysages et d’insuffler la vie aux dessins. Pour ce premier Disney entièrement animal, les comportements et la démarche des animaux seront reproduits à l’image avec un grand soin, grâce à de nombreuses observations, au zoo comme dans les studios où un lionceau et un lion adulte poseront quelques heures pour les animateurs.

 

Entre lyrisme et morceaux de bravoure, teinté d’une violence jusque-là absente de la production Disney, Le Roi lion déroule des décors somptueux dès l’ouverture. Le film bénéficie du meilleur de la technologie, permettant la réalisation d’une scène déchirante, dans laquelle des milliers de gnous dévalent une falaise.

 

Mais Le Roi lion doit aussi son succès à une superbe bande originale, confiée aux mains expertes de Hans Zimmer, en collaboration avec Elton John. Ces chansons seront entonnées par toute une génération, comme Hakuna Matata, hymne solaire inspiré d’une devise swahilie, invitation à l’insouciance et à la joie de vivre.

 

Le Roi lion survolera des mois durant tous les box-office de la planète, décrochera les records de recettes, ainsi que deux Oscars : meilleure musique pour Hans Zimmer, et meilleure chanson pour Can You Feel the Love Tonight. Ces compositions mèneront le film jusque sur les planches de Broadway, où la comédie musicale éponyme fait désormais figure de classique.

 

Depuis 2016, le film figure au National Film Registry de la Library of Congress, parmi les œuvres qui ont marqué leur époque. Une consécration patrimoniale.

 

Le Roi lion (The Lion King)

États-Unis, 1994, 1h28, couleurs (Technicolor), format 1.66

Réalisation : Roger Allers, Rob Minkoff

Scénario : Irene Mecchi, Jonathan Roberts, Linda Woolverton

Direction artistique : Andy Gaskill

Animation : Mark Henn, Ruben Aquino, Tony Fucile, Andreas Deja, Anthony Derosa, Aaron Blaise, Tony Bancroft, Michael Surrey, James Baxter, Ellen Woodbury, Russ Edmons, David Burgess, Alex Kupershmidt

Musique : Hans Zimmer

Chansons : Tim Rice, Elton John

Montage : Tom Finan, John Carnochan

Décors : Chris Sanders

Production : Don Hahn, Walt Disney Pictures

Sortie aux États-Unis : 24 juin 1994

Sortie en France : 9 novembre 1994

 

Remerciements à The Walt Disney Company France

Restaurations The Walt Disney Company.

 

Les enfants pourront également voir un film d’animation fantastique « La Belle et la Bête » de Gary Trousdale, durée : 1h24

 

Samedi  21  Octobre au Pathé Bellecour Rue de la République. Séance à  14h15.

Dimanche 22 octobre au Cinéma Mourguet, Sante Foy les Lyon. Séance 14h30

 

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La Tête contre les murs

La Tête contre les murs

De Georges Franju

Carte blanche à Guillermo Del Toro

LUMIERE 2017

 

Guillermo Del Toro dans ses « cartes blanches » a choisi un film sur l’enferme psychiatrique, on veut faire passer un homme en révolté contre son père pour un malade mental,  le père’ arrange  bien avec la réalité, plutôt que de voir son passée remonter à la surface, il fait interné abusivement son fils.

 

À noter que cette projection a été rendu possible grâce à Jean-Pierre Mocky, qui à prêter sa copie personnelle de ce film, dans lesquels il joue l’un des rôles principaux, voir le rôle principal.

  

Le synopsis « officiel » est à mon sens assez erroné, certes le principal personnage à fait de la prison, mais je ne vois pas à quels moments, il aurait déjà été interné avant le début de l’histoire.

 

Georges Franju, avant de faire des films de fictions, avait été réalisateur de documentaires, cela se ressent dans ce film, on y voit la précision, la rigueur du documentaliste.

 

Cette rigueur lui a été souvent reprochée, particulièrement pour  « La Tête contre les murs », mais aussi dans une moindre mesure pour « Les Yeux sans visage » réalisé en 1960 et dans lesquels Édith Scob, qui dans la « Tête contre les murs » à un rôle secondaire, tiendra le principal rôle féminin.

  

Le médecin n’est pas dupe, mais entre petit notable de province, on s’entraide, quitte à le faire au détriment de la liberté et de la santé mentale de la personne concernée que l’on « bourre «  de médicament pour en fait le rendre définitivement soumis.

 

Je ne suis pas sûr que de nos jours il n’y est pas encore plus d’internements abusifs,  de nombreux scandales émaillent l’actualité ces dernières années à ce sujet.

 

Synopsis

 

François Gérane alterne internements et incarcérations, entrecoupés de quelques escapades furtives. Asile, puis prison, puis asile, asile et asile encore - ou, Hôpital psychiatrique, comme on veut bien aimablement le nommer désormais dans les années 1930. Des enfermements en acte donc, mais aussi psychologiques. Le héros a beau fuir à travers champs, il demeure captif de lui-même : « Les murs sont avant tout tes murs. Ils peuvent reculer devant tes pas, mais ta liberté même reste une enceinte si tu ne sors pas de toi-même », lui souffle la bouche rouillée des serrures de sa chambre de détention. La Tête contre les murs n'est autre que la banale histoire d'un infirme de la liberté.

 

Fiche technique

Titre : La Tête contre les murs

Réalisation : Georges Franju

Scénario : d'après le roman d'Hervé Bazin

Adaptation : Georges Franju, Jean-Pierre Mocky

Dialogues : Jean-Charles Pichon

Assistant réalisateur : Jacques Rouffio

Images : Eugen Schüfftan, assisté de Claude Zidi

Opérateur : Georges Miklachewsky

Musique : Maurice Jarre

Décors : Louis Le Barbenchon

Montage : Suzanne Sandberg

Son : René Sarazin

Maquillage : Louis Dor, assisté de Marcelle Testard

Photographe de plateau : Henri Caruel

Script-girl : Marcelle Hochet

Régisseur : Roger Descoffre

Production : Sirius, Atica, Elpénor-Films

Chef de production : Lucien Masson, Jérôme Goulven

Directeur de production : Jean Velter

Distribution : Sirius

Tournage du 16 mai au 5 juillet 1958

Durée : 92 min

Pellicule 35 mm, noir et blanc

Date de sortie : France : 20 mars 1959

Film français

 

Distribution

 

 

Pierre Brasseur : Dr Varmont

Paul Meurisse : Dr Emery

Jean-Pierre Mocky : François Gérane

Anouk Aimée : Stéphanie

Charles Aznavour : Heurtevent

Jean Galland : Maître Gérane

Jean Ozenne : Comte Elzéar de Chambrelle

Thomy Bourdelle : Colonel Donnadieu

Rudy Lenoir : le planqué

Roger Legris : Decauville, le chauffeur

Henri San Juan : patron du billard

Édith Scob : la folle qui chante

Max Montavon : l'interne au réfectoire

Luis Masson : l'interne

Balpo

Paul Demange

René Alié

Luc Andrieux : un infirmier

Doudou Babet : Le noir

Claude Badolle

Claude Castaing

Jean Henry

Pierre Koplitchev

Jean Labarrère

Jacques Mancier : l'homme au fusil

Claude Mansard

Raoul Marco

Diego Masson

Pierre Mirat : un gardien

Véronique Nordey

Henri Poirier : le curé

Alexandre Randall

Jean Rougerie

Jacques Seiler : un infirmier

André Thorent

Lucien Camiret

Sophie Poncin

Sophie Saint-Just

Monique Ardoin

Georges Pally

Alice Guerpillon : la nageuse

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Nuit DEL TORO

Nuit DEL TORO

Nuit Del Toro par Guillermo

 

Guillermo Del Toro , à présenter « sa » Nuit, au 9e Festival Lumière

.

Et comme nous vous gâtons (trop), vous trouverez le fichier audio de l’intervention de Guillermo Del Toro, avec un traducteur de luxe : Thierry Frémaux en personne. Le fichier est en fin d’article en bas de page du site.

 

D’entrée nous avons assisté à la projection d’un de ses plus grands succès, et l’un de ses films les plus engagés : « Le Labythrinte de Pan », l’action ce situe en 1944 dans l’Espagne franquiste, une jeune fille est ou pas l’incarnation d’une princesse, l’intersection entre les deux univers, l’un très concret, quasi documentaire, Guillermlo Del Toro est n’oublions pas à l’origine un réalisateur de documentaire et un univers fantastique.

 

Les trois autres films de cette « Nuit Del Toro » furent :

Hellboy

Cronos

Pacifim Rim

 

Concernant « Pacific Rim » des effets spéciaux et de beaux combats, mais surement pas le meilleur de ses films, même s’il est sympathique.

 

*GUILLLERMO DEL TORO

Biographie

 

Etudiant en effets spéciaux avec Dick Smith (expert en maquillage à l'oeuvre notamment sur L'Exorciste), Guillermo del Toro se consacre pendant dix ans, via sa société Necropia, à la réalisation d'effets pour des productions mexicaines ainsi que sur la série locale La Hora marquada, dont il signe par ailleurs trois épisodes.

 

 

Auteur d'articles pour des publications telles que Sight and sound ou Village voice et d'un livre sur Alfred Hitchcock, Guillermo del Toro réalise son premier film en 1993. Remarqué au Festival de Cannes, Cronos, détournement malin du mythe du vampire, remporte neuf Arieles - l'équivalent mexicain des César - ainsi que de nombreux prix internationaux, et vaut à son auteur une flatteuse réputation.

 

 

Le metteur en scène confirme quatre ans plus tard en traversant la frontière californienne pour réaliser Mimic avec Mira Sorvino. Comme pour Cronos, Guillermo del Toro en signe également le scénario. Gourmand de symboles chrétiens dans son cadre, le cinéaste mexicain impose son univers singulier avec L'Echine du diable tourné en 2001 en Espagne et produit par Pedro Almodovar, puis avec l'explosif Blade 2, toujours emmené par le chasseur de vampires Wesley Snipes.

 

 

Propulsé sur le devant de la scène par ces deux longs métrages, le cinéaste se voit alors proposer de nombreux projets, dont Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban et bien évidemment Blade : Trinity. Il préfèrera toutefois adapter à l'écran un comic book qui lui tient à coeur, Hellboy d'après l'oeuvre de Mike Mignola, pour lequel il parvient à imposer l'un de ses acteurs-fétiches Ron Perlman dans le rôle-titre.

 

 

En 2006, le réalisateur connaît une nouvelle consécration avec le conte fantastique Le Labyrinthe de Pan, présenté en Sélection Officielle en compétition au Festival de Cannes. Cinq ans après avoir donné une suite aux aventures du démon oeuvrant pour le Bien dans Hellboy II, Guillermo del Toro met en scène une gigantesque bataille opposant monstres et robots géants dans le très attendu blockbuster Pacific Rim.

 

 

Parallèlement, le metteur en scène à l'univers atypique participe à l'écriture des scénarios des trois longs-métrages de Peter Jackson : Le Hobbit : Un voyage inattendu, Le Hobbit : La Désolation de Smaug et Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées.

 

 

Guillermo del Toro est ensuite choisi pour faire partie du Jury du Festival de Cannes en 2015 aux côtés de Rossy De Palma et Xavier Dolan ; il est entouré par les présidents Joel et Ethan Coen. La même année, le réalisateur fait son retour au cinéma dans la catégorie épouvante-horreur avec Crimson Peak. Pour ce nouveau film à l'univers aussi angoissant qu'envoûtant, il se dote d'un casting des plus prestigieux composé de Mia Wasikowska, Jessica Chastain, Charlie Hunnman et Tom Hiddleston.

 

  

FILMOGRAPHIE

Réalisateur

 

Cinéma

1985 : Doña Lupe (court métrage)

1987 : Geometria (court métrage)

1993 : Cronos

1997 : Mimic

2001 : L'Échine du Diable (El Espinazo del Diablo)

2002 : Blade 2

2004 : Hellboy

2006 : Le Labyrinthe de Pan (El Laberinto del Fauno)

2008 : Hellboy 2 : Les Légions d'or maudites (Hellboy II: The Golden Army)

2013 : Pacific Rim

2015 : Crimson Peak

2017 : La Forme de l'eau (The Shape of Water)

 

Télévision

1988-1989 : Hora Marcada, épisodes Invasión, Con Todo para Llevar, Caminos de Ayer et Hamburguesas

2013 : Les Simpson, Couch Gag de l'épisode Simpson Horror Show XXIV

2014 : The Strain (saison 1, épisodes 1, 10 et 11)

2016 : Chasseurs de Trolls (Trollhunters) (saison 1, épisode 1)

 

Scénariste

Guillermo del Toro est scénariste de tous ses films à l'exception de Blade 2.

2008 : Hellboy: The Science of Evil (jeu vidéo)

2011 : Don't Be Afraid of the Dark de Troy Nixey

2012 : Le Hobbit : Un voyage inattendu (The Hobbit: An Unexpected Journey) de Peter Jackson

2013 : Le Hobbit : La Désolation de Smaug (The Hobbit: The Desolation of Smaug) de Peter Jackson

2014 : Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées (The Hobbit: The Battle of the Five Armies) de Peter Jackson

2016 : Chasseurs de Trolls (Trollhunters) (saison 1, épisodes 1 et 2)

2018 : Pacific Rim: Uprising de Steven S. DeKnight

 

Producteur

Cinéma

1985 : Doña Lupe de Guillermo del Toro

1985 : Doña Herlinda y su Hijo de Jaime Humberto Hermosillo

1998 : Un envoûtement (Un embrujo) de Carlos Carrera

2001 : L'Échine du Diable (El Espinazo del Diablo)

2002 : Asesino en serio d’Antonio Urrutia

2003 : Jeux d'enfants de Yann Samuell

2004 : Investigations (Crónicas) de Sebastián Cordero

2006 : Caleuche: El llamado del mar de Jorge Olguín

2006 : Le Labyrinthe de Pan (El Laberinto del Fauno)

2007 : L'Orphelinat (El Orfanato) de Juan Antonio Bayona

2007 : Hellboy Animated 3: Iron Shoes de Tad Stones

2008 : Cosas Insignificantes d’Andrea Martínez

2008 : While She Was Out de Susan Montford

2008 : Rudo y Cursi de Carlos Cuarón

2009 : Splice de Vincenzo Natali (producteur délégué)

2009 : Rabia de Sebastián Cordero

2010 : Biutiful d'Alejandro González Iñárritu (producteur délégué)

2010 : Les Yeux de Julia de Guillem Morales

2011 : Kung Fu Panda 2 de Jennifer Yuh Nelson (consultant créatif)

2011 : Le Chat potté (Puss in Boots) de Chris Miller (producteur délégué)

2011 : Don't Be Afraid of the Dark de Troy Nixey

2012 : Les Cinq Légendes (Rise of the Guardians) de Peter Ramsey (producteur délégué)

2013 : Mama d'Andres Muschietti (producteur associé)

2013 : Pacific Rim

2014 : La Légende de Manolo (The Book of Life) de Jorge R. Gutierrez

2015 : La delgada línea amarilla de Celso R. García

2015 : Crimson Peak

2016 : Kung Fu Panda 3 de Jennifer Yuh Nelson (producteur délégué)

2016 : Le Cercle : Rings de F. Javier Gutiérrez (producteur délégué)

2017 : La Forme de l'eau (The Shape of Water)

2018 : Pacific Rim: Uprising de Steven S. DeKnight

 

Télévision

1986 : Hora Marcada

2006 : Hellboy : Le Sabre des tempêtes (Hellboy: Sword of Storms) de Tad Stones et Phil Weinstein

2007 : Hellboy : De sang et de fer (Hellboy Animated: Blood and Iron) de Tad Stones et Victor Cook

2016 : Chasseurs de Trolls (Trollhunters)

 

Œuvres littéraires

Romans

The Strain, coécrit avec Chuck Hogan, New York, William Morrow and Company, 2009

Publié en français sous le titre La Lignée, trad. de Hélène Collon, Presses de la Cité, 2009 (ISBN 978-2-258-08074-4).

 

The Fall, coécrit avec Chuck Hogan, New York, Harper, 2010

Publié en français sous le titre La Chute, trad. de Éric Moreau et Jean-Baptiste Bernet, Presses de la Cité, 2010 (ISBN 2-25808-075-4).

 

The Night Eternal, coécrit avec Chuck Hogan, New York, William Morrow and Company, 2011

Publié en français sous le titre La Nuit éternelle, trad. de Éric Moreau et Jean-Baptiste Bernet, Presses de la Cité, 2010 (ISBN 978-2-258-08076-8).

 

Trollhunters, coécrit avec Daniel Kraus, New York, Hyperion, 2015

Publié en français sous le même titre, trad. de Patrice Lalande, Bayard, 2016 (ISBN 978-2-7470-5852-0).

 

Scénario

Le Labyrinthe de Pan : un film de Guillermo del Toro. L'Avant-scène cinéma n° 597, décembre 2012, 150 p. (ISBN 978-2-84725-092-3)

 

Documents

Cabinet de curiosités : mes carnets, collections et autres obsessions, avec la contribution de Marc Scott Zicree, préface James Cameron, postface Tom Cruise, traduction Isabelle Pernot, Sébastien Baert et Maxime Berrée. Paris : Huginn & Muninn, nov. 2013, 263 p. (ISBN 978-2-36480-128-8)

 

Dans l'antre avec les monstres : mes muses, reliques et autres fétiches / Guillermo del Toro. Paris : Huginn & Muninn, 2016, 152 p. (ISBN 978-2-36480-485-2)

 

Adaptations

Novélisations]

Le Hobbit : la bataille des cinq armées : le livre du film / texte de Natasha Hughes ; adapté du scénario par Fran Walsh, Philippa Boyens, Guillermo del Toro et Peter Jackson ; traduit de l'anglais par Camille Fort. Paris : La Martinière, nov. 2014, 48 p. (ISBN 978-2-7324-5669-0)

 

Pacific Rim : la novélisation officielle du film / novélisation par Alex Irvine du film de Guillermo del Toro d'après Travis Beacham ; scénario Travis Beacham et Guillermo del Toro ; trad. Jocelyne Bourbonnière. Paris : Milady, coll. « Gaming », 2015, 372 p. (ISBN 978-2-8112-1496-8)

 

Bandes dessinées

The Strain : La Lignée (Volume 1) / scénario David Lapham ; dessin Mike Huddleston ; couleur Dan Jackson ; histoire originale Guillermo del Toro et Chuck Hogan ; traduction Ben KG. Saint-Laurent-du-Var : Panini comics, avril 2013. (ISBN 978-2-8094-3050-9)

 

The Strain : La Lignée (Volume 2) / scénario David Lapham ; dessin Mike Huddleston ; couleur Dan Jackson ; histoire originale Guillermo del Toro et Chuck Hogan ; traduction Makma, Ben KG. Saint-Laurent-du-Var : Panini comics, mars 2014. (ISBN 978-2-8094-3830-7)

 

Distinctions

Récompenses

BAFA 2007 : Meilleur film en langue étrangère pour Le Labyrinthe de Pan

Prix Hugo 2007 : Meilleur long métrage dramatique pour Le Labyrinthe de Pan

Prix Nebula 2007 : Meilleur scénario pour Le Labyrinthe de Pan

Saturn Awards 2008 : George Pal Memorial Award

Mostra de Venise 2017 : Lion d'or pour La Forme de l'eau

Présentation de la soirée par Thierry Frémaux et Guillermo Del Toro

Village du Festival

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Marché International du Film Classique

Marché International du Film Classique

 

 

En parallèle du Festival Lumière 2017 se déroulera le 5e Marché international du Film Classique.

 

Ce marché réservé aux professionnels à un très riche programme.

 

Vous trouverez en fichier téléchargeable en bas de page le « Guide du MIFC 2017 »

 

Concernant le Festival Lumière, que nous couvrons comme chaque année, vous trouverez sur notre site régulièrement des articles, entretiens…

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1940 Et si la France avait continué la guerre

1940

Et si la France avait continué la guerre

TOME 3/3 : LA RIPOSTE

PAR

JEAN PIERRE PÉCAU

ET

JOVAN UKROPINA

 

Ce troisième et dernier tome de cette Fantasque Time Line (FTL), ou si vous préféré de cette uchronie, basé sur des textes d’historiens, des échanges  d’opinions sur un site spécialisé et trois livres publier cher Tallandier, éditeur bien connu spécialisé dans le domaine de l’histoire.

 

Vous trouverez  ci-dessous l’introduction du site et les explications scientifiques sur cette initiative. Ainsi que le lien avec le site en question.

 

Revenons proprement dit aux albums, la reconstitution des lieux, costumes, armements est très fidèle, voire carrément historique, ce qui vu le contexte de  ces albums était absolument indispensable, les auteurs ne sont pas des inconnus de nos internautes, un coup d’œil sur leurs biographies (voir plus bas),   rappelleront les séries auxquels ils ont déjà participé, seul ou ensemble. À noter les couleurs de Tanja Cinna, également bien connu des internautes qui fréquentent notre site.

 

Mais pour une bonne compréhension de cet album, je pense qu’il est indispensable de vous procurer auprès de votre libraire les deux premiers tomes  et  les lires dans l’ordre de publication qui est aussi l’ordre chronologique des faits.

 

Album cartonné

48 pages

233 x 323

EAN : 978-2-302-06366-2

Prix : 14,50 €

 

Résumé de l’album :

Le récit d’une Seconde Guerre mondiale qui n’a pas été, mais qui aurait pu être. Le dernier volet de la trilogie adaptant le livre éponyme de Sapir et Stora.

 

Derniers mois de l’année 1940, la contre-offensive des Alliés commence enfin.

 

La France prépare le débarquement en Sardaigne. Les trois héros participent aux événements : Jules retrouvant son escadrille, Yvon lors du raid contre Tarente et Marianne organisant la première escadrille de chasse féminine. Décembre 1940, la guerre a séparé les trois amis, seul deux d’entre eux se retrouveront...

 

 

Biographie/bibliographie des auteurs

 

JEAN-PIERRE PÉCAU

EST NÉ À PARIS ET VIT À SAINT-OUEN

Des études d’Histoire le mènent à deux années de professorat. En 1980, il décide de se reconvertir et travaille alors pour une société d’importation de jeux de rôle, Donjons et Dragons. Il fait ses premiers pas dans la bande dessinée avec Zentak. Suivent Little Blade, Nash et son best-seller : L’Histoire secrète.

 

En 2010, il lance avec Fred Blanchard et Fred Duval la série uchronique Jour J. En 2003, il amorce une nouvelle série : Paris Maléfices. Suivront en 2014 Les 30 Deniers, Lignes de Front et Wonderball. (12bis,2011)

 

JOVAN UKROPINA

EST NÉ EN 1980, À BELGRADE (SERBIE), OÙ IL VIT.

Il est un auteur de bande dessinée, diplômé en Beaux-Arts en 2007. Il a été maintes fois récompensé dans son pays. Il est le dessinateur, en France, de Là où vivent les morts, sur un scénario de Jean-Pierre Pécau.

1940 Et si la France avait continué la guerre
1940 Et si la France avait continué la guerre

Introduction du site :

 

Cette page héberge la version française de la Fantasque Time Line (FTL). Comme vous l'aurez compris, il s'agit ici d'une fiction, plus précisément d'une uchronie (histoire alternative). Le terme anglais est FFO (France Fights On – La France continue la guerre).

 

Par opposition, notre réalité historique est appelée OTL (Original Time Line). Tout a commencé le 30 novembre 2004 sur internet, sur le Warship Discussion Forum, où deux intervenants se sont interrogés sur la possibilité pour la France de rester dans la guerre en juin 1940. Jacques Sapir (sous le pseudo de Fantasque) et quelques-uns de ses collègues ont eu l'idée de tester sérieusement ce scénario auprès de leurs étudiants militaires et un groupe de travail s'est constitué avec des chercheurs et des enseignants en stratégie, français mais aussi américains, britanniques, italiens, russes… Leurs étudiants se sont intégrés au groupe et ont « joué » les scénarios tactiques développés à partir des contraintes stratégiques, politiques et logistiques.

 

Le point de divergence (point of divergence ou POD en anglais), situé au tout début au moment de l'éphémère idée de fusion des nations française et britannique (idée portée historiquement, entre autres, par Jean Monnet), a été modifié, pour rendre le scénario plus crédible. En effet, un certain consensus se dégage aujourd'hui pour estimer qu'à ce moment, la situation politique avait déjà évolué de façon irrémédiable.

 

Certes, la bataille de France était militairement perdue à partir de l'encerclement du GA1 à la fin mai. Mais les choses n'étaient pas décidées du point de vue politique jusqu'à la prise de pouvoir par Pétain le 16 juin. Sur ce plan, tout restait donc possible entre le 1er et le 15 juin et c'est à ce moment qu'il fallait envisager la décision de poursuivre le combat à partir des colonies.

 

Début juin, les forces françaises n'étaient pas réduites à néant, même si la Métropole était perdue à court terme – encore ce court terme se mesurait-il en semaines et non en jours. L'Armée de Terre conservait des forces importantes (voir l'ouvrage récent de Gilles Ragache), la Marine Nationale restait la quatrième du monde (après les Anglais, les Américains et les Japonais), l'Armée de l'Air conservait des effectifs nombreux et avait déjà commencé à faire passer ses avions les plus modernes en Afrique.

Par ailleurs, les armées allemandes se heurtaient à des difficultés logistiques qui ne pouvaient aller qu'en s'aggravant.

 

Bien entendu, nombreux sont ceux qui préféreraient (et nous avec !) une hypothèse étudiée par Jacques Belle dans son tome 1 ("Il fallait rester en Belgique le 15 mai 1940"), à savoir la rupture du corridor des panzers par les Alliés et le rétablissement de la liaison avec le GA1. Mais les conséquences sont telles qu'on s'éloigne radicalement de la 2e GM telle qu'on la connaît. Or, pour une simulation de cette ampleur, il faut un référentiel auquel se raccrocher. Un "match nul" en Belgique et dans le nord de la France et une stabilisation du front proche de celle observée en 1914 aurait eu des conséquences qu'il est très difficile d'estimer (quid de l'attitude de Mussolini, de Staline, de Franco ? Hitler est-il renversé par ses généraux ? L'économie allemande s'enraye-telle ?).

 

Par ailleurs, si nos armées avaient réussi à se "rattraper" en mai, ce qui n’était pas inimaginable avec une autre stratégie que celle du plan Dyle-Breda, on se retrouvait dans une situation politico-militaire relativement classique. L'Armée n'ayant pas failli, le pouvoir politique ne faillirait pas plus, « comme en Quatorze ». Or, ce que nous avons souhaité étudier, c'était les conséquences d'une décision purement politique, qui ne dépendait pas d'un "miracle" militaire mais d'un choix moral. Il était probablement plus faisable de prendre les "bonnes" décisions en juin que de réussir à arrêter militairement les Allemands en mai.

 

 

Nous avons donc fixé un premier point de divergence mineur au 6 juin, avec la mort de la maîtresse de Reynaud (Président du Conseil) et la mise hors-jeu de Villelume (directeur  de cabinet du PdC), qui avaient une grande influence sur Reynaud lui-même, ce qui a beaucoup joué dans sa résignation devant l'échec militaire, puis dans sa démission.

 

Le point de divergence majeur est ensuite, le 10 juin, le remplacement de Weygand (principal soutien de Pétain), à l'instigation de De Gaulle, et la décision du repli en Afrique du Nord (ou Grand Déménagement). De Gaulle avait historiquement souhaité le départ de Weygand (qui a passé une bonne partie de son temps à faire le siège du gouvernement pour obtenir un armistice politique) et le repli en Afrique du Nord était envisagé par beaucoup, Reynaud compris. Le clou est enfoncé le 12/13 juin avec l'arrestation de Pétain qui n'est finalement qu'un point final (mais nécessaire) au bouleversement politique.

 

On voit donc qu'il y a un enchaînement de circonstances, ce qui semble raisonnable au regard du cataclysme (du point de vue des Etats-Unis notamment) que fut la sortie de la France du conflit.

 

Jacques Sapir, coordinateur du groupe, explique la méthode de fonctionnement :

 

« Les principales simulations se sont faites à partir d'un réseau d'ordinateurs, utilisant des logiciels de simulation opérationnelle recalibrés autour des performances des matériels de la période 1940/41 et en tenant compte des rythmes d'attrition de l'époque. Certaines batailles ont été jouées en semi-aveugle avec présentation tactique sur écrans séparés des données telles qu'elles seraient vues par chaque commandant.Il y a donc, en résumé : - une équipe de réflexion et de production scénarios (et de vérification de leur crédibilité matérielle et politique), - une (double) équipe de jeu (dont la première équipe est l'arbitre) qui présente deux fois par semaine au debriefing ses résultats et les leçons tirées (il y a quand même un objectif pédagogique dans tout cela…), - une équipe documentaire qui nous alimente en sources d'archives. Certains d'entre nous appartiennent aux trois équipes et assurent une bonne connexion. Par ailleurs, certains intervenants (dont beaucoup sont des militaires en activité ou en retraite) nous écrivent pour nous faire des suggestions, des commentaires et des critiques qui ont été à plusieurs reprises présentés au groupe de travail et discutés dans les debriefings . »

 

Depuis son lancement, la FTL a fait du chemin. Elle dispose de son propre site, dont Loïc Mahé (Loïc) est le webmestre, et d'un “rédac-chef”, Frank Stora (Casus Frankie), qui, après avoir assuré la traduction en français de chapitres rédigés en anglais et leur « mise en couleurs » littéraire (ajout de personnages fictifs, descriptions de type journalistique, narration au style direct, etc.), s'efforce de coordonner le travail d'une douzaine de rédacteurs ayant chacun un ou plusieurs domaines d'élection. En effet, de nombreux contributeurs font travailler leur imagination sous forme de récits, de cartes, d'illustrations… !

 

Après la sortie du tome 1 chez Tallandier en mai 2010, couvrant l’année 1940, un second livre a suivi en avril 2012, couvrant 1941 et la moitié de 1942. Tous deux ont été réédités en édition de poche (Texto). Mais il faut souligner que ces deux ouvrages ne contiennent qu’une petite partie (20 à 25 %) des récits archivés sur notre site.

 

Les premiers chapitres du tome 1940 ont été adaptés en bande dessinée par Jean-Pierre Pécau (Editions du Soleil), deux albums sont parus et un troisième est en préparation.

 

Deux volumes, La Geste des Joyeux et La Petite Guerre, rassemblant des épisodes formant une sorte d'histoire dans l'histoire et rédigés par deux de nos contributeurs les plus talentueux, ont été publiés en auto-édition (Lulu).

 

Nous espérons bien publier un jour un troisième tome évoquant la fin de la guerre et les conséquences sur l'après-guerre. Que cela s'avère possible ou pas, le travail continue sur notre site, avec l'espoir, un jour, de couvrir l'intégralité du conflit.

1940 Et si la France avait continué la guerre
1940 Et si la France avait continué la guerre
1940 Et si la France avait continué la guerre
1940 Et si la France avait continué la guerre

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